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    Economie

    Risque de liquidité: Les banques passent à Bâle III dès le 1er juillet

    Par L'Economiste | Edition N°:4554 Le 24/06/2015 | Partager
    Elles sont tenues de respecter un ratio de liquidité minimum de 60%
    Un délai de quatre ans pour arriver à 100%

    Pour lisser l’impact des changements réglementaires sur l’activité des banques, la conformité au nouveau ratio de liquidité se fera graduellement. Les banques ont jusqu’à 2019 pour respecter les exigences de 100%. Certains établissements affichent aujourd’hui un ratio nettement supérieur au niveau fixé pour 2019

    Après dix-huit mois de préparation, les banques doivent se conformer dès ce 1er juillet aux nouvelles règles de calcul du ratio de liquidité. Elles sont tenues à cette date de respecter un ratio minimum de liquidité (LCR) de 60%. Il viendra remplacer l’actuel coefficient minimum de liquidité. Les établissements ont l’obligation de détenir des actifs liquides de haute qualité qui puissent couvrir entièrement leurs sorties nettes de trésorerie sur une période de 30 jours en cas de forte tension sur les liquidités. Ces actifs doivent pouvoir être rapidement et facilement convertis en liquidités pour permettre à la banque de survivre au moins 1 mois. La mise en œuvre de la disposition de Bâle III se fera graduellement pour ne pas bousculer les établissements et surtout pour ne pas altérer la capacité des banques à financer normalement l’économie. Les exigences augmenteront de 10 points chaque année pour atteindre 100% en juillet 2019.
    La liste des actifs de haute qualité inclut une catégorie d’obligations sécurisées et de billets de trésorerie, les actions à la valeur du marché après une décote de 50%... Ces ressources (niveau 2) ne doivent pas dépasser 40% du total des actifs liquides. Un autre coussin d’actifs, cette fois-ci de niveau 1 cette fois-ci, figure au numérateur pour le calcul du LCR. Il englobe les valeurs en caisse, les dépôts auprès des banques centrales ou encore des titres souverains ou garantis par les institutions financières internationales (FMI, BRI, Commission européenne, banques multilatérales de développement…).
    Les montants inscrits au dénominateur, eux, constituent les sorties nettes de trésoreries sur une période de 30 jours. Le montant global des entrées de trésorerie (créances détenues par la banque à vue ou échéant dans un délai de 30 jours, les valeurs reçues en pension, les montants nets à recevoir dans les 30 jours sur produits dérivés…) est limité à 75% du total des sorties de trésorerie (dépôts à vue et à terme des particuliers et des personnes morales d’une maturité résiduelle inférieure ou égale à 30 jours, les valeurs données en pensions, les opérations sur produits dérivés…).
    Il y a un an, le secteur affichait un coefficient minimum de liquidité moyen de 81% soit 19 points en dessous des exigences de Bank Al-Maghrib. La situation varie selon les opérateurs, les grandes banques étant largement au-dessus du niveau requis. Sur les nouvelles règles, ce sont les établissements de petites tailles qui pourraient encore rencontrer plus de difficulté à se conformer. Pour l’ensemble de la profession, la contrariété viendra probablement de la fréquence du reporting du LCR. Le comité de Bâle recommande un reporting toutes les deux semaines et un suivi quotidien en cas de tension sur les liquidités. Un exercice qui pourrait s’avérer lourd pour les banques. Au Maroc le LCR sera communiqué mensuellement à Bank Al-Maghrib ce qui laisse un peu de souplesse aux banques.
    F. Fa

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