Courrier des Lecteurs

Arrivée de la deuxième ligne du Tramway

Par L'Economiste | Edition N°:4610 Le 17/09/2015 | Partager

■ Il était temps!
J’ai été agréablement surpris d’apprendre l’arrivée de la seconde ligne de Tramway à Casablanca en lisant votre article sur le sujet paru le 10 septembre dernier. Cette seconde ligne du réseau de tramway de la ville blanche desservira dès 2019 de nombreuses artères telles qu’Anoual, El Fida, la Grande Ceinture, Mers Sultan ou encore Hay Mohammadi. La première ligne aura également le droit à une extension de près de deux kilomètres. Une excellente nouvelle qui permettra probablement de résoudre les terribles problèmes de circulation de la capitale économique du Royaume qui sévissent depuis plusieurs années. En effet, j’ai constaté que les embouteillages sont plus présents que jamais à Casablanca et se rendre d’un endroit à un autre de la province relève souvent du parcours du combattant. La circulation devient par ailleurs ingérable aux heures de pointe et plus personne ne respecte le code de la route pour tenter d’arriver à l’heure au travail ou à ses rendez-vous quotidiens. Ajouter de nouvelles lignes de tramway permettra de couvrir davantage d’espace et de desservir plus de quartiers, ce qui rendra bien évidemment la circulation plus fluide.
K.D.
■ Des blocages de circulation en perspective!
C’est parti! Les travaux de déviation des réseaux concernant la seconde ligne du tramway à Casablanca ont commencé. J’ai appris que ces derniers dureront près d’un an et demi, et qu’ils seront suivis de travaux de plateforme et voie ferrée ! La ligne en question ne sera opérationnelle… qu’en 2019! Le problème, c’est que pendant tout ce temps, les habitants de la ville blanche devront éviter de nombreuses artères principales de la ville, dont notamment l’artère 2 Mars! En effet, les travaux en question démarreront sur le petit tronçon reliant les boulevards Anoual et El Fida, via 2 Mars. Les automobilistes devront alors réaliser des déviations pour éviter les embouteillages. Il faut donc comprendre par là que la circulation deviendra chaotique à Casablanca durant les prochaines années… Au lieu de résoudre les problèmes de circulation, la mairie en crée de nouveaux. Nous n’avions pas besoin de cela!
G.A.

                                                                                   

Interrogations électorales

  E Parti de la Justice et du Développement (PJD) est clairement ressorti renforcé des élections du 4 septembre dernier. Ce parti, pour le moins conservateur, a prouvé qu’il n’avait pas en face de lui une opposition partisane de son calibre. Même si on voulait minimiser son importance en arguant de sa troisième place aux communales, le fait est qu’il va diriger les mairies de  grandes villes du royaume.
Le fait que les alliances entre les élus vont probablement atténuer son influence dans la présidence des régions ne change pas la donne de son avantage.
Il me semble qu’il est grand temps de s’interroger sur les raisons de ce succès.
Si l’on est un tant soit peu impartial on reconnaîtrait à ce parti son travail de proximité et surtout sa prédilection pour l’intérêt général au détriment de l’intérêt particulier qui a été jusqu’à leur arrivée le premier enjeu des élus, à quelques rares exceptions.
Il faut aussi garder présent à l’esprit que la force du PJD est sa démocratie interne. Le travail des militants y est mis en valeur et ils savent qu’un jour ou l’autre, ils accèderont aux structures décisionnelles. Cette démocratie échappe aux critiques des autres partis, totalement figés dans leur hiérarchie, créant un immobilisme dévastateur, une lourde amertume chez les militants de base et décourageant d’éventuels partisans.
La problématique du déséquilibre d’influence entre le PJD et les autres acteurs politiques réside, de plus en plus, dans la conviction des électeurs que le sérieux et l’honnêteté ont un lien direct avec le référentiel religieux, chose que le PJD s’abstient évidemment de démentir pour ne pas dire le contraire!
On ne peut en vouloir à ces électeurs car que trouvent-ils face à ce parti sinon des structures partisanes sclérosées avec des membres ayant les yeux plus gros que le ventre?
Remédier au déséquilibre serait de démontrer, dans la pratique, que l’honnêteté et le travail pour l’intérêt de la communauté et du pays peut avoir un référentiel réellement moderniste et que la capacité à gérer honnêtement les choses de la cité  n’est pas forcément lié à la pratique religieuse ostentatoire.
Pour cela, il est nécessaire de mettre en place une structure politique et de l’ouvrir aux nombreuses personnes honnêtes et crédibles qui piaffent pour servir leur pays. Et surtout, surtout éviter d’accueillir les éternels transhumants qui traînent des lourdes casseroles derrière eux.
Les personnes honnêtes, crédibles et ayant un référentiel moderniste existent. Ne pas les voir c’est faire montre de cécité et rendre encore plus confortable le succès du PJD car il sera le seul à jouer sur le terrain politique.

Fatiha DAOUDI
Docteure en sciences politiques, chercheure associée

au Centre Jacques Berque de Rabat

et également militante des droits humains.

                                                                                   

Accidents de la route: L’hécatombe repart à la hausse

■ Il faut sensibiliser les conducteurs aux risques encourus
Les accidents de la route au Maroc continuent d’ôter des vies humaines. J’ai ainsi appris en lisant votre article sur le sujet paru le 14 septembre dernier qu’en une semaine, pas moins de 22 personnes ont trouvé la mort! Une hécatombe qui a concerné uniquement le milieu urbain! Des sinistres causés avant tout par l’irrespect total du code de la route. Ainsi, les conducteurs, notamment dans les grandes villes du Royaume, effectuent des changements de direction non autorisé, ne respectent pas la distance réglementaire exigeant un écart de 6 mètres entre les véhicules, dépassent la vitesse autorisée, circulent sur la voie de gauche ou encore conduisent en état d’ivresse…
Les routes sont également dans un état pitoyable et ne répondent pas aux normes de sécurité. Ainsi, les villes sont composées de trottoirs délabrés qui obligent les piétons à emprunter la chaussée. Les rues contiennent également bon nombre de crevasses qui imposent des zigzags aux conducteurs! Et ce n’est pas tout! L’aggravation du bilan des accidents s’explique aussi par une défaillance réelle au niveau de la prise en charge! Pour changer la donne, il faudrait à mon avis réformer à nouveau le code de la route. Il faudrait également sensibiliser davantage les automobilistes et les piétons sur les risques qu’ils encourent au quotidien et organiser plus souvent des séminaires et des ateliers dans les écoles pour éduquer les plus jeunes.
G.A.
■ Casablanca, la région la plus mortelle
Il n’est pas étonnant d’apprendre en lisant votre journal que la ville de Casablanca représente la métropole la plus mortelle en termes d’accidents de la route. La ville détient en effet la première place des accidents corporels de la circulation routière. Ainsi, l’année dernière, elle en a totalisé plus de 12.000, soit le cinquième des sinistres en milieu urbain. Il faut dire que les habitants de la ville conduisent n’importe comment et que la circulation tient plus de la loi de la jungle que d’autre chose. Le code de la route n’est pas respecté, les piétons traversent n’importe comment et les routes sont dans un état désastreux !
K.E.

                                                                                   

Analphabétisme: Il faut passer au concret!
Je suis totalement scandalisé par le chiffre récent sur l’analphabétisme au Maroc ! J’ai appris qu’un tiers des Marocains ne savent ni lire ni écrire. Une information véhiculée à travers un communiqué de quelques lignes, et puis c’est tout… Pourquoi le ministre de l’éducation nationale Rachid Benmokhtar ne fait aucune déclaration à ce sujet ?
En Allemagne, en France ou dans d’autres pays développés, les ministres donnent des interviews à la presse. Ils communiquent presque tous les jours sur leur travail. On appelle cela la réédition des comptes. Or, après avoir multiplié les rapports, les commissions, les enquêtes, il est grand temps de passer au concret. Aussi, j’invite monsieur le ministre à organiser une conférence de presse sur ce qu’il a fait, ce qu’il compte faire et les problèmes auxquels il fait face. On ne demande pas au ministre de réaliser des miracles, on lui demande simplement de communiquer un minimum. Ce silence assourdissant des responsables politiques, de nombreux Marocains l’assimilent à du mépris…
T.G
 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc