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Culture

Jennifer Lopez met le feu à Mawazine

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
160.000 fans conquis et des dégâts collatéraux au PJD et à l’Istiqlal
Des milliers de festivaliers plus que «Happy» pour Pharell Williams

C’est devant pas moins de 160.000 spectateurs conquis que la diva portoricaine,

 Jennifer Lopez accompagnée de ses danseurs au début du concert d’ouverture, qui a fait couler beaucoup d’encre, vendredi 29 mai
 

Jennifer Lopez dite J.Lo, s’est produite lors du concert d’ouverture de la 14e édition du festival Mawazine vendredi 29 mai. L’artiste a ouvert le bal avec «Big Booty» donnant déjà le ton de la soirée, avec des danses plus que suggestives mettant ses atouts bien en évidence (surtout son célèbre arrière-train assuré à 27 millions de dollars). Il n’en fallait pas plus pour que le ministre de la Communication et des élus PJD et Istiqlal sortent du bois (voir encadré page 29 et notre rubrique De Bonnes Sources en page 37).
D’ailleurs même des agents de la sécurité (particulièrement renforcée) étaient captivés par le spectacle tout en restant vigilants. La bomba Latina a enchaîné les tubes tout en changeant de costumes, laissant peu de place à l’imagination, tels que des leotards de différentes couleurs, un smoking à la Yves Saint Laurent ou encore une cape à plume dont elle n’a pas tardé à se débarrasser. La foule conquise du début à la fin, s’est déchaînée sur «Luh ya papi», «Ain’t it funny», ou encore «Love don’t cost a thing». L’artiste à l’allure féline n’a pas hésité à ramper, ou encore à offrir une danse digne du Crazy Horse dans une ambiance feutrée à la lumière chaude sur une méridienne en velours de couleur rouge, rejointe par ses danseuses qui n’ont fait que remonter la température sur la scène de l’OLM. En d’autres termes J.Lo a donné un véritable show et une de ses plus belles performances sans se soucier du contexte socioculturel du pays («l’art propre» est en deuil).
La star s’est également illustrée dans une danse lascive et sensuelle avec ses danseurs et a également exécuté  quelques chorégraphies de salsa enflammée. Après avoir chanté «First love» en version acoustique, J.Lo ne tarde pas à relancer la fête avec «Doin it well», suivi d’un morceau funk avec son mouvement signature où elle secoue ses cheveux tout en exécutant des pas à la Motown. La foule était tellement excitée qu’elle semblait former une unique entité lorsque ses chansons produites par notre Red One national ont été jouées. D’abord «Dance again» puis «On the floor», un de ses plus gros hits. La petite fille du Bronx qui n’oublie jamais d’où elle vient a fini en beauté sur «Jenny from the block», un retour aux sources et un clin d’œil à celle qu’elle était autrefois.
La deuxième soirée fut tout aussi intense avec un concert épique d’un génie de la musique, Pharell Williams. Le dandy d’un nouveau genre, icône de la mode, connu pour son style décontracté, portait une chemise hawaïenne et une casquette couleur kaki et a rassemblé 180.000 festivaliers! La même audience qu’a réalisé le recordman de la manifestation Stromae. Malgré un début décevant de la part du public (très mou), il a suffi que l’artiste au charisme indéniable s’adresse à lui pour que l’ambiance bascule. Il a enchaîné sur ses hits des années 2000 dans lesquels il a collaboré avec les plus grands noms de la scène hip-hop R’n’b. De Jay z, P.Diddy ou encore Busta Rhymes, Kelis et Britney Spears, pour n’en citer que quelques uns. Dans un échange constant avec une audience dès lors très réceptive, il  a poursuivi le spectacle toujours ponctué de chorégraphies avec son tube «Marylin Monroe».

 L’artiste très «Happy» dansant devant un public en furie, entouré de ses «Girls» samedi 30 mai

Pharell remonte ensuite le temps en rendant hommage à son groupe N.E.R.D, rebondissant directement sur ses tubes rock de l’époque comme «Rockstar», «Lapdance» et «She wants to move». «Drop it like it’s hot», son hit avec un autre grand maître du genre, Snoop Dogg, embrase le public qui chante en chœur et danse sans relâche jusqu’à la fin du concert. A la grande surprise de tous, Pharell était tellement heureux de l’accueil que lui a réservé son public marocain qu’il est même descendu à sa rencontre au niveau de l’espace black en furie, habituellement réservé pour ne pas dire coincé. C’est avec un autre immense morceau «Hollaback girl», qu’il a enregistré pour Gwen Stefani qu’il continue d’enflammer la scène de l’OLM.
 Le dandy a ensuite demandé au public marocain de montrer l’exemple en dédiant cette chanson à la voix de la femme réunissant toutes ses danseuses autour de lui. Ensuite, dès la première note de son tube «Blurred lines», la réaction est impressionnante et générale, la scène n’est même plus visible, les spectateurs montaient sur les épaules les uns les autres formant un mur empêchant de voir le spectacle. Dans un moment riche en émotion, il a demandé à l’audience de chanter pour les étoiles son titre «Get Lucky», «Le monde entier va entendre le Maroc chanter ce soir», a-t-il lancé, ce qui n’a pas manqué d’être exécuté. Ce moment de pur bonheur qui a permis a tous de faire le plein de bonnes énergies s’est terminé en apothéose lorsqu’il a fait appel à des enfants à venir le joindre sur scène pour chanter et danser avec lui sur son tube planétaire que tout le monde attendait avec impatience «Happy». «Peu importe d’où l’on vient nous pouvons être heureux», a souligné Pharell.
Aïda BOUAZZA

 

Lopez sur 2M: El Khalfi veut saisir la Haca!

La tentative d’imposer des cahiers des charges liberticides aux chaînes de TV marocaines, les réactions outrées face à un défilé de caftans et la théorisation de «l’art propre», le ministre PJD de la Communication, Mustapha El Khalfi est à nouveau sorti de ses gonds après la superbe production de Jennifer Lopez à Mawazine. Il a réagi sur son compte Twitter à la retransmission en léger différé de ce spectacle par 2M. Il a indiqué vouloir saisir la Haute autorité de la communication et de l’audiovisuel (Haca) pour s’assurer si 2M ne s’est pas écartée de son cahier des charges en retransmettant ce concert !
Si le ministre a pu, concernant les festivals, mettre un peu d’eau dans son vin, depuis qu’il a été nommé, il ne faut pas trop lui en demander: trop, c’est trop. Non seulement des artistes étrangers se déhanchent à moitié nus sur des scènes marocaines, mais en plus, les chaînes de télévision qui sont sous sa tutelle, les retransmettent en direct.
Aussi, ce serait un euphémisme que de dire que la prestation de Jennifer Lopez sur la scène de l’OLM avec ses danseuses, réalisant des mouvements très suggestifs, a dû plus que choquer le puritanisme de notre ministre.
 

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