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    Enfin un «smig» social dans l’hôtellerie?

    Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager
    Le Conseil de gouvernement adopte une convention OIT
    La profession s’engage sur un assainissement

    La convention de l’OIT que veut ratifier le Maroc prend en compte les particularités du secteur qui ne sont pas compris dans le code du travail.

    Le gouvernement fait le premier pas pour la ratification de la convention relative aux conditions de travail dans les hôtels, restaurants et établissements similaires, adoptée le 25 juin 1991 à Genève par l’Organisation internationale du travail. Le Maroc sera ainsi le 18e pays à mettre en œuvre le texte qui protège les salariés dans le tourisme. Prenant en considération les particularités des métiers du tourisme, cette réglementation internationale instaurera des règles non incluses par le code du travail et mettra fin à des pratiques illégales répandues (sous-déclaration, dumping social) dans le secteur. C’est le cas par exemple de l'achat et la vente des emplois connus pour leur «rentabilité» en pourboires, ou de l’impérativité de verser un salaire à l’employé à des intervalles réguliers, et ne pas se contenter des dons des clients qu’il peut recevoir. Elle donne également aux salariés le droit à une compensation, sous forme de temps libre ou de rémunération, s’il est appelé à travailler pendant les jours fériés. 
     «Notre secteur emploie 500.000 personnes directement et crée 3 emplois sur 5 de manière indirecte. Il est évident que la ratification de cette convention va permettre de sauvegarder les droits des salariés», estime Said Tahiri, directeur général de la Confédération nationale du tourisme. 
    Toutefois, la ratification de la convention ne réglera pas tous les problèmes. Les «particularités» du secteur font qu’il a besoin d’une régulation spéciale. Et c’est justement le chantier sur lequel se penche la profession depuis plusieurs années. «Nous avons initié des discussions pour la signature d’une convention collective avec 5 grandes centrales syndicales sans que cela n’aboutisse. Par contre, nous avons signé des protocoles d’accord», rappelle Tahiri. De son côté, Lahcen Zelmat, le président de la FNIH, se veut rassurant. «Si ça a pris autant de temps c’est qu’il fallait finaliser la convention et trouver des compromis avec les syndicats. Normalement nous devrions avoir une convention finalisée au mois de septembre pour que les négociations reprennent», estime l’hôtelier. Selon le plan des deux organisations, la convention collective ne devrait concerner que les institutions hôtelières dans un premier temps. Elle sera ensuite élargie aux autres métiers du tourisme.
    Si les ressources humaines constituent un des piliers clés de la stratégie 2020 du tourisme, c’est que le besoin est amené à grandir. En effet, pour accompagner la croissance des capacités d’hébergement programmée par la stratégie sectorielle, 130.000 personnes rejoindront le secteur. D’ailleurs, la CNT et la FNIH sont également impliquées dans le montage, le pilotage et la gestion de la formation de ces ressources humaines à travers une convention signée avec l’OFPPT.
    Mehdi LAHDIDI
     
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