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Une nouvelle couverture contre le risque sécheresse

Par L'Economiste | Edition N°:4572 Le 21/07/2015 | Partager
Le ministère de l’Agriculture prépare un scénario
Les premières souscriptions interviendront en 2016
Pour l’indemnisation, plus besoin de déclarer l’état de sinistre de la zone

Le risque de sécheresse représente 41% des expositions des chiffres d’affaires toutes filières agricoles confondues

L’assurance agricole sera bientôt étoffée. Le ministère de l’Agriculture prépare un modèle actuariel pour la conception et l’exploitation d’une assurance paramétrique. A titre expérimental, les premières souscriptions à cette couverture sont prévues en septembre 2016. Une assurance paramétrique du risque de sécheresse à partir d’une méthode indicielle viendrait soit en complément, soit en substitution des dispositifs existants. En principe, cette police permet de traiter de larges zones à des coûts de gestion limités. Elle présente l’avantage d’accélérer le processus d’indemnisation puisque celui-ci ne dépendrait plus d’une déclaration réglementaire de l’état de sinistre.
Ce genre de produit d’assurance est lié à un indice présentant une forte corrélation avec les rendements locaux. Les indemnisations sont déclenchées en fonction des tendances de l’indice convenu et ne sont pas liés aux rendements effectifs. Basé  sur un indice vérifiable de façon indépendante, ce produit peut être réassuré permettant ainsi aux compagnies d’assurances de transférer les risques.
Selon le département de l’Agriculture, la sécheresse est le risque le plus important qui guette le Maroc. Elle représente 41% des expositions des chiffres d’affaires toutes filières agricoles confondues, suivie par les maladies ravageurs (21%), le chergui (10%) et les hautes températures (8%). De plus, avec les changements climatiques attendus durant les vingt prochaines années, la dépendance à la pluviométrie risque de s’aggraver. Ils auront des impacts négatifs sur le développement de l’agriculture et se traduiront par des baisses de productivité et de revenus si aucune mesure n’est prise. Même les bénéfices  attendus des programmes d’investissements engagés dans le cadre du plan Maroc Vert pourraient être limités.
Le Maroc a d’ailleurs obtenu un don du Fonds français pour l’environnement mondial pour la mise en œuvre d’un projet d’adaptation de l’agriculture au changement climatique. Ce projet fait de  la gestion du risque climatique un axe central.
Depuis 2011-2012, un produit «Assurance Multirisque Climatique» est commercialisé. Il couvre les récoltes céréalières, les légumineuses et les oléagineuses contre un ensemble de risques climatiques dont la sécheresse. L’Etat a incité les agriculteurs à y adhérer puisqu’il accorde une subvention aux cotisations des agriculteurs. Les superficies assurées sont en hausse passant ainsi de 300.000 hectares à plus de 718.000 aujourd’hui. Le taux de pénétration atteindrait 17% de la totalité des superficies cultivées en céréalières, légumineuses et oléagineuses.


K. M.

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