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    Economie

    Les recettes de monopole renflouent le Trésor

    Par L'Economiste | Edition N°:4554 Le 24/06/2015 | Partager
    2 milliards de DH drainés par les licences 4G
    Sur 2,2 milliards de DH versés par les entreprises publiques, un milliard provient de l’OCP
    Légère hausse des remboursements TVA

    Une petite manne pour le budget de l’Etat: 2 milliards de dirhams

    Avec  21,7 milliards de dirhams de recettes, la TVA constitue la première source des recettes du budget de l’Etat (Source: TGR)

    versés par les opérateurs télécoms pour l’acquisition des licences 4G.  Une recette exceptionnelle qui vient alimenter le compte recettes de monopoles et participations (4,2 milliards de dirhams à fin mai). Plus de la moitié des recettes inscrites sur ce compte proviennent des établissements et entreprises publics: un milliard de dirhams est versé par l’OCP sur deux milliards inscrits dans la loi de finances 2015, 430 millions de dirhams par Bank Al-Maghrib, 300 millions de dirhams par l’ONDA, 250 millions de dirhams par Marsa Maroc et 100 millions de dirhams respectivement par l’ANRT et l’Office des changes.
    L’amélioration des recettes non fiscales (+43,6%) tient aussi à l’accroissement des recettes dues à la restructuration de la dette. Celles-ci ont atteint 2,4 milliards de dirhams.
    Sur les cinq premier mois de l’année, les indicateurs poursuivent leur progression et le pari d’un assainissement de la situation budgétaire pourrait être atteint. Les recettes ordinaires sont en hausse de 3,6% contre une baisse de 3% des dépenses ordinaires. Le déficit du Trésor s’est donc réduit passant à 25,3 milliards de dirhams contre 32,5 milliards à fin mai 2014.
    Les recettes ordinaires sont marquées par une hausse des droits de douane de 7,1% et de la TIC sur les produits énergétiques de 2,5%. En revanche, la TVA à l’importation s’est contractée de 4,4%.   Cela est dû  à la baisse du cours du pétrole qui se traduit par une TVA en moins ainsi qu’un léger repli des importations des autres produits.  La TIC sur le tabac (-2,4%) et sur «les autres produits» (-5,3%) décroche.
    Pourtant la consommation de tabac, en particulier, n’a pas connu de baisse significative et donc le recul de la TIC est à mettre sur le compte du glissement vers les produits de la contrebande.

    A fin mai 2015, 52,5% des recettes ordinaires ont été consacrées aux dépenses du personnel, 29,1% aux dépenses du matériel et 15,1% aux charges en intérêts de la dette. Une partie des dépenses émises et la totalité des dépenses d’investissement ont été financées principalement par le recours à l’emprunt

    (Source: TGR)

    A fin mai, l’impôt sur les sociétés a également marqué le pas:  -9,2% de recettes. L’année dernière, la cession de la Centrale Laitière et d’une partie du capital de Maroc Telecom était à l’origine de rentrées exceptionnelles.  
    De leurs côtés, les recettes de l’IR sont toujours sur un trend haussier (+5,9%). Une augmentation qui provient en particulier des prélèvement sur les salaires puisque les recettes de l’IR sur les profits immobiliers sont en baisse de 10,8%. Ce qui confirme encore une fois les difficultés du secteur immobilier. En revanche, la TVA à l’intérieur a pris 4,1%, confirmant ainsi une reprise de la consommation. Ses recettes se sont établies à 8,7 milliards de dirhams, un chiffre qui tient compte des remboursements pour un montant de 1,75 milliard de dirhams contre 1,68 milliard l’année dernière.
    Les dépenses sont marquées par la baisse de la compensation (-29,9%) et la hausse des charges de la dette budgétisée (20,8%) sous l’effet d’une hausse des remboursements du montant principal: 21,2 milliards de dirhams à fin mai 2015 contre 16,7 milliards l’année dernière. De même, les dépenses d’investissement ont reculé de 4,4%... ce qui est loin d’être un bon signe. 
     Khadija MASMOUDI
     

     

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