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Nucléaire Iranien
Les pourparlers butent sur les inspections

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
Téhéran s’oppose à ouvrir les sites militaires
Un mois pour boucler l’accord sur le dossier

A un mois de la date butoir pour sceller un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, les négociations n’avancent pas. John Kerry, secrétaire d’Etat américain et son homologue iranien Javad Zarif réunis samedi 30 mai à Genève ont mené d’intenses tractations mais les divergences demeurent profondes. Téhéran refuse que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) mène des inspections de ses sites militaires et interroge ses scientifiques dans le cadre d’un éventuel règlement.
 Les négociations butent  sur l’un des points clés d’un éventuel accord à savoir les mesures d’inspection qui permettront de vérifier que Téhéran tient ses promesses et ne mène pas une course clandestine à la bombe atomique. Ces inspections devraient garantir le caractère pacifique et civil du programme iranien. Les négociations devraient reprendre jeudi 4 juin à Vienne au niveau des experts.
Kerry et Zarif pilotent depuis des mois les tractations entre les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et Téhéran afin de trouver un accord définitif sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. Un accord qui figure parmi les priorités de Barack Obama et vise aussi à  réconcilier à terme les Etats-Unis et l’Iran avec l’espoir d’apaiser les conflits au Moyen-Orient.
Les six pays du groupe 5+1 veulent que tout assouplissement des sanctions soit  automatiquement inversé si Téhéran ne respecte pas ses obligations. La Russie et la Chine, qui disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU s’y opposent.
Le dispositif auquel sont parvenues les six puissances prévoit que toute infraction commise par l’Iran soit présentée devant une instance de résolution dans laquelle devraient siéger les «Six» et l’Iran. Cette instance devra émettre un avis non contraignant. En parallèle, l’AIEA poursuivra ses activités de contrôle du programme nucléaire iranien et informera les Six et le Conseil de sécurité afin qu’ils soient en mesure d’évaluer le respect des engagements de Téhéran.  Et si  une  infraction est constatée, les sanctions onusiennes seraient  rétablies. Cette procédure devrait intervenir  sans vote du Conseil de sécurité. En tout cas Washington s’oppose à ce que la Russie et la Chine puissent avoir recours à leur droit de veto sur cette question comme cela a été le cas face aux tentatives de sanctionner le régime syrien.
K. M.

 

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