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    Offensive de BMCE Bank sur les TPME

    Par L'Economiste | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    Une des priorités du prochain plan d’action de la banque
    Les dépôts progressent deux fois plus vite que le marché
    L’Europe devient la troisième source de richesse du groupe

    Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour BMCE Bank.

    La structure du RNPG a connu quelques légers changements à fin juin 2015. Le résultat net est composé de 64% pour les activités au Maroc, 28% pour l’Afrique et 8% pour l’Europe.  Après plusieurs années de déficit, l’activité européenne crée enfin de la valeur

    Le groupe vient d’enregistrer un bénéfice record au terme des six premiers mois de l’année. Le résultat net a bondi de 18% à plus de 1 milliard de DH. A quelques mois de l’arrivée à terme du plan stratégique de développement (2012-2015), «le bilan d’étape est fort concluant», estime le management. «Nous avons respecté l’ensemble de nos engagements. Les performances financières de la banque ont même connu une vive accélération», annonce d’emblée Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général exécutif du groupe.
    Le ROE, qui mesure la rentabilité, a grimpé à 13,9%. Il se maintient ainsi au-dessus du seuil de 12% fixé il y a 4 ans. Au niveau opérationnel, le résultat d’exploitation consolidé frôle les 2 milliards de DH et croît, depuis 4 ans, à un rythme moyen annuel de plus de 18%. Concernant l’efficacité opérationnelle, le coefficient d’exploitation a été ramené de 60% en 2011 à 55,1% en juin 2015. La banque a fait mieux un an plus tôt avec 53,1%. «Des efforts sont encore à fournir pour le stabiliser entre 50 et 55%», affirme Driss Benjelloun, directeur général en charge du pôle Finances et Risques. Or, le coefficient de BMCE reste l’un des plus élevés du marché (autour de 45%).
    Le produit net bancaire avoisine les 6 milliards de DH affichant une progression moyenne de 10% sur les 4 dernières années. La bonne tenue de l’activité commerciale se traduit par une hausse de 8,4% de la marge d’intérêts et de 17% de la marge sur commissions. Compensant ainsi la correction du résultat des opérations de marché, après une performance exceptionnelle enregistrée en 2014. La valorisation du portefeuille OPCVM a été favorablement impactée l’année dernière par la baisse des taux. «Le système bancaire marocain produit du PNB à travers l’intermédiation financière (dépôts et crédits), contrairement aux banques internationales plus portées sur les commissions», commente M’fadel El Halaissi, directeur général délégué de la banque de l’entreprise. Avant d’ajouter que BMCE se tourne de plus en plus vers ce modèle de commissions à l’image de la concurrence.

    En trois ans, la sinistralité est restée quasi stable. A fin juin 2015, BMCE maîtrise son taux de sinistralité pour le maintenir à 6%, soit 1,5 point de moins que la moyenne du secteur.  La banque enregistre également un des meilleurs taux de couverture du marché

    Il faut dire que la croissance du crédit est assez limitée sur ces dernières années. Dans ce contexte, la banque a octroyé 2 milliards de DH de prêts au premier semestre 2015, soit 2% de plus que l’année dernière. Les dépôts, quant à eux, se sont améliorés de 11% à 124 milliards de DH, c’est 6 points au-dessus de l’évolution de 5% dans le secteur. Pour augmenter ses ressources, la banque se donne 3 à 5 ans, pour diversifier sa clientèle, entreprises notamment, et ce à travers l’élargissement de l’assiette PME/PMI. «BMCE prépare une offensive pour atteindre, à moyen terme, les TPI/TPE, voire les entrepreneurs individuels», annonce El Halaissi. Une catégorie qui nécessiterait à l’avenir une solide couverture contre les créances en souffrance. Pour l’heure, le taux de sinistralité du groupe reste maîtrisé et s’établit à 6%. Une performance tirée en partie par le coût du risque qui a dévissé de 24% à 807 millions de DH. La baisse est attribuée aux fortes reprises de provisions de la banque au Maroc et des filiales européennes. «Rien que sur le Maroc, les reprises de provisions ont augmenté de 80%», souligne Driss Benjelloun.

                                                                        

    Plus du tiers des profits à l’international

    AU niveau international, les dirigeants de la banque adoptent un ton rassurant. L’Afrique a contribué à hauteur de 28% aux profits et l’Europe 8%. Après plusieurs années de difficultés, l’activité européenne crée enfin de la valeur. «La restructuration réussie d’activités autrefois déficitaires à Londres notamment a contribué favorablement à l’évolution des résultats», commente Benjelloun-Touimi. La contribution des filiales africaines au RNPG est restée inchangée d’une année à l’autre. Bank of Africa, le porte-étendard du développement de BMCE Bank sur le continent, confirme tout le potentiel de la banque de détail sur les marchés subsahariens.
    Les crédits à la clientèle et les dépôts ont respectivement augmenté de plus de 15%. La BOA a enregistré l’ouverture de 450.000 comptes, ce qui porte le total à 2,4 millions à fin juin. Les revenus de la BOA au premier semestre se sont élargis de 17% à 231 millions d’euros, l’équivalent de 2,5 milliards de DH. Ils contribuent fortement à la hausse de 6% des revenus globaux du groupe BMCE Bank à 5,9 milliards de DH.
    Pourtant, le résultat net s’est affiché en baisse de 11% à 27,25 millions d’euros à fin juin 2015. «Les indicateurs de BOA ont été affectés par l’effet de change. Le dirham étant valorisé par rapport à l’euro et par conséquent au FCFA», explique Driss Benjelloun. A cela s’ajoutent la hausse des frais généraux et le coût du risque qui freinent l’évolution du résultat. Le Bénin, qui accueille la plus importante entité de BOA, reste le pays le plus exposé au risque. D’où les efforts de provisionnement qui se multiplient sur les pays à risque. Mais cette configuration devrait bientôt changer, confie-t-on auprès du management. «La banque soutient plusieurs projets d’infrastructures en Afrique, il est donc normal de provisionner à hauteur des secteurs de prédilection», explique Mohammed Agoumi, directeur général délégué en charge de l’international.

    A. Lo
     

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