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Analyse

Aéronautique
Les premiers écosystèmes lancés au Bourget

Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager
Câble/électricité, matériaux composites et métallurgie…
Foncier locatif, extension de l’IMA et fonds d’investissement: les moyens des ambitions
Les exportations reculent, mais «pas de quoi paniquer»

Le département de l’Industrie n’aurait pas pu trouver mieux que le Salon du Bourget pour le lancement des premiers écosystèmes industriels du secteur aéronautique. Selon des responsables du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas), le ministre Moulay Hafid Elalamy devrait présenter, aujourd’hui mardi 16 juin, aux constructeurs et sous-traitants, présents à cette vitrine mondiale, les grandes lignes des premières sous-filières industrielles du secteur qui feront l’objet d’engagements contractuels entre l’Etat et les opérateurs. Les segments concernés sont «le câblage/électricité, les matériaux composites, ainsi que la métallurgie», selon une source proche du dossier. Cette dernière filière est l’une des plus stratégiques. L’offre foncière, l’une des clés de l’envol du secteur, est aussi incluse dans le deal. L’Etat mettra en effet à la disposition des opérateurs une assiette foncière dédiée à l’industrie aéronautique, sur le modèle locatif.  A terme, plusieurs «MidParc» devraient ainsi sortir de terre dans des zones à fort potentiel industriel. La plateforme de Nouaceur, développée et gérée par MedZ, est en effet déjà assez critiquée sur le prix appliqué au mètre carré -au-delà de 1.000 DH/m2- jugé peu compétitif en comparaison à d’autres destinations d’investissement dans le monde. Ce facteur a quelque peu pesé sur l’attractivité des investissements: le site affiche un taux de commercialisation effective qui dépasse de peu la barre des 30%, au bout de près de deux ans d’activité. L’autre gros dossier du contrat de performance sur lequel l’Etat et les industriels s’engageront est relatif aux ressources humaines et compétences. Le secteur veut anticiper sa montée en régime. Un projet d’extension de l’Institut marocain de l’aéronautique (IMA) est déjà dans le pipe. Une partie du financement est d’ailleurs déjà sécurisée auprès de l’Agence française de développement (AFD). Le secteur se projette sur un plan de formation de 15.000 profils spécialisés, dont près de 5.000 ingénieurs et techniciens. En contrepartie, les industriels promettent investissements et croissance (minimum 18 à 20%) sur les cinq prochaines années.
Pour y arriver, le Gimas compte surtout miser sur son projet de fonds d’investissement en négociation avec la CIMR (chef de file institutionnel). L’objectif est d’attirer l’attention des PME vers le secteur aéronautique et muscler l’écosystème sectoriel. Le secteur de la métallurgie est l’un des plus intéressés. En difficulté depuis plusieurs années, une reconversion en masse dans la fabrication des structures n’est pas à exclure. «Le moral est au beau fixe avec une croissance continue et structurelle. Le Maroc confirme son positionnement. L’objectif est de doubler la taille et les exportations du secteur d’ici 2020 », projette Mohamed Benbrahim El Andaloussi, président du Gimas, au Bourget.
Côté implantations industrielles, la destination a vu cette année l’arrivée de nouveaux entrants. Parmi eux, des majors de la sous-traitance aéronautique comme l’américain Alcoa Fastening Systems, filiale du groupe éponyme spécialiste dans la fabrication de fixations aéronautiques et automobiles. L’industriel a finalisé avec MedZ et le Gimas, il y a quelques semaines, un contrat d’implantation et d’acquisition de terrain sur le site de MicdParc. Coût du projet: 4 millions d’euros pour la première phase. Un peu plus tôt dans l’année, c’est Setalia Aerospace, la filiale d’Airbus spécialisée dan les aérostructures et équipements de fuselage, qui mettait en production son unité industrielle de 40 millions d’euros. Ce géant est né de la fusion de Aerolia et Sogerma. Des extensions sont aussi en cours chez Safran, SERMP, Matis Aerospace , Cetim, Asteema et Casa Aero.

L’export décroche… mais «pas de panique»

SI le secteur est resté sur de hautes altitudes à l’export sur les dernières années, 2015 a démarré timidement. A fin avril, les exportations de l’aéronautique affichent un recul de près de 2% par rapport à 2014, totalisant une valeur de 2,5 milliards de DH. Ce qui était décrit comme une situation conjoncturelle par le Gimas tend au structurel. C’est le 4e mois de baisse des expéditions du secteur en valeur. Du côté des opérateurs, «il n’y pas encore de quoi paniquer», du moins en apparence. L’on table même sur une reprise rapide avant la fin de l’année. «La plupart des sociétés implantées ont des projets d’extension. Safran, qui fait 38% du marché, table cette année sur une croissance de 15%», explique Benbrahim El Andaloussi. Ce que le patron du Gimas ne peut pas dire, par contre, c’est que de nouvelles destinations de sous-traitance aéronautique, comme la Tunisie, émergent dans la région. D’autres facteurs, évoquant l’arrêt de quelques programmes, qui devraient être remplacés par d’autres de dernière génération, sont aussi soulevés. Côté acquis, la plateforme industrielle marocaine totalise  110 entreprises pour 11.000 emplois créés, soit une croissance annuelle de 18%.

Safall FALL

 

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