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Société

Après le printemps arabe
Dangereuse montée de la violence contre les femmes

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
Un nouveau phénomène apparu avec le jihadisme extrémiste
Des militantes de 20 pays en conclave à Fès

«Militer pour l’adoption et la mise en œuvre de lois pour protéger les femmes contre différentes formes de violence et instaurer une parité pour le partage réel du pouvoir entre les femmes et les hommes». Telle est la conviction de Nouzha Skalli qui participait, le week-end dernier, aux travaux du 7e forum international des «Femmes méditerranéennes», tenu à Fès. La députée (PPS) à la Chambre des représentants, et ex-ministre du Développement social, de la famille, et de la solidarité, a appelé à «une réflexion nationale et régionale coordonnée et solidaire pour contrecarrer tout retour en arrière sur nos acquis si durement arrachés».
Initiée par le Centre ISIS pour femmes et développement et la Fondation Konrad Adenauer de Rabat, cette rencontre de trois jours  (29, 30 et 31 mai)  a mis en relief la problématique de «la montée de la violence à l’égard des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord après le soi-disant printemps arabe». Pour Fatima Sadiqi, présidente du Centre ISIS, «alors que la crise du printemps arabe affecte les hommes, les femmes et les enfants, il existe des types de violence qui ciblent directement et systématiquement les femmes et les filles».

Conséquences sociales
et économiques

Ainsi, selon l’initiatrice du forum, «de nouveaux types de violence contre les femmes et les filles sont apparus avec la montée du jihadisme extrémiste qui utilise l’Islam pour des fins terroristes et pour l’accès au pouvoir». Parmi ces nouvelles formes de violence, figurent l'imposition du niqab (voile intégral), l'interdiction des femmes dans les lieux publics (sauf si elles sont accompagnées d'un membre masculin de leur famille), un retour aux mutilations génitales (MGF) pour les femmes âgées de 11 à 46 ans, la lapidation à mort des femmes «infidèles», la montée des crimes d’honneur, le jihad al-nikah, l’assassinat des femmes activistes, et  l'esclavage des femmes et des filles. La rencontre de Fès s’est assignée l’objectif de documenter et de dévoiler ces nouveaux types de violence dont les femmes font l'objet, leurs conséquences sociales, économiques et politiques, tout en proposant des solutions et des remèdes. En l’absence de statistiques fiables, la recherche scientifique reste un moyen efficace de comprendre la nature de ce nouveau fléau. Pour ce faire, d’éminents chercheur(e)s et expert(e)s de plus de 20 pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Europe et d’Asie ont animé les discussions de cette grand-messe de la femme méditerranéenne. Leurs réflexions ont porté notamment sur la signification de la montée de la violence contre les femmes, l’impact des masculinités. Particulièrement, pour le cas du Maroc, tous les intervenants ont félicité les avancées du Royaume grâce à l’impulsion royale. Anecdotique, Mohamed Kabbaj, président de l’association Fès-Saiss, partenaire de l’événement, a noté que la femme marocaine a su évoluer rapidement. «Dans les années 1960, les jeunes marocains revenaient d’Europe mariés à des Françaises ouvertes d’esprit. Aujourd’hui, nos filles considèrent l’homme marocain comme «arriéré» et se marient à des Américains et des Européens», conclut-il.
Y. S. A.
 

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