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Economie

Attentat en Tunisie
Pas d’annulation pour Agadir... pour l'heure

Par L'Economiste - Sabrina BELHOUARI - | Edition N°:4557 Le 29/06/2015
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Les voyagistes maintiennent leurs agendas sur le Maroc
Plus de vigilance pour conserver l’image rassurante de la ville

«Pour nous, c’est la stupéfaction, le désarroi… L’amalgame va encore s’accentuer et la crainte aller crescendo». C’est ainsi que s’est exprimé Salaheddine Benhammane, président du Centre régional du tourisme (CRT) d’Agadir après ce vendredi noir à Sousse, Koweït et Isère. «Cela ne présage rien de bon. Il ne faut pas précipiter les choses, mais redoubler de vigilance et continuer à sécuriser», a-t-il ajouté. La compagnie belge Jetairfly est la première à réagir.
L’annulation de tous ses vols vers la Tunisie, et ce jusqu’à ce 29 juin, est annoncée dans un communiqué officiel. Cette décision est prise par mesure de précaution, déclare à L'Economiste Claude Pérignon, président du directoire de Jetairfly. «Il n’y a aucune intention de diminuer la fréquence sur le Maroc» a-t-il ajouté. Il faut noter que des avions vides sont affrétés au lendemain de la tragédie pour rapatrier les touristes qui sont encore en Tunisie.
Par effet domino, un vent d’incertitude plane sur le secteur du tourisme à Agadir. Pourtant, la destination comptait sur l’actuelle saison estivale pour se réconcilier avec les affaires. Choc, consternation… même son de cloche partout. «Tous les professionnels du tourisme se sentent désarmés, atterrés devant ce malheur qui s’abat sur nous. Nous déplorons ce qui arrive et témoignons de notre sollicitude envers ces pays où le terrorisme a frappé», déclare Mohamed Chafik Filali Mahfoud, président de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH). Il faut préciser que pour l’heure, aucune annulation n’a été enregistrée, ni au niveau des hôtels, ni au niveau des agences de voyages. Il est vrai que l’impact n’est pas mesurable dans une période aussi courte. Les prémices des dommages collatéraux ne sont donc pas encore ressenties. «Notre tristesse est très profonde vis-à-vis des victimes et aussi des Tunisiens dont l’économie va être affectée», indique pour sa part Julio Garcia, directeur TUI Maroc. «Notre mission aujourd’hui est de travailler pour éviter les retombées négatives de ces attentats sur le Maroc». Si, pour l’instant, tout semble calme, professionnels et responsables sont dans l’obligation de rester vigilants et d’établir un plan d’action pour garder la tête hors de l’eau.
D’autant plus que la destination Agadir enregistre déjà un recul à deux chiffres, soit -10%, par rapport à la même période de l’année dernière. Le marché français étant en perte de vitesse, c’est sur les marchés polonais, tchèque, allemand et anglais que les professionnels comptaient pour redresser la situation durant la saison estivale, qui s’annonce définitivement morose.
Or, les victimes de la boucherie de Sousse sont issues de ces pays-là: Pologne, Tchécoslovaquie, Royaume-Uni et Allemagne. Heureusement qu’il y a le marché national, toujours en tête.

Les attentats, les robes et les bikinis

Les attentats sanglants du Sousse viennent fragiliser encore plus la situation à Agadir. En effet, elle est déjà critique avec les incidents survenus récemment à Inezgane et à Anza et qui sont une vague de turbulence dont se serait bien passée la destination. En quelques clics, l’information a fait plusieurs fois le tour du monde. «Porter une robe peut mener en prison»… «Une poussée d’extrémisme sur les plages d’Agadir»… De quoi nourrir un sentiment d’insécurité chez les touristes potentiels et remettre en question les libertés individuelles dans le pays.
Des amalgames qui suffisent à eux seuls pour nuire à la destination. Il faut rappeler dans ce sens qu’une réunion a été organisée par le CRT d’Agadir pour dire la volonté des professionnels du tourisme dans la région de contrecarrer les intentions de ces fauteurs de troubles. Et aussi de continuer à travailler sur l’image de la destination en mettant ses atouts en avant. Le ministère du Tourisme ne s’est quant à lui pas du tout prononcé sur ces deux affaires malgré le tollé qu’elles continuent de soulever.

F.N & S.B

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