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    Horlogerie de luxe
    IWC Schaffhausen prend pied au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager

    Karoline Huber, directrice de IWC Schaffhausen Mena & Inde, était en visite au Maroc la semaine dernière à l’occasion de l’implantation de la marque à Casablanca

    IWC, la marque d’horlogerie de luxe, s’implante à Casablanca, via un partenaire marocain: «Quantième». Karoline Huber, directrice de IWC Schaffhausen Mena & Inde explique ce choix, tout en soulignant le caractère exclusif de cette marque suisse de haute horlogerie.
    - L’Economiste: Qu’est-ce qui a motivé l’implantation d’IWC au Maroc?
    - Karoline Huber:
    International Watch Company (IWC) est une marque qui a une longue histoire, vieille de plus 150 ans. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une entreprise qui opère au niveau international. Nous avons une notoriété bien établie au Moyen-Orient, notamment dans les pays du Golfe, l’Inde… Nous sommes présents au Maroc depuis quelques années, mais nous n’avons jamais réellement travaillé sur ce marché. Nous aimons le concept de notre partenaire marocain. Il s’agit de l’une des plus prestigieuses boutiques de luxe, non seulement au Maroc mais aussi à travers la région Mena (beaucoup d’espace, qualité des finitions…). Ce nouveau partenariat avec Quantième permettra à la marque de se développer au Maroc. Le marché est prêt et nous avons le partenaire qui nous convient. Je pense que nous sommes bien partis.
    - Quelles sont les spécificités et caractéristiques des gammes de produits en termes de positionnement, tarifs, catalogue…?
    - Il faut d’abord préciser que la marque IWC se démarque à plusieurs égards. Elle est fondée par un Américain, originaire de Boston, qui a pu conquérir le fief de l’horlogerie suisse. Il s’agit donc d’une expérience pionnière dans le secteur de la haute horlogerie. Aujourd’hui, la marque IWC est très dynamique, active, avec une touche américaine et non française. Cet esprit pionnier transparaît dans nos produits, avec une large variété d’innovations technologiques en termes de matériaux, calibres, design… Nous travaillons beaucoup avec des matières premières comme le titane, la céramique… Ce qui n’est pas très commun dans le secteur de l’industrie horlogère. Nous optons aussi pour un design très sobre, fonctionnel…
    Nous avons un portefeuille très diversifié en termes de design. Il comporte 6 familles de produits distincts, avec des pièces très élégantes, ou compliquées, sportives, ainsi qu’une large fourchette de prix allant de 3.500 à 750.000 dollars. Au Maroc, les prix sont alignés sur ceux en Europe. Les tarifs à Dubaï sont un peu plus chers.
    - Quelle est la valeur ajoutée de l’ingénierie IWC?
    - Je pense que ce qui nous distingue, c’est notre process intégré de fabrication des montres. Tout se fait dans nos ateliers: de la conception à l’assemblage. Une montre IWC n’est pas uniquement une carcasse griffée, avec des pièces fabriquées ailleurs.
    Nous sommes connus aussi pour notre modèle à calendrier perpétuel, inventé par Kurt Klaus depuis 45 ans, qui reste un best-seller de la marque. Nous misons non seulement sur les caractères techniques, mais aussi la longévité de nos modèles.
    - Comment comptez-vous développer le SAV au Maroc et dans la région?
    - Pour moi, il s’agit du volet le plus important. Nous vendons des produits à forte charge émotionnelle, qui coûtent cher…. Il faut donc offrir le service après-vente qui va avec. Nos garanties vont de 1 à 5 ans, selon les produits. Nous considérons aussi nos montres comme des voitures, qui doivent subir régulièrement des visites techniques. Nous avons un centre SAV à Dubaï qui va desservir toute la région. En cas de problème technique plus compliqué, la montre peut être envoyée à la maison mère en Suisse.
    -  Quelle est la particularité des nouvelles collections et du catalogue 2015?
    - J’aimerais préciser que nous n’avons par d’anciennes collections. Nos montres sont intemporelles, elles ne suivent pas les tendances de la mode. Nous avons des collections comme «Ingénieur» ou «Portugieser» lancées depuis 75 ans… qui sont régulièrement revues et améliorées, mais nous ne changeons pas la base de nos familles de produits. Je ne crois pas aux tendances dans l’industrie de la haute horlogerie. Nous ne sommes pas dans le segment «fashion», mais plutôt dans le segment «classique».
    - Quel est votre positionnement par rapport à la concurrence ?
    - Nous n’avons pas des concurrents directs, mais suivant les modèles. Par exemple, pour la collection «Portugieser», une famille très compliquée, on pourrait penser à des modèles comme Jaeger-LeCoultre ou Breguet. Pour «Aviateur», l’on pourrait penser à la marque Breitling. Pour la famille «Portofino», notamment celles incrustées de diamants, on pensera à «Rendez-vous» de Jaeger-LeCoultre ou «Ballon Bleu» de Cartier. Je dirais que la concurrence dans l’industrie de luxe est plutôt au niveau des modèles et non des marques.

    Since 1868

    Propriété de la famille Richemont depuis 2000, IWC est une manufacture de montres située à Schaffhausen en Suisse. Elle a été fondée en 1868 par Florentine Ariosto Jones, un horloger américain. A seulement 27 ans, l’ingénieur américain était déjà directeur adjoint de la firme E. Howard Watch and Clock Co. à Boston, l’une des principales marques horlogères aux Etats-Unis. A une époque où la plupart tentaient leur chance à l’Ouest, Jones fait l’inverse. Il a traversé l’océan Atlantique pour gagner la Suisse, où les salaires étaient encore relativement peu élevés. Son objectif était d’associer l’exceptionnelle qualité d’artisanat des Suisses aux technologies modernes venues d’outre-Atlantique et à son propre esprit d’entreprise pour fabriquer des montres de qualité supérieure en série. Jones ne resta que quelques années à Schaffhausen, préférant revendre sa manufacture à des entrepreneurs suisses qui continuèrent sur les mêmes principes de fabrication industrielle en série.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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