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Politique

Le PPS décline son programme électoral
44 propositions pour convaincre

Par L'Economiste | Edition N°:4572 Le 21/07/2015 | Partager
Objectif: Remporter 3.000 sièges et la présidence d’au moins une région
Le parti de Benabdallah veut séduire par «le sérieux»

En présentant son programme électoral, le premier parmi les 32 partis en compétition, le PPS a affiché ses ambitions d’être une formation émergente, qui va surprendre par les résultats aux prochaines échéances

A sept semaines des échéances communales et régionales, le PPS est le premier parti politique sur les 32, à rendre public son programme électoral. D’emblée, Nabil Benabdallah qui a présidé sa présentation hier à Rabat, a placé la barre haute.  «Son parti émergent affiche de grandes ambitions, alimentées par l’expérience de ses cinq ministres et la proximité ressentie avec la population à l’occasion des meeting organisés au cours des derniers mois», a souligné le secrétaire général du parti. Sa formation compte couvrir 10.000 circonscriptions. Elle vise plus de 3.000 élus et plus de 300 présidences de communes, sans parler des conseils préfectoraux et provinciaux et des chambres professionnelles. Du coup, il table sur la formation d’un groupe parlementaire du PPS au sein de la Chambre des conseillers. L’ambition de Nabil Benabdallah va jusqu’à prétendre à la présidence d’au moins une région sur les 12 instituées par la régionalisation avancée.
Sur les alliances, il a fait valoir l’accord des partis de la majorité qui ont convenu de soutenir celui qui est le mieux placé d’entre eux. Toutefois, la réalité locale est régie par d’autres contingences, nuance-t-il. En tout cas, il veut «éviter ce que le pays a vécu en 2009, une expérience amère», allusion faite à la période de formation des conseils de ville et de régions et qui avait abouti au sit-in d’un ministre devant la wilaya d’Al Hoceima.
En attendant, le slogan choisi par le PPS pour sa campagne électorale est «le sérieux». Un terme générique a déjà été employé par le parti lors des élections communales en 2003. Pour Nabil Benabdallah, il traduit les attentes de la population des élus et des responsables publics.
Le PPS veut mobiliser toutes ses énergies, y compris la descente de ses cinq ministres dans l’arène locale, en se portant candidats. Le parti veut convaincre les plus hésitants à se lancer dans la bataille électorale. La campagne électorale durera tout l’été si on prend en compte celle relative à l’élection des chambres professionnelles.  
En tout cas, le programme électoral du parti est composé de 44 propositions et engagements. C’est une sorte de cahier de charges de l’élu du PPS. Sur cette liste, celle qui retient l’attention. Il s’agit de développer des actions en direction de la jeunesse et de l’enfance, l’un des enjeux majeurs de l’action communale et souvent absents des programmes électoraux. Ainsi, le parti envisage de mettre en place un service de référence au sein de la commune, qui travaille avec les associations pour développer des activités éducatives et récréatives. Et cela à travers des maisons dédiées à la jeunesse, des aires de jeux et l’accès à tous les équipements socioculturels et sportifs. Les jeunes déscolarisés ne sont pas oubliés par le programme électoral du PPS. Celui-ci propose de conduire une politique de réinsertion à travers la formation, l’apprentissage et l’ouverture sur les nouvelles technologies. Idem pour la protection de l’enfance contre toutes les formes d’exploitation, en particulier les enfants des rues, qu’il faudra réinsérer dans le processus de formation et d’emploi.  
Mais pour cela, il est impératif de réussir la mise en œuvre de la régionalisation avancée. L’objectif est de faire jouer à la région son rôle en matière de planification du développement régional, souligne Abdelahed El Fassi qui a supervisé la préparation du programme électoral. Ainsi, les nouveaux rôles des élus ont trait à la gestion de la proximité pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Mais attention, ils doivent être capables de planifier dans le cadre d’une vision de développement humain, couplée à la nécessité de s’inscrire dans la compétition des territoires.

 Développer l’attractivité régionale

Le PPS insiste sur deux attributions du Conseil régional. La première porte sur la capacité des élus à mettre en place un plan de développement régional. Il s’agira de développer l’attractivité de la région en favorisant les conditions pour la promotion de l’investissement, le développement des infrastructures, la mise en place d’activités économiques et des zones industrielles. A cela s’ajoutent l’amélioration du climat des affaires, la formation professionnelle. La deuxième attribution a trait à la mise en place de plans d’aménagement du territoire.

M. C.

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