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    IDE: Redistribution des cartes sectorielles

    Par L'Economiste | Edition N°:4596 Le 28/08/2015 | Partager
    L’industrie gagne des positions, l’immobilier résiste
    Le Maroc préserve son attractivité, malgré la baisse des flux sur la région

    Le Maroc fait aussi bien que la Croatie (10 millions d’habitants ), un pays qui s’appuie généralement sur le secteur touristique. Contrairement au royaume, qui tente de diversifier les sources d’investissements. Le Maroc capitalise sur sa proximité avec l’Europe, sa stabilité politique ou encore une situation macroéconomique stable.

    LE Maroc, avec l’Egypte, se maintiennent en tête des destinations phares des investisseurs dans la région nord africaine. Le royaume a attiré en 2014 plus de 3,6 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), en hausse de 9% selon la Cnuced. Sachant que les flux sur la région n’ont cessé de baisser depuis 2012. Ils perdent près de 32% en deux ans pour s’établir à 11,5 milliards de dollars. Au terme de juillet 2015, le flux a augmenté de 14,7% à 15,9 milliards de DH contre 13,9 milliards l’année dernière. En deuxième position après le pays des pharaons qui attire principalement des investissements dans des projets pétroliers et de construction, le Maroc se distingue en tant que pôle services sur la région. Un positionnement en or, puisque le secteur capte plus de 60% du stock des IDE (depuis 2000) dédié à la zone Afrique du Nord. Au Maroc, les IDE services pèsent plus de 61% du stock des investissements étrangers (45 milliards de dollars). Il représente ainsi la plus importante composante de l’IDE du pays sur les dix dernières années. D’où l’ambition du Maroc à devenir une passerelle vers le continent. Un défi qui donnera naissance à Casablanca Finance City (CFC) et qui permettra au pays d’être dans les radars internationaux. Les opportunités offertes ont contribué ainsi à attirer les multinationales dont certaines n’ont pas hésité à y déplacer leurs sièges régionaux. 
    Devenu le «pied-à-terre» des grandes entreprises internationales, le Maroc centralise ainsi 29% des investissements dans le secteur du transport et logistique, suivi par les télécoms, l’immobilier (27%) et la finance (15 %), relève la Cnuced. L’on assiste depuis 2011 à une modification profonde de la structure des positions sectorielles.
    Le secteur immobilier, qui évolue actuellement au ralenti, se maintient pourtant en pôle position des investissements étrangers: 29,5% des flux. Il passe ainsi devant l’industrie qui capte 27,1% des IDE. Il faut dire que les projets industriels ne manquent pas. Preuve en est, l’arrivée des poids lourds dans l’automobile ou encore l’aéronautique mais aussi des projets plus modestes plus axés sur la transmission technologique. Les deux secteurs ont ainsi pris une longueur d’avance sur le tourisme (9,3%), longtemps considéré comme premier centre d’intérêt auprès des investisseurs étrangers. 
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    La Turquie (74 millions d’habitants), qui compte une population
    deux fois plus importante que le Maroc, réussit à drainer quatre fois plus d’investissements étrangers.
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    Les projets dans l’infrastructure, les activités financières et le transport gagnent également en importance. C’est le cas aussi pour les technologies de l’information et de la communication, les investisseurs s’efforçant de conquérir des marchés de consommation en croissance. L’essentiel des IDE réalisés en 2014 reste porté par le tandem France-pays du Golfe qui monopolise plus de la moitié des flux. 
    Un des arguments forts de l’offre marocaine est sans doute sa stabilité politique. Il faut dire que cette bonne tenue de la destination Maroc résulte, entre autres, du désintérêt des investisseurs pour les pays arabes et ceux de l’Afrique du Nord. C’est une menace en moins à gérer pour les investisseurs qui prospectent généralement pour un environnement optimal avec le minimum de risques. Sans parler de la situation macroéconomique du pays tirée par la demande intérieure et les investissements publics. Comparativement aux vingt dernières années, l’économie se montre plus solide et plus résiliente. La croissance se base désormais sur des secteurs fondamentaux et développe de nouvelles filières. Et ce à travers les efforts entrepris en matière d’infrastructures (infrastructures aériennes et portuaires, autoroutes) nécessaires pour le développement du pays et l’accueil des investisseurs. Les stratégies sectorielles, notamment, le programme d’accélération industrielle, donnent une visibilité à l’investisseur qui doit savoir où va le pays et avec quels moyens. 
    La proximité avec l’Europe représente également l’un des principaux atouts du royaume. Sauf que d’autres pays se distinguent également sur le pourtour méditerranéen. La Turquie (74 millions d’habitants), qui compte une population deux fois plus importante que le Maroc, réussit à drainer quatre fois plus d’investissements étrangers. Le pays met en avant les infrastructures installées pour attirer les entreprises immobilières, des services, et les industriels. Ainsi rien qu’en 2014, la Turquie a décroché huit contrats pharaoniques dans le secteur aéronautique. 
    Le Portugal, qui se relève de sa crise, revient dans la course des investissements étrangers. Avec ses 10 millions d’habitants (presque autant que sur l’axe Casa Rabat), le pays a attiré en 2014 près de 8,8 milliards de dollars en se lançant dans le développement des énergies renouvelables (le pays disposerait de la deuxième plus grande centrale solaire du monde).
     
    A. Lo
     

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