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    Entreprises

    Groupon Maroc ferme

    Par L'Economiste | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    1.100 postes supprimés dans 7 pays
    Les sites de deals sur internet dans la tourmente

    Le site de deals en ligne a annoncé arrêter toute activité commerciale. Parallèlement, le siège du géant mondial publiait une note annonçant une suppression de 1.100 postes

    L’activité de Groupon Maroc est bel et bien terminée. L’annonce a été faite via le site marocain de vente en ligne. Le géant américain met ainsi fin à 7 ans d’exercice. Il s’agissait pourtant d’une bonne affaire au départ. De près de 13,4 millions de DH de chiffre d’affaires en 2012, Groupon Maroc a enregistré une évolution de 9,8 millions de DH, passant ainsi à 23,2 millions de DH en 2013. En 5 ans, la société est devenue bénéficiaire. Après un déficit de près de 226.000 DH en  2012, elle enregistre un résultat net de 4 millions de DH un an plus tard. Contacté par L’Economiste, le management de Groupon Maroc n’a pour autant pas souhaité répondre. Si au niveau national les dirigeants restent muets, la direction mondiale est bien plus loquace. 1.100 emplois seront supprimés dans 7 pays dont le Maroc. Le groupe parle d’une volonté de concentrer ses ressources et rationaliser ses opérations internationales. «Nous avons besoin de focaliser notre énergie (…) sur moins de pays», explique Rich Williams, directeur d’exploitation de l’entreprise. Le concept est simple, coiffeurs, restaurateurs, commerçants en tous genres peuvent proposer une offre en promotion dans leur établissement. L’entreprise, quant à elle, perçoit un pourcentage sur l’offre. Le passage par un site de deal permet aux prestataires de payer un affichage sur le web, moins onéreux que les publicités habituelles, car lorsque le deal n’enregistrait pas de vente, l’affichage restait gratuit. «Le deal en soi reste une offre limitée dans le temps et dans la prestation», explique Marian Savan, managing directeur de Kaymu, site de vente en ligne. Si Groupon réalisait le gros de son chiffre d’affaires par la vente de services et de voyages, tous les bons avaient une date de péremption. De plus, contrairement à beaucoup d’autres sites en ligne, l’entreprise proposait très souvent un packaging. La tendance de e-commerce semble pencher davantage vers l’offre de produits spécifiques, répondant aux attentes des consommateurs. Le concept du grossiste en ligne prend de l’ampleur et fait de l’ombre aux sites de deals, dans la tourmente. Bastian Moreau, directeur général de Jumia.ma, avait déjà annoncé, il y a plus d’un mois, se positionner en termes de prix: «La tendance est de proposer les meilleurs prix sur toutes les catégories de produits. Ce n’est plus du tout un concept de deal, mais un concept d’accès au meilleur prix». De plus, une consommatrice avoue volontiers avoir contribué à la chute de Groupon: «J’allais souvent chez les prestataires sans passer par le site pour prendre un bon». Une entrave connue par tous les sites de deals. Et pourtant, ce n’est pas mine d’avoir essayé. Groupon Maroc avait une équipe chargée du contrôle, qui téléphonait aux prestataires, se faisant passer pour un client potentiel, afin de tester leur engagement. De plus, il ne s’agissait pas que d’une entreprise focalisée sur le Maroc, mais d’une plateforme tournée vers l’Europe et le Moyen-Orient. Le service clientèle, l’équipe de rédaction et d’infographie notamment, réalisaient des prestations pour plusieurs pays européens et du Golfe.
    Sabrina EL-FAÏZ

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