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    Evénement

    Sociétés cotées
    Les dividendes résistent à la baisse des bénéfices

    Par L'Economiste | Edition N°:4558 Le 30/06/2015 | Partager
    Hors exceptionnel, ils sont en hausse de 5% à 18,9 milliards de DH
    Télécom, cimenterie, distribution… les secteurs les plus généreux
    Les investisseurs étrangers s’adjugent une bonne partie du gâteau

    Malgré des résultats en berne, les entreprises du Masi vont augmenter la masse de dividendes (hors exceptionnel) pour la porter à 18,9 milliards de DH. Dans un marché qui a beaucoup corrigé ces dernières années, certaines entreprises ont revu leur stratégie de distribution pour créer un peu de valeur à leurs actionnaires

    Le paiement des dividendes va s’accélérer en juillet. Les actionnaires d’une vingtaine de sociétés cotées (plus exactement 22) passeront au guichet pour encaisser un montant global de 7,4 milliards de DH. Dix-huit entreprises ont jusqu’ici versé 10,2 milliards de DH entre mars et juin. Dans ce groupe figurent Maroc Telecom (6 milliards de DH), Lafarge Ciments (1,1 milliard), Wafa Assurance (837 millions de DH) ou encore Holcim (599 millions de DH).
    Une soixantaine d’entreprises, soit plus de trois sociétés cotées sur quatre vont rémunérer les actionnaires au titre de l’exercice 2014. Ils verseront un montant global de 19,9 milliards de DH, en retrait de 10,2% sur un an. La baisse est tout de même à nuancer. Des entreprises vedettes du Masi notamment Alliances, Samir ou encore Centrale Laitière manqueront au rendez-vous. Victime de la chute des cours du pétrole, Samir a terminé l’exercice avec une perte de 2,5 milliards de DH. Le promoteur immobilier Alliances, lui, a enregistré un résultat déficitaire de près de 1 milliard de DH en raison notamment des difficultés du pôle construction.
    Globalement, la place a enregistré 13 profits warning l’année dernière, un record. Par ailleurs, les rémunérations exceptionnelles sont moins importantes puisqu’elles passent de 4,2 à 1 milliard de DH. Les distributions non récurrentes de Taqa Morocco et Holcim avaient significativement gonflé la note en 2013. En dépit d’un contexte difficile, la rémunération des actionnaires tient à cœur aux entreprises car le montant du dividende récurrent s’inscrit en hausse de 5% à 18,9 milliards de DH. Les cimentiers et les entreprises immobilières qui subissent de plein fouet l’atonie de la conjoncture ont néanmoins relevé leur taux de distribution. Idem pour les distributeurs et les sociétés minières qui ont significativement amélioré les leur. Habitué à verser la totalité de son résultat, Maroc Telecom n’a pas dérogé à la règle. Les sociétés de financement, les sociétés agroalimentaires figurent également au tableau des entreprises les plus généreuses. Globalement, le taux de distribution (hors dividende exceptionnel) ressort à 83% en amélioration de 8 points.
    Avec la crise du marché, les professionnels recommandent les valeurs de rendement. Avec le réajustement de la politique de distribution de dividende opéré par certaines entreprises, la moitié des actions du Masi offre un rendement du dividende supérieur à 5% selon Attijari Intermédiation. Pour l’ensemble du marché, il ressort en moyenne à 3,8%. Mais cela ne semble pas décisif pour ranimer le marché qui manque cruellement de profondeur.
    Comme chaque année, une bonne partie des dividendes sera transférée vers l’étranger. Les investisseurs étrangers détiennent pratiquement le tiers de la capitalisation boursière. Ils sont prééminents dans le tour de table des grosses capitalisations du marché à l’image d’Etisalat dans Maroc Telecom, Taqa dans Taqa Morocco et Holcibel dans Holcim. Leurs participations dans l’actionnariat des autres opérateurs cimentiers et des banques demeurent significatives.

    F. Fa
     

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