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    Analyse

    Conseil BAM
    Les grands comptes sous haute surveillance

    Par L'Economiste Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    Changement du mode de calcul du coefficient de division des risques
    Vers une «consensualisation» des dossiers des grosses entreprises
    Finance participative: les dossiers d’agrément déjà transmis aux banques

    Les banques seront soumises à de nouvelles règles pour la gestion des grands comptes. «Nous envisageons une modification des règles de calcul du coefficient de division de risques», a indiqué Abdellatif Jouahri, wali de BAM. Le régulateur pousse aussi les établissements à s’accorder sur les crédits octroyés aux grands groupes

    Les difficultés des promoteurs immobiliers et de la Samir ont accéléré la réflexion sur les mesures à déployer pour mieux encadrer le risque sur les grands comptes. Bank Al-Maghrib exige que les banques constituent un dossier groupe dans le Crédit Bureau pour les clients dont les crédits dépassent 500 millions de DH. La centrale des risques doit également intégrer la dette privée des contreparties, a dévoilé Abdellatif Jouahri à l’issue du conseil du 22 septembre. Sur d’autres points, Bank Al-Maghrib espère finaliser tout le dispositif concernant les banques participatives au plus tard en début d’année prochaine.
    ■ BAM durcit le ton sur les grands risques
    L’affaire Samir a mis en évidence la nécessité pour les banques de mieux encadrer les risques encourus sur les grands comptes. Le secteur bancaire est exposé à hauteur de 8 milliards de DH sur le raffineur et ses filiales. Certaines banques ont commencé à constituer les provisions nécessaires. Cela dit, en cas de faillite de l’industriel, «il n’y aura aucun risque pour la solvabilité des banques», assure Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib. Cependant, la rémunération des actionnaires en Bourse pourrait diminuer du fait de l’incidence d’une éventuelle défaillance du pétrolier sur les bénéfices des opérateurs.  
    Le niveau d’exposition des établissements sur la Samir mais aussi sur d’autres grands groupes est en partie la conséquence de vieilles pratiques dans le secteur. «Les banques lient souvent les crédits à la somme des garanties qu’elles reçoivent. Elles ne regardent pas forcément les projets», s’étonne Jouahri. Ce constat est partagé par certains organismes de financement internationaux qui relèvent l’importance du «name lending» sur le marché.
    Pour éviter d’autres situations du type Samir, les banques doivent désormais constituer un dossier groupe au sein du Crédit Bureau pour tous les clients sur lesquels ils ont un engagement supérieur à 500 millions de DH. L’intégralité de la dette, y compris les emprunts sur le marché financier des contreparties, y sera intégrée. De même, la réglementation vis-à-vis des apparentés ainsi que les règles de calcul du coefficient de division de risques sont en cours de révision. Ce coefficient pourrait être dorénavant calculé sur la base des fonds propres au lieu de la totalité des fonds propres comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, le régulateur pousse les banques à s’accorder entre elles sur les gros dossiers. «Nous préférons que ce soit une convention entre les banques plutôt qu’une décision de Bank Al-Maghrib», fait savoir Jouahri. «Nous ne voulons pas être juge et partie», poursuit le gouverneur.  
    ■ Microfinance: Des taux d’intérêt jusqu’à 30%!
    Les associations de microcrédit (AMC) semblent avoir définitivement tourné la page des années difficiles. Les principaux indicateurs d’activité (revenus, résultat brut d’exploitation et résultat net) ont tous progressé à deux chiffres en 2014.
    L’encours des crédits a atteint à la même période 5,2 milliards de DH. Surtout, les créances en souffrance qui se sont établies à 200 millions de DH, soit un taux d’impayé de 3,7%. Les AMC font mieux que les banques et les sociétés de financement, surtout au regard de leur cible: les populations à faibles revenus. Reste maintenant le sujet qui fâche: les taux d’intérêt appliqués par les AMC. Ils sont jugés trop élevés et certaines voix appellent à leur plafonnement. Les taux d’intérêt dépassent parfois 30%. Si la dégradation de la conjoncture a pesé dans la montée des impayés durant les années difficiles, les taux exhorbitants appliqués par certaines AMC ne sont pas étrangers aux difficultés des clients à rembourser leurs crédits. En tout cas, les discussions promettent d’être difficiles. Il s’agira de trouver le juste équilibre qui permettra aux clients, les micro-entreprises, de se financer à des tarifs acceptables et en même temps assurer la viabilité des AMC.
    ■ Finance participative: Le chantier fiscal est ouvert
    Le dispositif sur les banques participatives se met en place. Le «Sharia Board», le Comité chargé d’établir de façon indépendante les conditions de validité des transactions au regard des principes de la charia est déjà en place. Bank Al-Maghrib travaille actuellement avec direction générale des Impôts sur la fiscalité des produits participatifs.
    D’autres chantiers, notamment le fonds de garantie, la réglementation des crédits d’investissement ou encore le comité d’audit sont en cours de finalisation. La volonté de la Banque centrale est de boucler tous les textes concernant la finance participative d’ici la fin de l’année. Pour l’heure, elle a déjà transmis les dossiers d’agrément aux institutions qui en ont fait la demande.
    F. Fa & A.I.L.
     

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