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    Finances-Banques

    La baisse des taux favorise les levées de fonds

    Par L'Economiste | Edition N°:4558 Le 30/06/2015 | Partager
    Près de 3% sur les moyennes et longues maturités
    7 émissions, plus de 5 milliards de DH empruntés
    Oulmès fait ses premiers pas sur le marché obligataire

    Les entreprises ont accéléré les levées depuis le début d’année pour profiter des conditions de financement attractives favorisée par la baisse des taux des bons du Trésor.

    Les émissions obligataires se sont emballées au mois de juin. BCME Bank et Société Générale ont mobilisé 2,8 milliards de DH. Le Fonds  d’équipement communal (FEC), Afriquia Gaz et Maghreb Oxygene ont obtenu le feu vert du CDVM pour de prochaines levées. Pour l’heure, le régulateur a validé 7 programmes, chacun avec sa formule adaptée, pour un montant global de plus de 5,5 milliards de DH. C’est déjà mieux que l’année dernière. «Pourtant, le nombre d’entreprises qui interviennent sur le marché obligataire reste très faible», atteste un analyste.
    Il faut dire que les conditions particulièrement attractives du marché devraient attirer beaucoup d’entreprises vers cette source de financement. Les rémunérations des bons du Trésor qui servent de référence au calcul du taux d’intérêt des émissions obligataires ont fortement décroché depuis le début de l’année. La baisse atteint deux points de pourcentage sur certaines maturités, autrement dit, une aubaine. Certes, le Trésor emprunte à environ 3% sur des maturités plus au moins longues. «Jamais, depuis le début des années 2000, il n’a bénéficié de conditions de financement aussi favorables sur ces maturités», souligne un professionnel du marché. Après des baisses importantes sur l’ensemble des maturités l’année dernière, les taux poursuivent leur dégringolade. Du coup, les investisseurs sont plus actifs sur les maturités moyennes et longues pour rechercher un peu plus de rendement. Oulmès a eu recours pour la première fois à l’emprunt obligataire. Les investisseurs en recherche de papier frais ont plébiscité le ticket Oulmès. Le montant global des souscriptions a atteint 635 millions de DH pour 300 millions de DH demandés. L’émission, d’une maturité de 5 ans, est destinée au reprofilage de la dette et le financement d’une partie de son programme d’investissement.
    Alliances, entre autres, a procédé au renouvellement de son emprunt obligataire. Avec cette sortie sur le marché de la dette privée, le groupe a levé pas moins d’1 milliard de DH. L’émission ressemble à une augmentation de capital étalée dans le temps qui permettra à l’immobilière de financer le programme de développement. La société tente de reprofiler sa dette privée en cherchant une nouvelle reconfiguration de sa structure financière via les capitaux propres.
    Outre le groupe immobilier, les sociétés financières habituées à ce type de financement se lancent également sur le marché. BMCE Bank réitère l’opération en moins d’un an. La banque revient sur le marché de la dette privée pour lever 2 milliards de DH. L’emprunt devrait, par ailleurs, soutenir le plan de développement de la banque au Maroc, en Europe et en Afrique. Société Générale, de son côté qui se prépare aux nouvelles exigences de Bâle III, vient de lever 800 millions de DH. Pour le FEC, les levées de fonds deviennent une sorte de routine. Les émissions obligataires se font pratiquement à six mois d’intervalle. Dans sa dernière sortie, la société de financement dédiée aux collectivités locales vise un emprunt obligataire allant de 700 millions à un milliard de DH. Une opération qui porte sur la diversification des ressources, l’optimisation des coûts de financement, mais aussi pour améliorer ses indicateurs financiers.
    Les deux filiales d’Akwa group ont également opté pour cette alternative de financement. Afriquia Gaz cherche 600 millions de DH, quant à Maghreb Oxygene, elle tente de lever 100 millions.
    A. Lo

     

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