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    Politique

    Crise du Burkina
    Pourquoi tant de tensions

    Par L'Economiste | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    Les événements analysés par des experts triés sur le volet
    Les soubassements du blocage entre le régime et le RSP

    Pour le Pr. Abdelmounaïm Dilami,  les vraies raisons de la mutinerie du RSP sont en partie dans la suppression des privilèges des tenants de l’ancien régime   

    La crise politique du Burkina Faso fait en ce moment l’objet de plusieurs analyses sur les plateaux télé. Dernier débat en date, celui du Talk Show: «60 minutes pour comprendre» (diffusé le 22 septembre sur Medi1 TV).
    Animée par Fayçal Tadlaoui, cette émission s’est distinguée par un casting assez relevé: Khaled Chegraoui (professeur d’études africaines et de géopolitique) et Pr. Abdelmounaïm Dilami (PDG du groupe Eco-Médias), ou encore Bachir Thiam (journaliste)…  ont décortiqué la situation politique burkinabée. D’emblée, les trois intervenants s’accordent sur la raison principale du putsch de Ouagadougou,  du 17 septembre dernier. «Le problème réside dans les textes adoptés par le gouvernement de transition qui interdisent aux anciens tenants du régime de se présenter aux élections. Bien qu’ils représentent une classe politique et des fiefs électoraux», analyse docteur Dilami. S’y ajoute, selon Dilami, l’intransigeance inédite de la société civile ou encore la dissolution programmée du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Un corps d’armée sous le commandement du général Diendéré, instigateur du putsch et ancien bras droit du président déchu Blaise Compaoré. Aux yeux du journaliste Bachir Thiam, «les poursuites judiciaires qui risquaient d’être déclenchées, une fois le RSP dissous, ou encore la réouverture du dossier Sankara… sont autant d’éléments ayant précipité le coup de force». Force est de constater que le Burkina Faso compte une forte présence économique marocaine à travers des cimenteries, banques, assurances, télécoms, irrigation, médias (L’Economiste du Faso)… Une forte présence qui a été attirée par la bonne santé économique du Burkina et la stabilité politique du temps du régime Compaoré. Sur ce registre, le PDG du groupe Eco-Médias, se veut rassurant: «Les intérêts marocains au Burkina n’ont pas du tout été altérés lors des derniers événements. Aucun ressortissant marocain, ni bien n’a été touché». Un constat appuyé par Pr. Chegraoui qui a tenu à rappeler la bonne image dont jouit le Royaume en Afrique de l’Ouest: «Le Maroc ne peut qu’appuyer la légalité en Afrique de l’Ouest». Pour le panel, l’échec de la médiation dirigée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ou une confrontation entre les forces loyalistes et le RSP risquerait de déstabiliser toute la région. «Le Burkina Faso est un pôle qui doit rester stable pour éviter toute contagion dans la région», soutient Dilami. Pour résumer l’esprit de cet épisode, l’animateur de l’émission a eu le mot de la fin: «C’est finalement 60 minutes pour apprendre !» 
    A. At   

     

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