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    BP s’attaque à la microfinance en Afrique

    Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager
    Déploiement imminent en Côte d’Ivoire et au Mali
    Gabon, Sénégal, Guinée, les prochaines étapes

     La Côte d’Ivoire et le Mali seront les premières destinations de la filiale de BP dédiée à la microfinance. L’activité connaît une forte croissance en Afrique subsaharienne. Même si le risque est également important, cette activité devrait constituer une source de revenus non négligeable pour la BP.

    Après avoir renforcé sa présence dans la banque de détail en Afrique, BP va s’attaquer à la microfinance, un marché qui connaît une progression fulgurante depuis le début des années 2000. Atlantic microfinance for africa (Amifa), la filiale dédiée pour cette activité, sera opérationnelle en Côte d’Ivoire en septembre et le mois suivant au Mali. Le développement de ce métier sur le continent a été confié à Mustapha Bidouj, l’ex directeur général d’Attawfiq microfinance. Le dossier d’agrément est introduit dans le circuit de validation au Gabon. La filiale de la BP s’attaquera ensuite au Sénégal et à la Guinée. 
    Malgré l’offensive des banques sur le continent, une bonne partie de la population, surtout les couches à revenus faibles, se retrouve encore hors champ de couverture pour diverses raisons. Cette clientèle est jugée très risquée par les banquiers où de l’autre côté, l’offre ne correspond souvent pas aux besoins de cette population. Les marchés subsahariens sont assez hétérogènes, mais il y a des similitudes qui font ressortir notamment le fort recours aux parents ou encore aux méthodes informelles pour se financer. Le poids du secteur informel et la multitude de petites entreprises offrent un terreau immense de développement pour les opérateurs de microfinance qui, eux, ont l’avantage de proposer des produits qui correspondent davantage aux besoins de cette clientèle. Dans les différents pays, les autorités ont mis en place une législation favorable à l’essor de la microfinance. C’est un puissant canal d’inclusion financière. Les institutions de microfinance ont vocation à adresser des populations, même des régions très reculées où les banques sont souvent absentes. Amifa va notamment s’appuyer sur l’expertise de Attawfiq microfinance en la matière au Maroc.    
    Entre 2000 et 2012, l’encours des microcrédits a été multiplié par 14 et le portefeuille client de près de 7 selon les chiffres de Microfinance Information exchange. Cela dit, le caractère aléatoire des revenus d’une partie de la population cible et la dégradation de la conjoncture économique peuvent rapidement faire grimper les impayés. L’expérience marocaine servira certainement de repère pour la filiale de la BP. La montée des impayés à la fin des années 2000 a mis beaucoup d’opérateurs, les petites structures essentiellement, sur la paille. Aujourd’hui le secteur s’est beaucoup assaini et se focalise maintenant sur son développement. En dehors de l’appréciation du risque, une autre difficulté des entreprises de microcrédit sur le continent est le refinancement de leur activité. Amifa pourra bénéficier du soutien de sa maison-mère qui opère via Banque Atlantique en Côte d’Ivoire et au Mali. En outre, contrairement à la pratique au Maroc, les institutions de microfinance en Afrique subsaharienne peuvent collecter des dépôts de la clientèle. En dehors de la collecte des dépôts et de l’octroi de crédit, l’Amifa compte développer d’autres activités notamment la micro assurance. 
    F.Fa
     
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