×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Washington et Pékin accordent leurs violons

    Par L'Economiste | Edition N°:4554 Le 24/06/2015 | Partager
    400 officiels chinois aux Etats-Unis pour 3 jours de réunions intensives
    Au programme: l’Iran, l’Afghanistan et le climat

    L’administration américaine reçoit, depuis hier mardi 23 juin et pour trois jours, une impressionnante délégation chinoise composée de quatre cents officiels de Pékin.  Au menu, le nucléaire iranien, l’Afghanistan et le changement climatique. Toutefois, il est évident que les négociateurs ne pourront éviter les dossiers plus épineux de l’activité grandissante de la cybercriminalité entre les deux pays et de la présence chinoise en mer de Chine.
    Si le dossier du nucléaire iranien occupe une place de choix dans l’agenda des discussions, c’est que l’échéance pour trouver un accord entre Téhéran et les «5+1» (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) arrive à terme la semaine prochaine (le 30 juin). Les positions de la Chine et des Etats-Unis concernant ce dossier sont cohérentes. Pareil pour l’Afghanistan. Pékin est pressé de voir des progrès dans les négociations avec les talibans afin de pouvoir profiter  de la deuxième mine de cuivre du monde, située dans la province de Logar, à l’est du pays. Bien que discrète, la Chine négocie activement avec le Pakistan, les talibans et l’Afghanistan. Si les Américains ont été pendant longtemps imposants grâce à leur force militaire, les Chinois ont plutôt convaincu à travers l’économie. Pékin négocie en effet plusieurs projets structurants avec Kaboul...
    Quant au changement climatique, les deux pays avaient conclu en novembre un accord sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, un an avant la conférence de Paris fin 2015. Après des années de pressions américaines, Pékin commence à céder aux revendications de sa classe moyenne.
    Les Etats-Unis s’inquiètent publiquement des prises de position de Pékin en mer de Chine méridionale. Washington soutient les pays d’Asie du Sud-Est, opposés aux ambitions chinoises. La région est une zone stratégique et recèle potentiellement d’importantes réserves d’hydrocarbures.
    Le piratage informatique aussi est source de tensions entre les deux pays. Selon des diplomates américains, le problème a été abordé de manière «franche et directe». Pour la récente cyber-attaque contre les données de quatre millions de fonctionnaires américains, des pirates chinois ont été montrés du doigt.
    M. L.
     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc