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    Meknès
    Le jardin historique Lahboul réhabilité

    Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager
    Sa restauration a été financée dans le cadre d’un partenariat public/privé
    Un 2e projet en gestation avec la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement…

    Le petit zoo du jardin Lahboul compte une centaine d’animaux dont les célèbres singes magots, 2 porcs du Vietnam (âgés de plus de 20 ans), 2 kangourous, un lama et 2 marapatagonia d’Argentine. Des espèces très rares.

    UN territoire de verdure, propre, sécurisé  et abritant des arbres de plus d’un siècle, une centaine d’animaux de différentes espèces, et des centaines de visiteurs en quête de fraîcheur. Tarif: 2 DH pour les adultes, 1 DH pour les enfants et accès gratuit pour les indigènes. Bienvenue au zoo du jardin historique Lahboul qui s’étend sur une superficie de 5 hectares. 
    Situé à Meknès, à quelques minutes de la médina, Lahboul était à l’origine le quartier résidentiel de colons espagnols et français. L’hospitalité des résidents et l’ambiance qui y règne en font une place fort appréciée des visiteurs. C’est ainsi que le décrivent les habitants de la capitale ismaïlienne. Fondé dans les années 1920, ce jardin accueille les premiers animaux en 1950. Deux ans plus tard, il sera répertorié parmi les jardins du Maroc. «Il y avait des lions, des tigres et des jaguars… pris en charge par la famille Pagnol», raconte Mohamed Benakki, vétérinaire et responsable du site. Au début des années 1980, une bonne partie des animaux du zoo de Meknès est transférée au zoo de Témara… avant de les rapatrier en 1988 après une première réhabilitation du jardin et l’installation de l’éclairage public. «En 1999, nous avons envoyé les animaux carnivores (lions, tigres et renards) au zoo de Rabat, car nous ne disposions pas de cages aux normes internationales et notre budget était limité», rappelle-t-il. 
    Et tout récemment, le jardin historique a profité d’une nouvelle cure de jouvence. Financée par la wilaya, la Radem, la commune et d’autres entreprises et mécènes, l’opération est estimée à plus de 8 millions de DH. «Mais le grand projet est celui en gestation avec la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement», confie Benakki. Doté d’un investissement de 20 millions de DH, ce programme prévoit le réaménagement des allées du jardin, l’installation de fontaines, la réhabilitation  de son théâtre en plein air,  la rénovation des cages pour animaux, ainsi que l’installation des plaques descriptives des espèces animalières. Grâce au projet de la Fondation Mohammed VI, le jardin devrait se doter également d’une monographie des espaces verts avec un circuit pédagogique pour des visites botaniques (arbres, arbustes, palmiers canariensis de près de 30 mètres, washingtonia…) et d’autres animalières, à l’instar des jardins exotiques. «Le site sera alimenté également d’autres espèces d’animaux», révèle Benakki.     
    En attendant, le jardin zoologique de Meknès compte actuellement une centaine d’animaux représentant une quinzaine d’espèces, dont majoritairement  des oiseaux et des mammifères. «Nous avons 8 singes dont les célèbres magots de l’Atlas et le Java de l’Andalousie, des canards, des pigeons, un couple porcin du Vietnam (âgés de plus de 20 ans), 2 kangourous, un lama, 2 marapatagonia d’Argentine, des chèvres du Cameroun, une chèvre de mohair, 2 mouflons à manchette, une gazelle et un poney…», souligne le directeur du jardin. Selon lui, l’équipe qui assure la gestion de cet endroit se compose de 3 vétérinaires, 8 techniciens animaliers, 8 administrateurs, 5 paysagistes et jardiniers, outre 5 agents de sécurité. Bref, un personnel étoffé mis à la disposition dudit jardin afin d’assurer des conditions de vie optimales pour les animaux et les traiter fréquemment contre les intoxications alimentaires dues à la «générosité» des visiteurs. A cet égard, Benakki affirme que les animaux sont soumis à un régime alimentaire particulier pour un budget annuel de 130.000 DH. 
    Le poumon d’une ville
    Plus de 500 visiteurs par jour et 1.200 à 1.500 les week-ends. C’est ce qu’enregistre le jardin Lahboul depuis sa réouverture en juillet dernier. Pour les Meknassis, la vraie source de la célébrité de Lahboul est son patrimoine zoologique et botanique. En effet, ses jardins luxuriants offrent en pleine ville un retour à la nature et au calme, loin du bruit et du mouvement citadins. Sa végétation d’arbres de toutes sortes, palmiers, arbres rampants, et ses petites allées ombragées en font une place de choix pour la détente et les promenades solitaires ou en groupe en toute quiétude. 
    Youness SAAD ALAMI
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