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    «Les entreprises incapables de produire des indicateurs»

    Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
    Pour se comparer, elles ont d’abord besoin de données sur leur performance
    Des sessions collectives pourraient démarrer à partir d’avril
    Marketing, RH, Achat,… d’autres fonctions en ligne de mire

    «Une communauté de DSI, de leurs contrôleurs de gestion ou directeurs financiers pourrait se créer. En France, les DSI se rencontrent souvent, y compris entre concurrents du même secteur. Cela permet de partager des retours d’expérience. Au Maroc, ce n’est pas le cas»

    - L’Economiste: Comment comptez-vous procéder concrètement à la mise en place du groupe de Benchmarking pour DSI?
    - Karim Faïdi:
    Plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt et nous continuons à lancer des contacts. Nous nous chargerons de leurs comptes 2015 à partir de janvier ou février, et les ventilerons selon le référentiel Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises), grâce à un logiciel que nous éditons. Cela nous permettra de sortir les indicateurs clés de performance (KPI), de procéder à des présentations individuelles, afin de positionner chaque entreprise par rapport à son benchmark, et de préparer un premier tableau de bord. Les sessions collectives pourront démarrer à partir d’avril. L’objectif sera de partager, en totale confidentialité, les chiffres, ainsi que les bonnes pratiques des DSI. L’idée est d’identifier un certain nombre de sujets prégnants pour les entreprises, comme le cloud par exemple, qui peut comporter des coûts cachés. Une récente étude européenne a révélé que 70% des DSI le jugent plus cher que certaines solutions.
    Une communauté de DSI, de leurs contrôleurs de gestion ou directeurs financiers pourrait ainsi se créer. En France, les DSI se rencontrent souvent, y compris entre concurrents du même secteur. Cela permet de partager des retours d’expérience. Au Maroc, ce n’est pas le cas.
    - Pourquoi démarrer avec 10 entreprises?
    - Si nous pouvons en avoir plus, nous sommes preneurs. En France, nous comptons vingt entreprises, parce que nous exigeons qu’elles mettent en place le référentiel Cigref. Au Maroc, aucune ne l’a encore fait. Nous leur proposons donc de les aider à le déployer. Pratiquement toutes les DSI sont intéressées par le benchmark des coûts, mais la majorité se dit incapable de produire les indicateurs nécessaires pour y procéder. Nous leur proposons donc de récupérer uniquement leur compte d’exploitation, de triturer les chiffres dans notre logiciel et de sortir les KPI au bout de 2 ou 3 sessions de travail. Notre objectif est que les entreprises s’engagent sur 3 ans. Nous les accompagnerons la première année pour construire leur modèle de costing et concevoir un tableau de bord. Elles pourront ensuite procéder à cette démarche elles-mêmes.
    - Comptez-vous dupliquer la même approche pour d’autres fonctions?
    - En France, nous sommes en train d’élaborer un référentiel des coûts des fonctions support, telles que la comptabilité, les achats, le contrôle de gestion… en partenariat avec l’Association des directeurs financiers et contrôleurs de Gestion (DFCG), dont nous sommes partenaires. Le résultat sera présenté début décembre, à l’occasion de la conférence de la DFCG. Malheureusement, au Maroc il n’existe pas de réseau des directeurs financiers. Nous travaillons sur le même projet avec le Club des DRH de France, l’Union des annonceurs, pour obtenir un modèle de coût marketing et l’Afrc, l’Association française de la relation client, pour l’offshoring.
    Au Maroc, nous avons essayé d’entreprendre la même chose avec l’Amca, Association marocaine des communautés achat, mais ça n’a pas abouti. Des discussions sont en cours avec l'Association marocaine du marketing et de la communication (AMMC), et bientôt avec le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM).
    Propos recueillis par Ahlam NAZIH
     

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