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Evénement

Elections: La bataille des grandes villes

Par L'Economiste | Edition N°:4580 Le 03/08/2015 | Partager
Le PJD et l’Istiqlal croiseront le fer à Fès
Tanger, une circonscription sous haute tension
Les scrutins locaux, plate bande pour les législatives

Plus l’échéance du 4 septembre se rapproche, plus l’effervescence se propage dans les états major des partis politiques. Les premières places seront chères à prendre. Et des résultats des prochaines élections communales et régionales, dépendra le positionnement des formations politiques. Et par anticipation, ils dessineront la carte des législatives de 2016 qui permettront de choisir le prochain chef du gouvernement. C’est dire les enjeux de cette bataille électorale qui se joue devant nous. Sans préjuger des suites, force est de constater que les bras de fer entre les formations de la majorité et de l’opposition laisseront des traces. Avant même le démarrage officiel de la campagne électorale, les éclairs des échanges brillent de mille feux. Ils renseignent sur l’ampleur du vacarme du tonnerre à venir. D’autant que le PJD n’a jamais pu accepter les pressions et les manœuvres lors de la constitution des bureaux de conseils de  certaines villes et de régions en 2009, qui ont été couronnés par la domination du PAM, nouvellement créé à l’époque. Des amis de Benkirane considèrent ces élections comme une occasion en or pour prendre leur revanche. Et ils veulent le montrer dans certaines villes considérées comme symboles des bagarres à venir. C’est le cas de Tanger où trois partis jouent le va-t-en guerre. Il s’agit du PAM dont la liste sera conduite par Fouad Omari, député et maire sortant. Son sort est menacé par des concurrents de taille comme notamment Abdellatif  Berrahou, député du PJD, qui devra conduire la liste du parti de la lampe. Car, les candidats de ce parti ne sont pas encore officiellement accrédités. La procédure est plus complexe, fait-on savoir du côté du PJD. En tout cas, les dossiers s’accumulent sur le bureau du secrétaire général qui devra trancher prochainement. A noter que Najib Boulif, ministre délégué au Transport, originaire de cette ville où sa liste avait remporté trois sièges en novembre 2011, semble être disqualifié à l’instar de Abdelaziz Aftati à Oujda. A moins que le secrétariat général du PJD n’intervienne en dernier lieu en leur faveur. A Tanger, le RNI, bien implanté, peut jouer les trouble-fête. Hassan Bouhriz, jeune député, fort du soutien de son père, notable de la ville et du parti. De même, Hamid Aberchane de l’UC, président du conseil provincial de la ville et parlementaire de la Chambre des conseillers, est également favori.
Mais c’est à Fès, où les projecteurs seront braqués. Les partis de la majorité voudront abattre Hamid Chabat pour le sortir de sa ville. Pour  eux, il s’agit d’un duel emblématique, qui leur permettra de franchir la citadelle bien gardée par le secrétaire général de l’Istiqlal. Et le maire de Fès n’est pas près à se laisser faire pour le déraciner de son fief. Déjà, il y a quelques années, Lahcen Daoudi, qui a le sens des formules ( il faut déchabatiser Fès) s’était cassé les dents face à une machine rodée et alimentée par un bilan positif qui plaide pour le maire de la capitale spirituelle.  D’autant que la tension avec le secrétaire général du PJD a atteint son paroxysme. L’épisode de Moulay Yacoub où le candidat de l’Istiqlal l’avait remporté pour la 5e fois, après les recours successifs du PJD lui est resté en travers de la gorge. Il donnerait tout pour prendre sa revanche, d’autant qu’il s’agit d’une élection test qui devra donner le poids réel de chaque formation. Et dans cette bataille, le PJD compte s’allier avec ses amis de la majorité, particulièrement le ministre Mohamed Abbou du RNI.
A Marrakech, la majorité ne veut plus que le statu quo, avec Fatima Mansouri, maire de la ville, soit reconduit.  Abdelaziz El Banine du RNI veut gagner le 4 septembre pour devenir maire de la ville ocre. D’autres candidats sont en lice.
A Rabat, le maire sortant Fathallah Oualalou ne compte pas se représenter. L’USFP n’a pas encore aligné un candidat ayant des chances de l’emporter. Le RNI, qui n’est pas très présent dans la capitale administrative, compte aligner ses deux nouvelles recrues. Il s’agit de Abdelkébir Berkia, président sortant de la région et transfuge de l’Istiqlal. Le deuxième  est Abdelkader Tatou, président sortant MP du Conseil provincial de Rabat et vice-président de la Chambre des représentants. Quant au PAM, il mise sur Abderrahman Benhamou, député de Rabat et bien vu par le PJD.

Ça va chauffer à Casablanca

La situation de certaines grandes villes n’est pas reluisante. Développement inéquitablement réparti au niveau territorial, pauvreté, problèmes d’aménagement… C’est le cas notamment de Casablanca, qui a été placée sous les projecteurs par le Souverain à l’occasion de son discours critique, prononcé à l’ouverture de la session d’automne du Parlement en 2013. Depuis, un plan de développement a été mis en place pour hisser cette ville aux standards internationaux. Devraient suivre les politiques à l’occasion de ces élections pour relever les défis qui attendent la capitale économique. D’ailleurs, Karim Ghellab, député d’une circonscription de Casablanca et ancien président de la Chambre des représentants, va briguer un nouveau mandat sous les couleurs de l’Istiqlal. Cet ancien ministre a toutes les qualités pour rafler le poste convoité de maire de Casablanca. Il sera appuyé par Yasmina Baddou, députée et président de l’arrondissement d’Anfa. Mohamed Sajid, maire sortant, hésite encore à se représenter. Le RNI devra également peser de toutes ses forces en misant sur Chafik Benkirane.

M. C.
 

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