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Economie

Paiement: Les Marocains se cherchent encore

Par L'Economiste | Edition N°:4583 Le 06/08/2015 | Partager
Plus de 193 milliards de DH de monnaie en circulation au premier semestre
Les dépôts à vue en progression soutenue
La méfiance envers les chèques persiste toujours

Les Marocains préfèrent l’argent liquide aux autres instruments de paiement. L’activité fiduciaire ne cesse d’augmenter. La tendance varie suivant les saisons. En période estivale, les ménages privilégient le cash pour leurs différentes transactions. La rentrée scolaire et l’Aid el Adha, présentent généralement le même comportement

«Money, Get Away» chantait Pink Floyd en 1973. Plus de quarante ans plus tard, plusieurs pays se préparent à la dématérialisation des modes de paiement. Le Maroc reste encore majoritairement dans la masse monétaire. Celle-ci pèse actuellement plus de 1.107 milliards de DH. A fin juin 2015, le montant global de la monnaie en circulation a atteint 193,6 milliards de DH, en augmentation de 2,24% depuis le début d’année.
La demande globale de l’économie nationale en monnaie fiduciaire a connu, ces cinq dernières années, une augmentation de plus de 46%. En regardant de plus près, la circulation des billets et des pièces connaît, dans l’ensemble, des variations conformes à son profil saisonnier. Sur les trois dernières années, la circulation fiduciaire a augmenté de 4,8 milliards de DH en moyenne entre juin et septembre. Les ménages dépensent plus souvent en période estivale, mais également pendant le mois de ramadan. Outre les mois d’été, d’autres rebondissements sont comme d’habitude, notés à l’approche de la rentrée scolaire ou encore à l’Aid Al Adha. Le secteur informel, vivier du cash continue de nourrir la circulation de l’argent liquide.
Pourtant d’autres instruments de paiement existent, mais pour beaucoup de gens, le doute sur la sécurité freine le passage à l’acte. La méfiance envers les chèques notamment est de plus en plus persistante. Les particuliers acceptent avec suspicion le règlement par chèque, moyen qui représente tout de même 45% des transactions. Au terme du premier semestre, 2% de chèques rejetés des 14,65 millions émis ont été recensés, soit près de 10 millions de DH. Les chèques en bois continuent de gangréner l’économie nationale. A titre préventif, certains commerces n'acceptent pas le chèque pour un montant inférieur à 200 DH. Pour des sommes beaucoup plus élevées, la certification est alors exigée. Depuis trois ans, les chèques pré-barrés avec la mention NE ont probablement été un moyen de contrer les transactions en liquide dans l’économie.
Les virements bancaires, plus verrouillés et donc plus sécurisés, connaissent un certain entrain. Ils représentent 35% des transactions. Les échanges se sont élevés à 189 millions de DH au terme du premier semestre.
Le paiement par billets et pièces confirme ainsi les habitudes des Marocains, mais ne fait pas forcément le bonheur des banques. Déjà serrées au niveau des ressources, les banques doivent composer l’été avec cet autre facteur de pression. La hausse de la circulation fiduciaire creuse un peu plus le déficit de liquidité du système. Une situation qui impacte sensiblement l’activité du crédit. Toutefois, au terme du second trimestre, le taux d’accroissement du crédit bancaire ressort en hausse de 4,2%. En parallèle, les dépôts à vue auprès des banques maintiennent la cadence. Le patrimoine financier des ménages a augmenté de 43 milliards de DH en 2014 pour s’établir à 655 milliards de DH. Il est constitué essentiellement de dépôts bancaires.
Si l’utilisation du cash est fortement ancrée dans les habitudes de consommation, les établissements de crédit poussent davantage les clients à recourir aux autres moyens de paiement. L’offre de carte de paiement s’est en conséquence multipliée sur le marché. Le règlement des achats par carte bancaire enregistre de forte croissance. Mais les volumes sont encore très loin de concurrencer l’utilisation du cash. Le paiement en ligne s’est nettement accéléré au premier trimestre 2015 (dernières données disponibles). L’activité par cartes marocaines a évolué de 5,8% en nombre d’opérations en passant à 506 millions de transactions sur la même période en 2015. Les montants ont de leur côté enregistré une hausse de 3%, atteignant 249,8 millions de DH. Une performance qui traduit notamment l’accroissement des détenteurs de cartes (+2%) mais également du nombre des sites marchands, plus de 350 sites. Ce sont, les interfaces de paiement des redevances qui sont les plus sollicitées. Payer en ligne rentre de plus en plus dans les mœurs. De la facture d’eau, d’électricité, du téléphone ou le voyage, le règlement par voie électronique gagne du terrain. Au final, ce sont les opérations de retrait qui fleurissent de plus en plus. Celles-ci représentent 90,2% des transactions.
 A. Lo

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