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International

Syrie: Washington et Moscou pour une enquête sur les armes chimiques

Par L'Economiste | Edition N°:4584 Le 07/08/2015 | Partager

Les Etats-Unis et la Russie parlent enfin le même langage. Ils sont tombés d’accord pour l’ouverture d’une enquête sur les armes chimiques qui auraient été utilisées en Syrie. Dans un premier temps, Moscou avait nettement rejeté toute investigation sur des attaques au chlore attribuées aux troupes de Bachar Al-Assad. Le 6 août à Kuala Lumpur, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a indiqué avoir trouvé un  terrain d’entente avec son homologue russe Serguei Lavrov sur une résolution de l’ONU. Cet accord pourrait ainsi permettre de constituer un groupe d’experts qui sera chargé d’identifier les auteurs de l’utilisation de gaz chimiques en Syrie.
En juillet dernier, Washington avait en effet proposé au Conseil de sécurité la constitution d’un groupe d’experts pour identifier les auteurs de ces attaques au chlore. Selon les premiers éléments qui ont filtré côté américain, cette mission, qui devrait s’appeler «mécanisme conjoint d’enquête», serait composée d’experts de l’ONU et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Elle sera chargée d’identifier les individus, entités, groupes ou gouvernements accusés d’être responsables d’attaques chimiques. Une fois approuvée par les Nations Unies, la mission enquêtera pendant un an, mais elle devra livrer son premier rapport tout juste trois mois après sa mise en place. Pour John Kerry, une enquête sur l’usage de chlore contre les populations syriennes «permettrait de demander des comptes» aux responsables de ces atrocités.
Même si la Russie a toujours volé au secours de la Syrie niant toute attaque chimique contre les groupes opposés à Bachar Al-Assad, le fait est que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont toujours accusé le régime syrien du contraire. Un point de non-retour semblait être franchi vu le refus catégorique de Moscou.
En 2013, un accord entre Washington et Moscou obligeait la Syrie à détruire ses armes, mais selon un rapport de l’OIAC, le pays s’en est servi de manière systématique et répétée contre les populations. La Russie avait elle-même proposé la destruction des armes car les Etats-Unis, soutenus par la France, avaient brandi la menace d’une intervention militaire en Syrie.
E.M.G.
 

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