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    Régions

    Meknès: Comment relancer l’activité économique

    Par L'Economiste | Edition N°:4553 Le 23/06/2015 | Partager

    Pour Mohamed Kadiri, wali de Meknès-Tafilalet, «le plan de développement du Grand Meknès est pensé dans un but unique et ultime, qui est de placer l’être humain au cœur du processus de développement en tenant compte de l’actif social, culturel et économique et de l’investissement y est afférent»

    • Un plan de développement du Grand Meknès à coup de milliards

    • Culture, commerce, industrie, vallée de Boufekrane… les axes prioritaires
     
    QUELS sont les projets à même de relancer l’investissement et valoriser le capital immatériel de Meknès? C’est la question que se pose Mohamed Kadiri, wali de Meknès-Tafilalet, avant de soumettre sa copie à l’appréciation des responsables centraux. En tout cas, pour tous les acteurs de la région, Meknès nécessite un appui gouvernemental pour sortir de sa léthargie. Appui qui pourrait se traduire par la réalisation du projet du Grand Meknès, défendu par le wali et préparé en concertation avec la société civile, les universitaires et les élus. Une récente rencontre, initiée par la Fondation Attijariwafa bank, a permis d’explorer les différentes pistes de développement pour la région.
    Il en est ressorti que le territoire de Meknès-Tafilalet renferme d’importants gisements de croissance. Toutefois, cette zone est confrontée à plusieurs défis sociétaux, économiques et spatiaux et ce malgré ses atouts, ses potentialités et ses élites compétentes. Cette situation a engendré des pertes en termes d’attractivité et de capacité à créer de la richesse et de l’emploi. Pour y remédier, il faut doter le Grand Meknès d’une vision globale permettant son ancrage dans une dynamique de développement durable et lui garantissant une attractivité et une cohérence. C’est dans ce contexte que la Stratégie de développement du Grand Meknès 2015-2020, sous la supervision étroite du wali, est née. Elle mobilise toutes les forces vives de la région. Encore faudrait-il la doter d’une impulsion étatique et surtout de moyens. «Notre souci est, d’ores et déjà, de contribuer à optimiser les richesses du territoire régional et ses potentialités», explique Kadiri.
    Créer des emplois et assurer des productions pérennes et durables, telles sont les ambitions du responsable territorial. Et ce, moyennant une refonte de l’héritage architectural de sa région, la promotion de sa vocation agricole et touristique ou encore l’assistance et l’accompagnement des pôles de compétitivité ou des évènements de renom tels que le Siam et l’Agropolis. A propos d’accompagnement, plusieurs opérateurs s’attendaient, lors de cette conférence, à l’annonce de mesures avantageuses pour l’octroi des crédits ou autres de la part de la banque qui a initié la rencontre. Mais cela n’a pas été le cas pour cette première. En attendant, le wali affiche clairement l’ambition de chambouler Meknès. Et ce, en profitant de sa proximité et de son positionnement par rapport à la ville jumelle de Fès. Il souhaite également redynamiser, diversifier et accélérer l’économie en général, et le moteur de croissance agricole en particulier. Faut-il rappeler à cet égard que Meknès a été, en 2011,  classée 8e dans le baromètre des villes marocaines relatif à la compétitivité économique. Il en est de même pour Fès, elle aussi, classée dans les derniers rangs. D’où la nécessité de l’instauration de mécanismes de financement et de gouvernance. Lesquels devaient assurer un développement participatif, harmonieux et inclusif. Autrement, les deux villes seraient considérées comme source de plusieurs maux (délinquance, extrémisme, pauvreté…). En outre, la réalisation de projets gouvernementaux phares, structurants et susceptibles de repositionner le territoire et son attractivité, devrait stimuler, l’investissement. Lequel demeure une condition préalable et indispensable à la croissance économique et l’emploi. Pour encourager cette relance et instaurer un climat de confiance, l’Etat doit injecter entre 5 et 7 milliards de DH dans la stratégie du Grand Meknès.

    Deux vitesses

    Meknès a été longtemps victime de l’absence d’un leadership politique. Il sera difficile de «réveiller» ses élus qui ont pris l’habitude de gérer seulement les affaires courantes (autorisations…). C’est la conviction de bon nombre d’observateurs qui applaudissent vivement l’initiative du nouveau wali. Toutefois, selon eux, «maintenant, il est temps d’arrimer les deux vitesses (autorités et élus), de ramener des propositions et surtout des projets pouvant sortir leur ville de sa léthargie et du marasme économique et social».
    Et c’est ce qui se traduit par la stratégie 2015-2020. Laquelle envisage la réalisation de plusieurs projets. Y figurent des plateformes commerciales, campus universitaire, espace d’exposition, médiathèque, un grand théâtre, aménagement de la vallée de Boufekrane.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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