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    International

    La Libye cherche du renfort chez les pays arabes

    Par L'Economiste | Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager
    Elle réclame une coalition pour contrer le groupe Etat islamique à Syrte
    Le chaos politique dans le pays annihile tout effort

    Les moyens des forces libyennes sont limités pour contrer les jihadistes de l’Etat islamique qui contrôlent la ville de Syrte. Le gouvernement, reconnu par la communauté internationale réclame le soutien militaire des pays arabes

    Le contrôle de la ville de Syrte fait rage entre les forces libyennes et les jihadistes de l’EI. Le gouvernement temporaire reconnaît son impuissance à mener à lui seul le combat et sollicite le renfort des pays arabes. Le chaos politique qui règne dans le pays ne permet pas une réponse concertée face aux attaques de l’EI. Deux gouvernements, dont l’un reconnu par la communauté internationale, cohabitent. Les deux ont mené des frappes aériennes sur Syrte ces derniers jours pour en reprendre le contrôle mais, l’arsenal dont ils disposent est limité. Reste à connaître la position des pays arabes aujourd’hui. En février dernier, ils avaient écarté l’idée d’envoyer une force internationale en Libye dans le projet de résolution présenté au Conseil de sécurité de l’ONU. La priorité était accordée à la solution politique. Jusque-là, cette piste n’a pas encore donné les résultats escomptés. L’ultimatum du 17 juin fixé par l’ONU pour aboutir à un gouvernement d’union nationale est passé sans que les différentes parties ne se mettent d’accord. Cela dit, c’est dans l’intérêt de tout le monde que le dialogue inter libyen qu’abrite le Maroc, aboutisse.
    L’Egypte et la Tunisie qui ont des frontières avec la Libye sont les premiers à pâtir d’une aggravation de la situation dans le pays. Le premier doit à la fois contenir une insurrection jihadiste dans le Sinaï et surveiller de près sa frontière ouest. La Tunisie, elle, a déjà payé au prix fort la présence de l’Etat islamique en Libye. Elle construit un mur de 168 km entre les deux pays. La porosité de la frontière serait en partie la source des attaques du musée Bardo et d’une station balnéaire près de Sousse qui ont coûté la vie à des dizaines de personnes. Ces attaques touchent la Tunisie, à un point sensible, le tourisme qui est l’un des poumons de l’économie. Des pays comme le Maroc subissent aussi les effets collatéraux de ces événements.
    Malgré une situation politique et sécuritaire très préoccupante, les observateurs anticipent un retour de la croissance en 2015 en Libye après deux années de récession sévère. S’il y a un domaine où les deux gouvernements s’accordent, c’est sur le maintien de la production de pétrole et le contrôle de Libya’s National Oil Corporation. Le secteur des hydrocarbures représente près de 70% du PIB.
    J.R
     

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