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International

La Grèce gagnera-t-elle l’après-référendum?

Par L'Economiste | Edition N°:4563 Le 07/07/2015 | Partager
Les discussions reprennent avec la question de la dette
L’Eurogroupe attend de nouvelles propositions de réformes
Signe de coopération, le ministre des Finances «démissionne»

Les Grecs ont dit Oxi (Non) à «l’argent vs réformes», c’est la démocratie. La Commission européenne prend acte et respecte le résultat du référendum. Les dirigeants de la zone euro se réuniront, aujourd’hui mardi à Bruxelles, pour un sommet consacré aux conséquences. Troisième programme d’aide ou Grexit?, c’est là, toute la question.
Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel  tentent aussi de trouver une stratégie commune. Les réunions européennes doivent «indiquer une voie définitive permettant de résoudre le problème de la Grèce», a estimé le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui a gagné son «pari politique», a annoncé que de nouvelles discussions reprennent en dépit de la réticence de l’Allemagne. Cette fois la dette serait sur la table des négociations. Les créanciers exigent des réformes douloureuses pour la Grèce depuis 2010, en échange de 240 milliards d’euros de prêts ou promesses de crédits, qui ont porté la dette grecque à près de 180% du PIB.
Les dirigeants européens s’emploient à trouver une solution politique. Aussi, l’Eurogroupe attend-il que les autorités grecques viennent avec de nouvelles propositions de réformes et d’économies budgétaires. Un dossier qui sera ouvert au moment même où Yanis Varoufakis, le ministre des Finances, a été contraint de démissionner. Une décision interprétée comme «une volonté de la part du gouvernement grec de faciliter les négociations avec ses créanciers».
La situation est d’autant plus urgente que la Grèce n’a plus d’argent. Ses banques sont fermées depuis une semaine, fragilisées par les récents retraits massifs.
Tous les regards sont tournés vers la BCE. Elle seule peut sauver l’économie grecque. Si le pays n’est pas réapprovisionné en euros, il devra avoir recours à une monnaie parallèle les «IOU» (I Owe You, Je vous dois) pour payer factures, salaires et retraites.
«Au moment où un pays introduit une nouvelle monnaie, il sort de l’euro», a assuré le président du Parlement européen, Martin Schulz. D’après Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo Securities qui analyse l’évolution du dossier grec (cf. notre édition du N° 4559 du  1/07/2015), «le problème institutionnel du Grexit est qu’il n’est prévu par aucun traité. On peut négocier une sortie de l’UE et de fait de la zone euro, mais il n’y a pas de base légale pour quitter la zone euro et rester dans l’UE (avec les avantages que cela procure)».
«En cas d’attaques spéculatives sur la dette des pays périphériques (le Portugal étant particulièrement vulnérable), la BCE pourrait autoriser les banques centrales des pays membres à accroître leurs achats d’emprunts d’Etat nationaux dans le cadre du Programme d’achat d’actifs du secteur public», indique pour sa part Eric Chaney, responsable de la Recherche AXA IM & chef économiste du groupe AXA.
«Il faut toutefois s’attendre à une réaction négative des marchés financiers, l’euro et les places boursières essuyant une baisse supplémentaire de 5 à 10%. Il est peu probable que les spreads de la dette des pays périphériques s’écartent à nouveau, étant donné le soutien probable de la BCE», ajoutent les experts d’AXA IM.
Hier lundi à la mi-journée, les marchés européens perdaient du terrain mais restaient calmes. Les cambistes attendent d’en savoir plus sur l’avenir des discussions avec les créanciers et sur celui de la Grèce au sein de la zone euro.

Que fait le FMI pour résoudre les impayés?

Athènes se trouve en défaut de paiement vis-à-vis du FMI et doit encore honorer plusieurs échéances ce mois-ci, dont 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 juillet. Le Fonds a adopté une politique de collaboration avec les pays membres pour apurer leurs arriérés.
En suivant cette démarche, il a globalement réussi à contribuer à rétablir l’accès des pays au financement. Par exemple, entre 1978 et 1989, 19 pays ont accusé des impayés et ont accumulé des arriérés envers le FMI. A l’exception du Soudan et de la Somalie, tous ces pays ont pu, durant cette période, œuvrer avec le Fonds monétaire pour apurer les soldes exigibles. Le Zimbabwe est le seul pays qui ait accumulé des arriérés.

F. Z. T.

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