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    Crise des migrants: Les Balkans somment l’UE d’agir

    Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager
    La Macédoine et la Serbie exigent une action immédiate
    L’Allemagne réclame la réforme du système d’asile

    Angela Merkel et Federica Mogherini ont rencontré à Vienne les dirigeants des Balkans de l’Ouest pour résoudre la crise des migrants.

    Aveu d’impuissance des pays des Balkans de l’Ouest. Réunis avec des responsables de l’Union Européenne à Vienne (Autriche), les ministres des Affaires étrangères de la Serbie, Ivica Dadic, et de la Macédoine, Nikola Poposki, ont reconnu l’incapacité de leur pays à gérer les arrivées massives de migrants. Cette crise a une nouvelle fois bouleversé l’agenda européen (cf notre édition N°4593 du 25/08/15), puisque le sommet de Vienne, annoncé l’année dernière, devait porter sur l’élargissement de l’UE à d’autres pays. Mais entre temps, la pression migratoire qui secoue particulièrement certains pays des Balkans a complètement changé le calendrier européen.
    En présence de la chancelière allemande, Angela Merkel, et de la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la sécurité, Federica Mogherini, les chefs de la diplomatie serbe et macédonien ont adressé des messages clairs à l’UE. Ils ont sommé les responsables européens d’«agir» pour résoudre la pire crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale. La Serbie exige «un plan d’action» de l’UE pour trouver des solutions aux flux de migrants,  alors que la Macédoine réclame une «réponse européenne». Cet appel à l’aide pour ces pays qui affirment «supporter le poids du problème» intervient dans un contexte marqué par l’arrivée quotidienne de plus de 3.000 réfugiés et demandeurs d’asile, dont plusieurs Syriens et Irakiens, en Macédoine depuis la Grèce. Ces migrants poursuivent ensuite leur voyage vers les pays de l’UE. 
    Pour sa part, la Serbie est devenue l’une des principales routes migratoires pour pénétrer en Hongrie. En réaction aux arrivées massives, Budapest a pris d’importantes dispositions sécuritaires (déploiement de 2.100 policiers et construction de 175 km de barbelés) pour bloquer le passage à la frontière serbo-hongroise, alors qu’il vient d’enregistrer un nouveau record de 3241 migrants. 
    L’Allemagne, par le biais de son vice-chancelier, Sigmar Gabriel, et son ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeir, a réclamé une réforme du système de Dublin sur l’asile. Les deux responsables ont plaidé pour une nouvelle organisation de ce système d’asile en Europe. En effet, celui-ci consiste à examiner les demandes dans les pays d’entrée des migrants, mais Berlin a déjà arrêté l’application de Dublin en mettant fin aux renvois de réfugiés et demandeurs d’asile vers leur pays d’entrée. Dublin garantit à tout demandeur d’asile que son dossier sera traité au moins par un Etat participant. Il permet de ce fait d’éviter plusieurs demandes d’une même personne dans plusieurs pays ou le renvoi  du demandeur d’un pays à un autre.  Parallèlement aux débats sur l’asile, l’UE est confrontée à une vague de critiques sur l’avenir de Schengen. Plusieurs voix estiment que ces accords devraient au moins être réaménagés pour résoudre la crise actuelle. 
     
     
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    Bruxelles inflexible sur Schengen
    Alors que des responsables politiques remettent en question les accords de Schengen, la Commission européenne a déjà tranché. «Schengen est l'une des plus grandes réalisations de l'UE. La libre circulation est un droit fondamental européen», insiste Milica Petrovic, attachée de presse à la migration, aux affaires intérieures et à la citoyenneté à la Commission. Sur cette base, «le code  des frontières Schengen et le système de Dublin doivent être pleinement appliqués. Ceci est une responsabilité des États membres…», nous affirme Petrovic.
    Dans sa dernière réunion sur les migrations, la Commission a réaffirmé son engagement à assurer une mise en œuvre comaplète et cohérente du système d'asile européen commun. Au niveau de l’UE, le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) va appuyer les États membres en établissant un réseau dédié pour faciliter l’application du système de Dublin. «Les États membres doivent en outre appliquer pleinement les règles sur la prise des empreintes digitales des migrants aux frontières», ajoute Petrovic, qui a aussi rappelé la publication, le 27 mai dernier, des lignes directrices pour la mise en œuvre de ces mesures afin d’assurer la protection internationale des migrants. Toutefois, la responsable reconnaît que ces pays appliquent la législation existante à divers degrés, en utilisant soit la détention, soit la coercition ou aucune des deux pour enregistrer les empreintes digitales. En conséquence, une approche commune pour le processus de prise d'empreintes digitales est en train d’être adoptée. «En 2016, la Commission évaluera le système de Dublin et sera également en mesure de tirer parti de l'expérience des mécanismes de transfert et de réinstallation», précise Petrovic.
    El Hadji M. Gueye
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