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    Sciences de la santé
    L’Université Mohammed VI recrute

    Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
    Un concours de résidanat pour engager des profs assistants début 2016
    Un plan stratégique 2020 finalisé
    Cinq nouveaux masters ouverts cette année

    Le Pr. Mohammed El Andaloussi, président de l’UM6SS: «Nous ambitionnons de figurer parmi les plus grandes universités en Afrique et dans le monde»

    Se positionner en hub de la formation et de la recherche entre le Sud et le Nord, c’est l’ambition de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS). Sa faculté de médecine vient d’ouvrir ses portes à sa deuxième promotion la semaine dernière. Elle compte actuellement près de 500 étudiants, dont environ 10% issus de pays subsahariens. Les cours ont également démarré pour les sciences infirmières et les ingénieurs et techniciens de la santé. En attendant la fin des travaux de son campus, prévue l’année prochaine, l’université continue d’enrichir ses cursus. Elle s’attelle également à la préparation de sa propre équipe d’enseignants.
    - L’Economiste: C’est la deuxième rentrée de l’UM6SS. Quelles sont les nouveautés de cette année?
    - Mohammed El Andaloussi:
    Nous avons lancé cinq nouveaux masters. Trois en médecine: «Génétique, épigénétique et bioinformatique», «biologie du cancer» et «immunité/infection/ inflammation». Ces formations viendront compléter d’autres spécialités. Au Maroc, nous ne comptons, par exemple, que deux ou trois généticiens. Or, il s’agit d’une discipline importante pour comprendre l’origine des malformations. Ces trois masters sont dédiés à la formation continue. Et puis, deux masters en santé publique: «Management des établissements de la santé» et «santé publique», pour la formation des cadres hospitaliers. Dédiés à la formation initiale, ils sont ouverts aux licenciés des facultés des sciences.    
    En parallèle, nous avons construit trois amphithéâtres, dont deux pour nos étudiants, et un pour la formation continue. Des modules y seront proposés aux professionnels, sanctionnés par un Diplôme Universitaire (DUT) ou un certificat. Les médecins généralistes pourront, par exemple, suivre des cours de simulation en urgentologie et obtenir un certificat. Nous venons, par ailleurs, de finaliser le plan stratégique 2020 de développement de l’université.
     - L’université dispose-t-elle aujourd’hui de ses propres enseignants?
    - Nous n’avons pas encore de professeurs permanents. Nous faisons appel à des vacataires issus du privé ou travaillant à l’hôpital Khalifa Ibn Zaïd. Mais aussi à des missionnaires étrangers, des professeurs français (universités de Franche-Comté, de Montpellier, et bientôt de Paris Descartes), des Belges et un Suisse.
    L’année dernière, nous avons tenu des réunions avec cinq universités européennes, et nous avons pu fixer un plan d’action pour une collaboration pédagogique et des échanges d’enseignants et d’étudiants. Cela a abouti à la signature de deux conventions. Nous avons aussi contracté une dizaine d’accords cadres avec des universités marocaines (Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Agadir, Béni Mellal, ...). Nous pourrons, par exemple, partager du matériel pédagogique ou lancer des programmes d’échange d’étudiants. Un comité de suivi sera mis en place.
    - Comment comptez-vous préparer votre équipe de professeurs permanents?
    - Pour la faculté de médecine, nous sommes en train de préparer le lancement d’un concours de résidanat, destiné à la formation de spécialistes. Entre 20 et 25 postes de résidents seront proposés. Ceux qui réussiront le concours travailleront à l’hôpital Cheikh Khalifa ou celui de Bouskoura. Puisque nous n’avons pas encore de lauréats, notre première promotion de docteurs en médecine étant prévue pour 2020, le concours sera ouvert aux lauréats du public à l’échelle nationale. Il sera probablement organisé en février 2016. Les docteurs qui réussiront  le concours seront engagés en tant que professeurs assistants pendant 3 ans. Ils pourront par la suite passer un autre concours en vue de devenir professeurs agrégés.
    - Qu’en est-il de la recherche?
    - Notre centre de recherche, que nous souhaitons de renommée internationale, est toujours en construction. Il hébergera des chercheurs des universités marocaines ainsi que de l’étranger. Tous ceux qui disposent d’un projet de recherche peuvent y postuler. L’université est tenue de leur fournir l’équipement nécessaire dans le cadre d’un contrat déterminé. Le centre ouvrira ses portes l’année prochaine, dès que l’université sera prête.

    Une première génération d’infirmières docteurs

    Des infirmières titulaires d’un doctorat. C’est ce que propose la faculté des sciences infirmières de l’UM6SS. Ce sera une première au Maroc et dans le monde arabe, inspirée du modèle canadien. «Nous avons opté pour une faculté, et non une école supérieure d’infirmières, car nous souhaitions valoriser ce métier», explique Mohammed El Andaloussi. De quoi encourager plus de jeunes à opter pour cette spécialité. «Nous ouvrirons un concours de professeurs assistants et agrégés en science infirmières. D’ici quelques années, le Maroc sera doté de formateurs en sciences infirmières qui seront des universitaires», précise El Andaloussi. L’UM6SS offre aussi des passerelles entre ses différents établissements. Les jeunes qui, par exemple, à mi-parcours ne souhaiteraient plus continuer leurs études en médecine, auront la possibilité de s’orienter vers un parcours en management des systèmes de santé, sans pour autant perdre leurs acquis.

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH
     

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