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Fès/Insécurité: La psychose s’installe

Par L'Economiste | Edition N°:4572 Le 21/07/2015 | Partager
Le maire a appelé les services de sécurité à être plus fermes
7 meurtres, lynchage, bagarres de gangsters… le bilan du Ramadan

L’insécurité à Fès est due à un manque d’effectif de policiers. Pour la petite histoire, le 23e arrondissement de police récemment inauguré à Belkhayat Ben Debbab ne dispose que de 10 policiers pour plus de 45.000 habitants

C’EST un mois sacré sanglant qu’a vécu la capitale spirituelle cette année. Pas moins de sept meurtres ont été commis dans différents endroits de la ville de Fès. Triple infanticide à Fès-Jdid, litige familiale et meurtre à Dhar Lakhmiss, rixe à coup de sabres à Bab Ftouh, arrestation d’un surnommé «El Ghoul» à Zouagha et «guerre» de gangs au quartier Lido… bref, les quatre coins de la ville ont été secoués par la criminalité durant le Ramadan. Même la prestigieuse avenue Hassan II a eu droit à sa «scène d’horreur»: le lynchage public du jeune travesti. Pour la plupart, à l’origine de ces faits divers, une extrême pauvreté sur laquelle se greffent d’autres problèmes sociaux et un manque patent d’effectif dans la sécurité policière. Ce qui a d’ailleurs poussé  le maire de Fès, Hamid Chabat, à tirer à boulets rouges sur les services de l’ordre, lors des différents meetings qu’il a tenus dans les six arrondissements de la ville. Selon lui, la recrudescence des actes d’agression commence vraiment à inquiéter habitants et visiteurs de la ville. S’exprimant devant les militants du Parti de l’Istiqlal, le maire a signalé «l’existence d’un système de corruption entre des policiers et un criminel notoire, surnommé El Ghoul, et recherché depuis 10 ans». Propriétaire d’un café où sévissent drogue et machines à sous, El Ghoul a été interpellé le lendemain de la déclaration du maire. Chabat a même proposé une marche pour réclamer la sécurité, avant de se rétracter après avoir obtenu des promesses de rétablissement de l’ordre, de la part des autorités. Rappelons que les habitants de Fès ont à plusieurs reprises manifesté leur mécontentement lors de plusieurs marches successives. Ils n’hésiteraient pas à descendre dans la rue pour réclamer une plus grande sécurité.
Quelques jours après l’appel du maire, des brigades spéciales ont été déployées avec comme mot d’ordre «tolérance zéro», ratissant les rues de Fès. La police a ainsi pu réaliser un énorme coup de filet. Une descente musclée dans le quartier Lido, mitoyen de Douar El Asker et Dhar Lmahraz, a donné lieu à l’arrestation de 3 dealers notoires, dont un dénommé «Souifa». L’opération a été coiffée par Fouad El Ghallodi, adjoint du préfet Noureddine Sennouni, en personne. A noter que «Souifa» a terrorisé les habitants du quartier Lido durant plus d’une semaine.
Au niveau de la préfecture de police, les nouvelles consignes sont formelles: assainir coûte que coûte. En quelques jours, le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) a élucidé plusieurs affaires et démantelé des bandes de malfaiteurs. Dans ce lot, des individus activement recherchés ont été mis hors d’état de nuire. Des propos rassurants certes, mais qu’il faut consolider avec des actions plus fréquentes sur le terrain. Depuis l’affaire du lynchage, des policiers en binôme sillonnent les grandes artères en guise de prévention.
A ce titre, la mairie a financé l’installation d’un système de vidéosurveillance à hauteur de 40 millions de DH. «La Ville appuie également l’acquisition des véhicules (voitures, motos, quads..) et finance une partie du carburant au profit des services de la DGSN», indique Allal Amraoui, 1er vice-maire. Pour le responsable de la ville, «il faut surtout renforcer les effectifs de la police et les doter de moyens».

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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