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International

Guerre contre l’EI
Ankara et Téhéran enfin d’accord

Par L'Economiste | Edition N°:4584 Le 07/08/2015 | Partager
Rohani demande une «coopération plus étroite»
Un impératif, selon Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue iranien Hassan Rohani veulent désormais faire face ensemble aux groupes djihadistes en Syrie et en Irak
 

Revirement à 180 degrés. Après avoir demandé le respect de la souveraineté des Etats dans la lutte contre le terrorisme suite aux frappes aériennes menées par la Turquie en Syrie et au nord de l’Irak, l’Iran a finalement changé d’avis. Jeudi, Téhéran a souhaité une meilleure coopération avec Ankara pour contrer ensemble la menace djihadiste qui pèse sur toute la région. Entre la position initiale adoptée par les autorités iraniennes et cette volte-face, l’eau semble avoir coulé sous les ponts.
Dans  une conversation téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le président Hassan Rohani a ainsi préféré arrondir les angles. Il a appelé à une «coopération plus étroite» avec la Turquie pour lutter contre les groupes djihadistes. Les deux pays, souvent opposés au sujet de la guerre menée contre les groupes djihadistes en Syrie et en Irak, semblent de ce fait revenir à de meilleurs sentiments. Pour le président Rohani, la stabilité régionale doit primer sur les divisions.
«L’Iran et la Turquie ont toujours été côte à côte dans de très difficiles circonstances, et aujourd’hui également, dans l’actuelle situation difficile, nous devrions être capables de résoudre», ensemble, les conflits, a-t-il admis lors de son échange avec Recep Tayyip Erdogan. Le chef d’Etat iranien juge d’une «importance capitale» le renforcement des relations entre Téhéran et Ankara.
Du côté turc, le message a été bien accueilli. Le président Reccep Tayyip Erdogan a ainsi expliqué l’importance que revêt une coopération turco-iranienne pour faire face à la menace que représentent l’Etat islamique et les autres groupes terroristes dans la région. Il est «impératif de combattre l’extrémisme et le terrorisme, en particulier le groupe Etat islamique (EI), par la coopération», a-t-il souligné, insistant aussi sur l’«énorme importance» de cette coopération avec Téhéran et surtout le danger que représente l’EI.
Fin juillet, la Turquie avait même lancé ses premières frappes aériennes sur le territoire syrien et contre certaines positions kurdes au nord de l’Irak. Ankara s’était dit disposée à en finir avec les groupes terroristes suite à l’attentat de Suruç (32 morts) attribué aux combattants de l’Etat islamique.
Actuellement, aucun détail n’a filtré sur cette coopération qui se dessine. La Turquie reste toujours très hostile au régime de Bachar Al-Assad et rejette toute négociation avec lui alors que l’Iran est l’un des plus proches partenaires de la Syrie. Les relations entre les deux pays restent normales mais souvent tendues, notamment lorsqu’elles concernent les voisins syrien et irakien. Téhéran et Ankara devront donc trouver un juste milieu dans leur lutte contre les groupes terroristes.o
E. M. G.
 

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