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L’échec, meilleur ennemi des entrepreneurs

Par L'Economiste | Edition N°:4558 Le 30/06/2015 | Partager
Echouer, toujours synonyme de médiocrité
Or, le chemin des businessmen n’est jamais fait que de gloires
Un gage d’expérience et de maturité dans d’autres cultures

Le chemin des entrepreneurs est souvent truffé d’échecs, d’erreurs et de moments de doute. Les winners les perçoivent comme des tremplins vers le succès

Prenez un peu de flair, une pointe d’audace, une volonté de fer, du leadership, du goût pour l’aventure et le challenge, beaucoup d’ambition et de passion, et vous aurez une graine d’entrepreneur. Rajoutez-y deux fois plus de travail, de patience, de persévérance, de résilience et une foi inébranlable, et vous obtiendrez un vrai businessman. N’est pas entrepreneur qui veut. Se lancer dans les affaires nécessite des qualités qui ne sont pas données au commun des mortels. Oui, les entrepreneurs, c’est une catégorie à part. Seuls ceux qui sauront travailler sur eux-mêmes pourront intégrer ce cercle fermé. Cela dit, le chemin des hommes d’affaires n’est pas semé que de fleurs et de gloires. Il est aussi truffé d’embûches, de doutes, d’erreurs et d’échecs. Beaucoup de ceux qui ont réussi sont d’abord passés par la case échec: une entreprise qui fait faillite, un projet qui capote, un produit qui ne séduit pas, une mauvaise décision aux conséquences ravageuses,… Le futurologue Mahdi Elmandjra ne disait-il pas que «pour réussir, il faut connaître dans sa vie un échec très tôt et une réussite très tôt»?
Perdre une bataille n’est pas la fin du monde. Le tout est de savoir se relever et aller de l’avant. En témoignent les parcours des businessmen les plus brillants et les plus reconnus au Maroc, qui ont su tirer des leçons de leurs revers et qui n’ont jamais baissé les bras. «L’échec est une vraie valeur immatérielle», souligne le fondateur du groupe Saham, Moulay Hafid Elalamy. Mais rares sont ceux qui savent l’apprécier à sa juste valeur. Contrairement à d’autres cultures, comme aux Etats-Unis où même les banques cherchent vos expériences malheureuses sur votre dossier avant de vous accorder un crédit, au Maroc les «déboires entrepreneuriaux» ne sont pas acceptés. L’échec est automatiquement associé à la médiocrité. Banques et investisseurs y sont allergiques. Ce blocage mental fait sans doute partie des principaux freins à l’entrepreneuriat.
En préparant ce dossier, l’on s’est demandé: les businessmen marocains oseront-ils confier leurs échecs? Si certains ont aimablement décliné notre sollicitation, d’autres, portés par leur passion et leur sens du partage, n’ont pas hésité une seule seconde.
Pour réussir, ils ont d'abord accepté l'échec. Ceux que l'on considère comme des modèles de réussite sociale se sont "cassé la figure" avant de briller. Mais ils n'ont jamais déclaré forfait. Ils ont pu renaître de leurs cendres par la force de leur volonté. C'est là l'un des secrets de la réussite dans l’entrepreneuriat, ne jamais abandonner.
Ahlam NAZIH
 

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