×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Nexans se met au régime sec

Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager
Le groupe se sépare de 478 de ses employés
En souffrance depuis deux ans, il espère faire des économies de 100 millions d’euros

Nexans veut éviter au maximum une vive réaction des syndicats comme cela s’est produit en 2013. Le groupe promet des mesures d’accompagnement des salariés concernés par son plan social
 

Les choses vont mal pour Nexans. Le fabricant français de câbles, présent au Maroc à travers une filiale et une joint venture avec Alstom, se met au régime sec. Il vient de lancer un plan de restructuration prévoyant la suppression de 478 postes et la création de 46 postes en Europe. Le groupe précise que le plan ne concerne que les pays européens, France, Norvège et Allemagne. Dans le détail, 224 postes devraient être supprimés en France et 67 en Allemagne. En Norvège, la fermeture de deux sites entraînerait le départ de 121 personnes. Ce plan devrait être achevé d’ici mi-2017.
 Il s’agit de la deuxième coupe dans les effectifs de la société en deux ans. Frappé par la crise dans le secteur de l’énergie en Europe, le groupe avait déjà procédé à la suppression de 470 postes avec la fermeture de leur unité de production à Lyon en 2014. Mais il paraît que «ces efforts se sont avérés insuffisants pour soutenir durablement la compétitivité de l’entreprise», explique le management.
 En fait, le groupe avait d’ores et déjà donné des signaux sur sa santé et ses intentions il y a quelques mois lors de la publication de ses résultats annuels.  Il avait annoncé un plan de 100 millions d’euros d’économie et la concentration  sur les produits à plus forte valeur ajoutée et les contrats les plus rémunérateurs. Ce qui signifie une baisse de charges à terme pour ses usines. La restructuration portera en priorité sur plusieurs de ses départements. Dans certains cas, il sera question de rationnaliser certains coûts, comme en Allemagne. Où il a trois sièges. Pareillement, certains métiers seront externalisés afin de permettre une plus grande précision et plus de concentration sur son métier de base.
Très concentré sur le marché européen, le groupe subit la volonté de s’internationaliser de ses principaux clients EDF ou EON qui se tournent de plus en plus vers des fournisseurs low cost. Ce qui a eu des implications directes sur ses résultats. Ainsi, il a enregistré en 2014 une perte nette de 168 millions d’euros. En 2013, il avait déjà perdu 133 millions. Nexans essaie d’éviter au maximum une violente réaction des syndicats sur son plan social. Ainsi le management promet d’«identifier les meilleures solutions de reclassement et d’accompagnement individualisé pour les collaborateurs susceptibles d’être concernés par ce projet». Par ailleurs, si plusieurs centaines de salariés se retrouveront au chômage, les marchés boursiers ont plutôt bien accueilli cette décision puisque l’action Nexans au CAC 40 gagnait 1 % dès l’annonce du plan de restructuration, vendredi 12 juin.
M.L.
 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc