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    International

    L’extra time sur le nucléaire iranien

    Par L'Economiste | Edition N°:4558 Le 30/06/2015 | Partager
    Les derniers détails techniques se négocient à Vienne
    Sur les points critiques, la clé se trouve chez Ali Khamenei

    L’échéance du 30 juin pour trouver un accord sur le nucléaire iranien n’a finalement rien d’ultime. Au jour «J», Téhéran et les puissances (du groupe des «5+1») n’ont toujours pas trouvé de solutions pour les derniers points restés en suspens. Néanmoins, les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances et de l’Iran ont pour la plupart quitté Vienne laissant leurs experts sur place et prévoyant de revenir au cours de la semaine. L’Iranien Mohammad Javad Zarif, parti à Téhéran pour des consultations avec sa hiérarchie.
    Les grandes puissances exigent une limitation durable des capacités nucléaires iraniennes de recherche et de production, un retour automatique aux sanctions en cas de violation des engagements pris et des inspections «rigoureuses» des sites iraniens, «y compris militaires si nécessaire», comme y tient la France.
    Or, le guide suprême Ali Khamenei, qui a la haute main sur le dossier nucléaire, a réitéré en début de semaine son refus de toute inspection des sites militaires, une «ligne rouge» non négociable selon lui. Khamenei a également déclaré ne pas accepter de «limitations de longue durée» du programme nucléaire, alors que les grandes puissances souhaitent brider celui-ci pour au minimum 10 ans.
    Le seul motif de l’Iran pour négocier sa capacité nucléaire, la levée des sanctions sur son économie, est également en discussion. Téhéran souhaite que l’embargo soit levé dès la mise en œuvre de l’accord, alors que les grandes puissances prônent une démarche progressive.
    Toutefois, bien que les choses paraissent complexes, il s’agit quand même de la première fois que des négociations englobant l’Iran et les Etats-Unis atteignent ce point. Après avoir normalisé ses relations avec Cuba, la Maison Blanche veut rétablir ses relations avec Téhéran. Cet accord serait le premier pas d’une possible réconciliation après 35 ans de tensions, ce qui inquiète les puissances arabes et Israël. Un règlement du dossier aurait également un impact sur le marché mondial de l’énergie, en libérant les immenses réserves iraniennes d’hydrocarbures.
    Il donnera également une bouffée d’oxygène à l’économie du pays qui se débarrasserait des sanctions qui lui ont coûté, les dix dernières années, près de 480 milliards de dollars, soit plus d’un an du PIB.
    M.L

     

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