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International

L’Europe à l’épreuve de l’intégration des migrants

Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
La capacité d’accueil des pays hôtes est une priorité
Faire de l’immigration un atout
Faire de l’immigration un atout

Un maître mot: intégration. Lors de son allocution de présentation des deux derniers rapports édités par l’OCDE sur la question des migrants, Perspectives des migrations internationales 2015 et une Synthèse sur la crise des réfugiés, Angel Gurria, Secrétaire Général de l’Organisation, n’a eu de cesse de souligner, lors d’une conférence de presse la semaine dernière à Paris, l’importance de «la qualité du processus d’intégration» des migrants dans les pays d’accueil.  A l’heure où l’Europe vient de décider en urgence à Bruxelles, le 22 septembre dans la soirée, de quota d’accueil de 120.000 réfugiés, se trouvant actuellement en Italie, en Grèce et en Hongrie, la question de la réussite de l’intégration des réfugiés se pose avec acuité. Comme lors de précédentes crises des réfugiés dans les années 90, l’impact est concentré dans quelques pays. Dans la zone OCDE, la Turquie, qui accueille actuellement pas moins de 1,9 million de Syriens et un grand nombre de personnes originaires d’Irak est le pays le plus touché. Au sein de l’UE, l’Italie, la Grèce et la Hongrie sont en première ligne mais les principaux pays de destination sont l’Allemagne, en termes absolus, et la Suède et l’Autriche, si l’on rapporte le nombre à leur population totale.  L’Allemagne arrive en première place (26,2%, avec 31.443 réfugiés), suivie de la France  (20 %, 24.031) et de l’Espagne (12,4 %, 14.931).
Les pays concernés devront être aidés et soutenus  par la Commission européenne pour mener à bien ce processus, qui implique la mise en place de structures d’accueil, la formation, et notamment, en priorité, l’enseignement de la langue du pays hôte, afin de permettre aux arrivants d’être à même d’évoluer au sein de la nouvelle société dans laquelle ils vont vivre. Il s’agit également de prendre en compte et d’utiliser d’une façon profitable, les compétences dont ces populations peuvent se prévaloir, ce qui implique l’identification et la reconnaissance de celles-ci, relève Gurria. Et d’insister sur la formation complémentaire qui devra leur être prodiguée si nécessaire pour leur permettre d’accéder aux standards du marché du travail en vigueur dans les pays hôtes. Ce faisant, il s’agira en parallèle de lutter contre la discrimination et les préjugés. «Les décideurs européens doivent prendre les mesures nécessaires pour relever ce défi, afin que l’Europe dans son ensemble sorte plus forte de cette crise, tant sur le plan économique que social et politique. L’Europe a l’expérience et les capacités nécessaires pour y parvenir», a-t-il déclaré.
Selon Gurria, la qualité du processus d’intégration est l’indicateur qui permettra de faire du flux migratoire un profit tant sur le plan fiscal, social et environnemental, d’où l’importance de pouvoir le retracer précisément de manière à obtenir un résultat satisfaisant, impossible à établir sans données fiables. L’identification précise de ce processus est un outil essentiel, a-t-il précisé, parce que cela permettra «d’établir des chiffres et des comparaisons, l’origine et la destination de ces populations, la qualité et la quantité». Ainsi, l’Europe va enregistrer en 2015 un nombre sans précédent de demandeurs d’asiles et de réfugiés avec près d’un million de demandes d’asile. On estime entre 350.000 et 450.000 le nombre de personnes qui pourraient bénéficier d’un statut de réfugié ou d’une protection similaire soit plus qu’au cours de chacune des précédentes crises humanitaires depuis la seconde guerre mondiale.
Davantage que lors des crises précédentes, les demandeurs d’asile forment un groupe très divers en terme de pays d’origine, de profil et de motivation.

Par notre correspondant à Paris

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