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Culture

Musiques sacrées
Jasmi clôture le festival en apothéose

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager

Samedi, 18h30, une foule énorme se dirige vers Bab Makina.

Plus de 10.000 personnes ont assisté au spectacle de Hussain Al Jasmi, samedi dernier. L’artiste émirati se produisait pour la première fois dans le cadre du Festival des musiques sacrées

Amis, familles, jeunes et moins jeunes accèdent à cet endroit mythique appelé aussi place Moulay El-Hassan, pour assister au concert de clôture de la 21e édition du festival des Musiques sacrées de Fès. Hussain Al Jasmi, à l’affiche ce 30 mai, se produit à «guichets fermés». En effet, ce sont plus de 10.000 personnes qui sont venues assister à ce dernier spectacle de l’édition qui a célébré «l’Afrique». Lors de cette soirée, le grand défi était surtout d’ordre organisationnel et sécuritaire. Le concert de la clôture, le plus prisé des 21 ans du festival, n’allait démarrer qu’à 21 heures. Mais, une heure avant, la place Bab Makina battait son plein. Plusieurs milliers de personnes ont afflué pour le «was in». Les places assises ont été prises d’assaut par les premiers arrivants. En face de la scène, un «cordon sécuritaire» a été dressé autour des premières loges, réservées exclusivement aux sponsors et aux VIP. En première ligne, on distingue Mohamed Dardouri, wali de la région de Fès-Boulemane, et son prédécesseur Mohamed Gharrabi, mais aussi Abderrafie Zouitene, président de la fondation Esprit de Fès, organisatrice du festival, et Houria Benjelloun, présidente du groupe immobilier Pack Energie, entre autres.
Tant attendu, Hussain Al Jasmi ne se révélera finalement que vers 21h 45min, et ce, après que ses managers aient pris des «selfies» avec les milliers de festivaliers venus goûter à son art. L’artiste émirati qui s’inscrit, on ne peut mieux, dans le courant musical khaliji de la péninsule arabique, se produit pour la première fois à Fès dans le cadre du festival des musiques sacrées. «Le public marocain est exceptionnel. Il est proche de mon cœur et je lui réserve le meilleur de mes répertoires…vous êtes tous mes invités ce soir. «Tbarkallah Alikom», «Yarbi Yahfadkom wa ykhalli Malikom», s’exprime-t-il. Il chantera ses titres célèbres comme «wakha, j’en ai marre», «wak dellali», «Habibi Barchaloni», et «wahhachtini»… Dans la «darija», comme dans les chants «khalijis» ou du «tarab» d’Oum Kaltoum ou de Fayrouz, ses chansons ont un grand succès auprès des jeunes et moins jeunes présents à ce spectacle.

Le rappeur sénégalais Faada Freddy a présenté l’art du gospel, revu à sa manière. Percussions, battements de choeurs et claquements de doigts…étaient au rendez-vous de son spectacle au musée Batha

Avec son timbre vocal qui se prête bien à la richesse des compositions littéraires et l’amour de la poésie ancestrale des Arabes de la mer et du désert, Hussain El Jasmi les a déchaînés (danses, chants, cris…). Son concert s’achèvera vers minuit tirant la révérence de cette 21e édition. Quelques heures auparavant, le musée Batha clôturait, lui aussi, ce festival 2015.  Le rappeur sénégalais Faada Freddy y a présenté l’art du gospel, revu à sa manière. Percussions corporelles, battements de choeurs et claquements de doigts…étaient au rendez-vous. Ceci pour montrer  l’âme d’une soul musique très africaine et innovatrice, au grand bonheur de quelques dizaines de festivaliers, principalement des étrangers.
Vendredi 29 mai, la scène de Bab Makina recevait l’orchestre arabo-andalou de Fès dirigé par Mohammed Briouel avec Beihdja Rahal (Algérie), Sonia Mbarek (Tunisie) Benjamin Bouzaglo, Sanaa Maharati, Nabyla Maan, et Marouane Hajji (Maroc). La soirée andalouse du festival des musiques sacrées est une véritable tradition. Elle marque une paternité, un héritage dont s’enorgueillit la ville de Fès, fière de «son» Andalousie. Le spectacle de Briouel a drainé un peu moins de 3.000 personnes. De l’autre côté, à Bab Boujloud, le grand public savourait la symphonie de la Toctoca Jabaliya. Ce groupe authentique n’est ni perché sur des talons hauts ni habillé par la haute couture mais son élégance naturelle fait mouche sur scène. Il a drainé plus de 20.000 personnes dans le cadre du festival dans la ville. Cette composante offerte gracieusement a enregistré des records d’affluence grâce au programme concocté par Aziz El Achhab.

 

«Tberguig»

■ Où sont les costumes?
The Temptations, l’ensemble légendaire du label Motown fait revivre l’origine d’un Rhythm and Blues et de la soul music, encore source d’inspiration pour les musiques du monde entier. Ses cinq membres se sont produits en tee-shirts noirs, jeudi dernier, à Bab Makina. En effet, l’ensemble vocal masculin le plus célèbre dans l’histoire du rock et de la soul music a eu des problèmes de bagages à l’aéroport Mohammed V. «Les artistes sont arrivés de New York mais pas leurs costumes», révèle Alain Weber, le directeur artistique du festival.
■ Diego El Cigala

Terrestre comme le veut la passion du flamenco, mais aérien dans son inspiration, Diego Al Cigala qui s’est produit mercredi dernier au musée Batha a eu des sueurs froides lors de son transfert de l’aéroport Mohammed V à Fès. La raison, il disait à son chauffeur de ralentir alors que ce dernier, qui ne comprenait pas l’espagnol, croyait qu’il lui disait le contraire. Au final, le trajet (rallye) a été parcouru en moins de 3 heures.
■ Paris Match
Abderrafie Zouitene, président de la Fondation des Musiques sacrées se réjouit du succès de cette 21e édition du festival. Festival auquel «Paris match» consacre dans son dernier numéro deux pages avec des images légendées «Sourires au diapason pour la princesse et la violoniste. Lalla Salma accueille Anne Gravoin dans l’ancienne capitale marocaine transformée en scène à ciel ouvert».

 

Youness SAAD ALAMI

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