×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

IDE: Le Maroc réussit la dilution des risques

Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager

Hamid Ben Elafdil, directeur général de l'AMDI: «à mon sens, le ralentissement de l’économie chinoise est une grande opportunité pour l’Afrique et le Maroc».

Même si les Européens restent majoritaires dans les flux des investissements étrangers, les opérateurs du Golfe, les Chinois, voire les Japonais arrivent en force.  Hamid Ben Elafdil, directeur général de l'AMDI, analyse ces évolutions. 
 
- L'Economiste: Quelles sont les tendances qui se dégagent des projets instruits en Commission interministérielle au 1er semestre?
- Hamid Ben Elafdil: De l’analyse des éléments en notre possession, quatre tendances fortes se dégagent au sujet des investissements dans notre pays. Primo, la diversification sectorielle avec le développement des investissements dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, des infrastructures, des mines, de l’agro-industrie, en plus du tourisme.
Deuxio, la réduction de la très forte dépendance vis-à-vis de nos partenaires traditionnels avec le renforcement du poids de nos partenaires des pays du Golfe ainsi que l’apparition des investisseurs américains. Il faut noter par ailleurs le développement des investissements japonais et l’importance des investisseurs marocains.
Tertio, la diversification territoriale dans la mesure où toutes les régions du Maroc bénéficient de l’attractivité du Royaume avec des spécificités territoriales de plus en plus marquées et donc une certaine complémentarité 
Enfin, la diversité d’intervention des investisseurs étrangers dans la mesure où l’attractivité du Maroc passe aussi par l’intérêt des investisseurs en portefeuille coté ou non coté. La taille et la qualité des opérations d’acquisitions que nous avons vécues ces dernières années dans les secteurs agroalimentaire et télécoms  démontrent l’intérêt des investisseurs pour le marché local et par extension le marché africain. 
 
- En quoi le contexte créé par le ralentissement chinois peut-il être une opportunité?
- Le ralentissement de l’économie chinoise va créer une onde de choc sur l’ensemble de l’économie mondiale avec des aspects positifs et d’autres négatifs.  Mais, à mon sens, c’est une grande opportunité pour l’Afrique et le Maroc en particulier. En effet, les fonds d’investissement à la recherche d’opportunités vont regarder l’Afrique avec plus d’intérêt à défaut d’une économie chinoise garantissant les 7% de croissance. Ainsi les projets d’investissement en Afrique trouveront plus facilement des financements et particulièrement dans les secteurs des infrastructures. 
La baisse des prix des matières premières qui va découler du ralentissement de l’économie chinoise  va accélérer les mutations des économies des pays exportateurs de matières premières vers les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme.
Néanmoins ce ralentissement pourrait avoir, en fonction de la politique que décidera le gouvernement chinois, comme effet la réduction des investissements à l’étranger et en particulier en Afrique et créer plus de compétition sur les autres IDE. Mais l’Afrique a énormément d’atouts pour voir sa part des les flux des IDE grandir.
 
- Sur quels éléments de l'environnement des affaires voyez-vous des marges d'amélioration?
- Le Comité national de l’amélioration du climat des affaires, dans une logique de partenariat public-privé, identifie pour chaque année les axes d’amélioration du climat des affaires. Le plan d’action 2015 vise à doter notre pays d’un arsenal légal au diapason des attentes des opérateurs économiques et de la nouvelle génération des paramètres d’attractivité des pays. Il comprend 21 projets qui couvrent aussi bien le domaine de l’investissement, de l’urbanisme, de la propriété de la commande publique  du commerce extérieur et du droit des affaires.
En ce qui concerne l’AMDI, membre permanant du CNEA, et dans le cadre des orientations de notre ministre de tutelle, nous avons déployé deux actions. D’abord celle de la veille concurrentielle. En effet, l’environnement des affaires est perçu par les investisseurs internationaux de façon relative. Nos pays compétiteurs sont également un benchmark à suivre pour orienter le sens des réformes du climat des affaires.
Par ailleurs, l’AMDI a mis en place une équipe dédiée pour «le service aux investisseurs« qui est complémentaire à celui offert par les CRI au niveau des régions et permet aux investisseurs de rencontrer les ministères techniques et d’avoir une vue globale de l’ensemble des mécanismes d’incitation à l’investissement mis en place par l’Etat.
Abashi Shamamba

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc