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    Un groupe de benchmarking pour les SI

    Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
    Un projet du Cost House pour comparer les coûts informatiques
    Une dizaine de sociétés pour commencer, et un référentiel importé
    DSI, une fonction très peu mature

    Un référentiel unique de calcul des coûts des systèmes d’information (SI)

    Moins du quart des DSI disposent d’une fonction Contrôle de gestion IT. Celles qui en disposent affirment toutes que cette fonction n’est pas suffisamment dotée de compétences, d’outils et de méthodes

    (Source Ausim)

    et un groupe de benchmarking permettant de se comparer à la moyenne du marché. C’est le projet du spécialiste de la performance économique Cost House. Le groupe français, présent dans plusieurs pays, est installé au Maroc, sa porte d’entrée vers l’Afrique et la région Mena, depuis près d’un an. Il entend dupliquer le même modèle entrepris en France depuis 2009, avec une vingtaine d’entreprises (Total, Sanofi, Areva,…) gérant un budget informatique de près de 2 milliards d’euros. «L’idée est de réunir les DSI qui le souhaitent, de ventiler leurs coûts selon le référentiel du Cigref, le Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises, et de sortir les indicateurs clés de performance», explique Karim Faïdi, directeur associé de Cost House Maroc. «Il sera ensuite possible de positionner ces indicateurs sur une courbe de benchmark, afin d’identifier les axes d’amélioration pour chaque entreprise», poursuit-il. En l’absence d’un référentiel unique proposant la même méthodologie de calcul des coûts, il est souvent difficile de comparer les performances des entreprises. C’est justement l’un des points forts de ce projet.
    Le groupe français, qui compte deux des plus grandes banques de la place parmi ses clients, dont une est déjà partante pour faire partie du groupe de Benchmark, a d’ores et déjà démarré les tractations avec les entreprises. Il ambitionne de démarrer avec un minimum de dix sociétés opérant dans différents secteurs. Les banques, avec leurs réseaux d’agences, les assurances et les opérateurs télécoms, font partie des structures dont les budgets informatiques sont les plus importants. Ils pourraient ainsi être plus facilement alléchés.
    «Il sera aussi question de former une communauté de DSI, avec leurs contrôleurs de gestion ou leurs directeurs financiers, en vue de partager des chiffres, d’identifier des sujets d’actualité liés à la performance de la fonction SI et de partager les bonnes pratiques. Cela est plutôt rare au Maroc», précise Faïdi.
    Les directions SI au Maroc manquent de maturité. Très peu d’entre elles (à peine 4%) disposent, par exemple, d’un modèle économique permettant de mesurer l’ensemble des coûts des services rendus et des activités réalisées par les équipes. C’est ce que révèle l’enquête réalisée par l’Ausim (Association des utilisateurs des systèmes d'information au Maroc), en partenariat avec Cost House, en 2014, dans le cadre d’un livre blanc autour du «pilotage de la performance». L’enquête a également révélé que moins du quart des DSI (23%), possèdent un tableau de bord. Or, dans un contexte où les coûts informatiques ne cessent de grimper, et où les directions financières essaient par tous les moyens de grignoter sur les dépenses, il est primordial de bien connaître ses charges.

    La majorité des DSI ne disposent pas d’un tableau de bord permettant d’établir le lien entre la vision stratégique et les actions opérationnelles, selon le livre blanc de l’Ausim. Leur dispositif de reporting se limite au suivi budgétaire, à l’état d’avancement des projets et à certains indicateurs liés aux services récurrents (incidents, disponibilité,…)

    (Source Ausim)

    Selon le livre blanc de l’Ausim, la maturité des DSI passe par trois ingrédients: le renforcement de la fonction «performance IT» pouvant regrouper le Contrôle de gestion IT, les Achats IT et la fonction PMO, la mise en place d’un modèle économique avec un référentiel standard et un benchmarking des ressources et services rendus, et enfin, la construction d’un tableau de bord et d’indicateurs de pilotage. Pour l’instant, la majorité des DSI sont toujours en phase de structuration.     
    Cost House ne s’intéresse pas uniquement aux DSI, qui représentent 50% de son chiffre d’affaires. L’opérateur cible également d’autres fonctions comme les achats, le contrôle de gestion, la comptabilité, les RH, le marketing, … et même l’offshoring. Au Maroc, des discussions ont, par exemple, été menées avec l’AMMC (l'Association marocaine du marketing et de la communication) pour la mise en place du même modèle de benchmarking. «Du côté du marché, qui est aujourd’hui suffisamment mature, il existe un intérêt réel pour ce genre d’outils, car il permet au moins de disposer d’indicateurs sur les coûts et de se comparer», relève Khalid Baddou, président de l’AMMC. «Néanmoins, tout dépendra de la méthodologie et des critères à prendre en compte. Nous avons des activités comme les médias, le marketing direct ou encore l’évènementiel qui sont très diverses. Il est aussi difficile d’évaluer les prestations intellectuelles», souligne-t-il. Des rencontres sont prévues avec d’autres corps de métier.

     

    Surtout pas de cost killing

    LA finalité du modèle du benchmarking n’est pas de procéder à une chasse aux coûts, jugée «destructrice de valeur» sur le long terme par le livre blanc de l’Ausim. L’approche a plutôt pour objectif d’inscrire les entreprises dans une démarche de performance, qui passe par trois étapes: mesurer le coût des activités, se benchmarker via un référentiel commun et identifier les leviers destinés à «piloter» le chantier de la compétitivité. «Le point fort de cette démarche est d’abord d’aider à maîtriser et à réduire les coûts récurrents qui viennent grever la capacité de l’entreprise à lancer des projets», explique Karim Faïdi. Cela permet de réaliser entre 5 et 20% d’économies sur le moyen et le long terme.

    Ahlam NAZIH

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