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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:4545 Le 11/06/2015 | Partager

    Mawazine, les Femen;  au-delà du tollé

     

    ■ Un moyen de faire évoluer  les mentalités
    Le festival Mawazine représente l’un des plus importants festivals internationaux. Je défends ouvertement ce festival qui s’adresse à beaucoup de monde à la fois. D’après moi, il n’est en aucun cas discriminatoire et s’adresse à toutes les tranches de la société. Un véritable brassage multi-ethnique qui a permis par ailleurs de faire évoluer le rapport des marocains avec la culture et la perception de la culture au Maroc. Grâce à ce festival, bon nombre d’habitants du royaume prennent conscience de l’importance de dépenser pour apprécier un évènement culturel. Et c’est une excellente chose selon moi. La culture est essentielle dans une société et doit avoir sa «place» autant que l’économie, la politique ou encore la finance.
    J.O.
    ■ Un lourd impact touristique
    J’ai particulièrement apprécié votre article sur les retombées importantes du festival de Mawazine paru dans le numéro de vendredi dernier. Je suis d’ailleurs totalement d’accord avec ce dernier. En effet, cet évènement d’envergure internationale représente une réelle aubaine pour le tourisme au sein du royaume. En période de festival, il est presque impossible de dénicher la moindre chambre d’hôtel dans la capitale! Même topo pour les appartements à louer par les privés et sur le net. Le festival accueille par ailleurs un grand nombre d’étrangers. Certains viennent de Casablanca ou d’autres villes voisines et font la navette quotidiennement. Les transports, les restaurants et les commerces en profitent aussi. Et ce n’est pas tout! Même l’image du Maroc est touchée. En effet, les stars internationales partagent leur expérience du festival sur les réseaux sociaux.
    F.O.
    ■ Un budget trop important
    Se divertir, c’est une chose. Mais dépenser des sommes faramineuses pour que des artistes internationaux locaux ou étrangers se produisent sur scène, c’en est une autre! Pour moi, c’est inadmissible aussi bien sur le plan moral que financier. Le Maroc ne devrait pas se permettre ce genre de programme. D’autant plus que cet argent pourrait être investi dans d’autres domaines ou d’autres secteurs tels que la santé ou l’éducation, qui ont réellement besoin de soutien financier!
    G.S.
    ■ Un moyen de rassembler  les Marocains
    Mawazine est un festival qui a lieu une fois par an et qui a le mérite de rassembler plusieurs classes sociales autour d’un même évènement. Fait assez rare au Maroc, il faut l’admettre! Ce festival ne profite pas qu’aux habitants de la capitale, mais à tous les marocains. Je me souviens du concert de Shakira. Toute la journée, des automobilistes provenant des quatre coins du pays débarquaient à Rabat et «demandaient leur chemin». De Tanger à Marrakech, en passant par Meknès, nous étions tous rassemblés pour attendre que cette chanteuse fasse son show. Au-delà du déhanché osé ou de la tenue trop sexy de la chanteuse, ce concert a permis de rassembler un public généralement hétérogène le reste de l’année. Et c’est selon moi ce qui constitue la richesse de Mawazine.
    K.F. 
    ■ Les hommes politiques  en profitent
    Les soi-disant hommes politiques qui se disent contre les récents mouvements du Femen, ne font en réalité que nous les rappeler. En effet, imaginez un Maroc où il se passerait ce genre de chose et où personne n’y porterait attention… Cela donnerait certes un pays plus libre, mais surtout un pays où le PJD ne serait pas au pouvoir et c’est bien ce qu’ils ne veulent pas. Nos hommes politiques ressassent ce genre d’histoires en appelant à notre morale pour nous rappeler pourquoi nous devrions voter pour eux. Mais avons-nous vraiment envie de leaders qui débattent d’histoires dignes d’un hammam? Ou préférons-nous des gens qui brillent par leur intelligence et qui, de ce fait, feront honneur aux marocains, que ce soit à l’international ou au sein même du pays? 
    H.A.
     Le diabète prend de l’ampleur!
    La région Mena est de loin celle qui connaît la plus forte augmentation de cas de diabète. C’est un véritable fardeau pour le ministère de la santé et puis surtout pour la santé des marocains. Je pense qu’il est plus que temps que les autorités marocaines lancent de grandes campagnes de sensibilisation visant à l’adoption d’un mode de vie sain et équilibré. Cela doit commencer dès l’école si l’on veut aboutir à des résultats concrets!
    Q.I.
    ■ Crocoparc d’Agadir: Une aubaine pour le tourisme 
    Je suis enchanté d’apprendre qu’un nouveau parc animalier vient d’«éclore» près d’Agadir, dans la région Souss Massa Draâ. Il s’agit d’un parc comprenant près de 300 crocodiles qui s’étend sur près de 4 hectares et qui est parvenu à reproduire à la perfection leurs conditions naturelles, incluant entre autres des cascades, des chutes d’eau ainsi que des zones de sable pour accueillir la ponte des femelles. Je salue ce type de projet qui permet non seulement de booster l’animation touristique de proximité, mais également de sensibiliser les marocains à l’importance, à la beauté et à la fragilité du monde animal.
    H.A.

    Changements climatiques: Le Maroc engagé

     

    ■ Une guerre qui n’est pas la sienne
    Comme vous le savez tous, une importante conférence sur le climat et sur le réchauffement climatique est prévue à Paris en décembre 2016. Elle devrait aboutir à la formation d’un nouveau cadre de gouvernance du climat. Or, aujourd’hui, les deux émetteurs les plus importants de gaz à effet de serre (GES), la Chine et les Etats-Unis, ne semblent pas prêts à laisser tomber le charbon ou encore le gaz de schiste pour changer la donne. 
    Quant au programme du Maroc visant à réduire ses émissions de 32%, ceci ne servira à rien à mon avis. En effet, le pays émet 3 tonnes de CO2/habitant/an tandis que les Etats-Unis émettent plus de 15 tonnes de CO2/habitant/ an. Laissons les pays industrialisés et les grands pays émergents, responsable de ces catastrophes climatiques, assumer leurs engagements dans le domaine de l’atténuation des émissions de GES. Le Maroc doit plutôt militer pour acquérir de nouvelles technologies en vue de son adaptation. 
    Pour le royaume, le problème primordial réside en notre vulnérabilité face au changement du climat.
    P.R.
    ■ Le pays trop ambitieux
    Le Maroc veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 13% d’ici 2020 et de 32% d’ici 2030. Cette décision ne peut être que louable, mais est-elle réalisable? Cet effort considérable nécessitera 45 milliards de DH. Comment assurer ce financement, sachant que l’Etat est déjà surendetté et que ses marges de manœuvre sont réduites? Même au niveau de la coopération internationale cela risque d’être difficile de décrocher des fonds. La conjoncture pourrait s’assombrir davantage si l’on en croit les prévisions du FMI, qui parle d’une nouvelle bulle financière imminente. Encore une fois, le Maroc fait office de bon élève. C’est tant mieux, mais il faut avoir les moyens de ses ambitions. Et puis le Royaume, toujours un pays agricole, ne fait pas partie du club des grands pollueurs. Cela nous réjouirait encore plus que les Etats-Unis ou la Chine s’engagent sur des objectifs aussi ambitieux.
    A.Z.     
    ■ Bravo au Maroc!
    Je suis agréablement surpris par les mesures et initiatives prises par le Maroc en termes de changements climatiques, qui fait même mieux que les Etats-Unis d’après votre article paru jeudi dernier! Le royaume, comme nous l’apprend l’article, a officiellement présenté sa contribution nationale pour lutter contre le changement climatique. Le pays s’est fixé comme objectif de réduire de 32% sa production de gaz à effet de serre, ce qui n’est pas négligeable! Par ailleurs, pas moins de 55 projets d’atténuation et d’adaptation des gaz à effet de serre (GES) devraient voir le jour d’ici 2030. 
    Pour réaliser ces objectifs, le Maroc a prévu un budget colossal de 45 milliards de dollars! Je pense que toutes ces mesures sont tout à fait louables. C’est excellent qu’un pays comme le Maroc, pays en développement, s’intéresse aux problèmes climatiques et à leurs retombées. 
    La question écologique nous concerne tous et il faut prendre soin de notre planète. Sinon, qui le fera à notre place? D’autant plus que le royaume commence déjà à subir les effets du réchauffement climatique. 
    K.I.
     

     

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