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Le lycée Massignon ouvre en septembre 2016

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
En cours de construction à Bouskoura, il coûtera plus de 320 millions de DH
L’établissement comprendra aussi un collège et 2 écoles primaires
Excédés par la hausse des frais, les parents montent au créneau

Avec les extensions prévues à Casablanca et Agadir, le réseau prévoit d’atteindre 10.000 élèves en 2017-2018

Les travaux de construction du lycée Louis Massignon de l’Osui (Office scolaire et universitaire international), gestionnaire du réseau de la Mission Laïque française au Maroc, démarrent enfin. L’ouverture de l’établissement, qui sera érigé sur un terrain de 6 ha mis à disposition par les autorités marocaines à la ville verte de Bouskoura (pour 30 ans), est prévue pour 2016. La cérémonie de pose de la première pierre a été organisée samedi dernier sur le site qui se trouve à proximité de l’Ecole centrale de Casablanca.
L’établissement, pensé par l’architecte Khalid Molato, comprendra deux écoles primaires, un collège et un lycée, pour une capacité totale de 3.500 élèves. Il intégrera des équipements culturels et sportifs, dont une piscine couverte. Dans ce futur complexe éducatif où tout sera pensé pour le confort (pédagogique, acoustique, olfactif, visuel,…) des élèves, les espaces verts auront une place de choix. 19.500 m² de végétations (5m² par élève) y seront aménagés, soit le tiers de la surface du projet. Plus de 500 arbres y seront plantés.
Le coût global de l’investissement est estimé à plus de 320 millions de DH (30 millions d’euros).
Le projet permettra à l’Osui de faire face à la demande sans cesse grandissante des parents à Casablanca, où trois sites à Mers Sultan, Val d’Anfa et Aïn Sebaâ accueillent 3.000 élèves. Ceux du lycée de Aïn Sebaâ seront transférés à Bouskoura. Les écoles primaires sur les deux autres sites, quant à elles, continueront à accueillir les élèves pour «remplir un rôle de proximité pour les familles». D’ici la fin de la décennie, plus de 4.000 élèves pourront être accueillis dans la capitale économique.
Le réseau compte 8.202 élèves dans 9 villes, dont 88% de Marocains. Les parents ne cessent cela dit de dénoncer la hausse continue des tarifs de scolarité. La Fédération des associations des parents d’élèves (FAPE) a d’ailleurs boycotté la cérémonie de samedi dernier en guise de protestation. «Les parents sont fatigués. Nous avons subi une augmentation de plus de 27% depuis 2008. Ces dernières années, la hausse annuelle est de 5,4%, or nous avons demandé qu’elle ne dépasse pas la moyenne de l’inflation qui est de 2,5%», dénonce Ahmed Mansouri, président de l’APE Louis Massignon. Les parents déclarent même que le réseau tente de financer son projet de Bouskoura à travers cette «sur-tarification». «Ils ont aussi contracté un bail avec la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc qui court jusqu’en 2026. Qui va payer le leasing?», s’inquiète Mansouri. L’Osui de son côté rassure. «Une association comme la nôtre, à but non lucratif et dont l’autofinancement est la règle, assume tous les risques», précise son président, Yves Aubin De La Messuzière. La FAPE a décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin de discuter de la suite de ses actions.
A. Na
 

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