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Entreprises

La CIMR affiche des résultats solides

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
Hausse de 10% des cotisations à 5,8 milliards de DH
Le rapport démographique: 2,4 actifs pour 1 retraité

Si les temps sont durs pour les régimes de retraite, la météo semble plutôt favorable

Avec un excédent d’exploitation de 3,9 milliards de DH en 2014, les réserves de la Caisse sont passées à 36 milliards de DH. Elles couvrent plus de 8 ans et 9 mois de prestations. Les actifs cotisants ont augmenté de 3,75% l’année dernière. Il faut une progression de 0,5% par an pour assurer la pérennité du régime, assure le management

pour celui géré par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR). Il a dégagé un excédent d’exploitation de 3,9 milliards de DH en 2014. Un montant qui vient renforcer ses réserves à 36 milliards de DH, soit l’équivalent de plus de 8 ans et 9 mois de prestations.
La situation de la CIMR doit faire des envieux, surtout le régime des pensions civiles de la fonction publique (CMR) qui va devoir commencer à puiser dans ses réserves (Voir aussi article en page 6). Les atermoiements sur la réforme des retraites mettent en péril le régime civil des pensions des agents de l’Etat. «La réforme bloque pour une question de prise de décisions. «A la CIMR, les décisions sont prises au sein du conseil d’administration et tout le monde tire dans la même direction», observe Khalid Cheddadi, président-directeur général de la CIMR lors de la présentation des résultats de la Caisse. Deux représentants de la CGEM dont la présidente, les patrons d’Attijariwafa bank, BCP, CIH Bank, RAM, Cosumar, Managem, CNSS, Sonasid, Lafarge Maroc, FMSAR, Onapar et Marjane Holding siègent au Conseil d’administration de la CIMR.

 

A terme, 1 million de salariés ciblés

«Nous avons le meilleur conseil de toutes les entreprises marocaines», soutient Cheddadi. Les administrateurs ont maintenu le taux de rendement à 3,25% en 2014. Le taux de revalorisation est aussi resté inchangé, à 0,25%. Il passera à 0,4% cette année. Il est déterminé sur la base de l’inflation et ne peut être supérieur à celle-ci.
Le rendement servi par la CIMR reste intéressant dans un contexte difficile sur les marchés financiers. La caisse de retraite est l’un des gros institutionnels sur le marché avec un portefeuille fortement orienté sur les actions. Ils accaparent 55% des placements contre 20% pour l’obligataire. Les infrastructures et l’immobilier captent chacun  10%, le reliquat est investi sur divers actifs.
Même si la Bourse connaît des difficultés depuis 2008, le statut d’investisseur à long terme et le positionnement sur les grandes entreprises de la cote permet à la Caisse de mieux absorber les fluctuations du marché. Ses placements ont dégagé un rendement net de 6,4% en 2014. La performance du portefeuille de placement est déterminante dans la fixation de la rémunération servie. Un regain de forme de la Bourse sera donc bénéfique pour les affiliés de la CIMR.

Le montant moyen de la pension principale ressort à 27.480 dirhams, soit 2.290 DH mensuel. Le faible taux de cotisation et des durées de contribution réduites expliquent cette retraite peu consistante

La Caisse a servi 3,4 milliards de DH à 153.123 allocataires en 2014. La pension (principale) moyenne annuelle de la CIMR s’est établie à 27.480 DH, soit 2.290 DH mensuel. Deux explications à ce niveau de retraite relativement faible. Les durées de cotisation sont réduites.
Moins de 5.900 entreprises sont affiliées à la CIMR ce qui donne lieu dans beaucoup de cas à des trous de carrière en cas de changement d’employeur. D’un autre côté, les entreprises optent souvent pour le taux de base de 6% (part salariale + patronale) qui reste lui aussi faible. Cependant, «il y a une aptitude à aller vers des taux élevés», constate la direction de la CIMR. Dans certaines entreprises, la souscription à cette retraite complémentaire est un moyen pour motiver les collaborateurs. Aujourd’hui, l’enjeu pour la CIMR est d’augmenter la population d’affiliés mais également de pousser les souscripteurs à opter pour des taux plus élevés. La Caisse investit à cet effet 10 millions de DH chaque année pour atteindre ses objectifs.
Elle comptait 315.595 affiliés actifs qui ont cotisé 5,8 milliards de DH en hausse de 10% sur un an. Même s'il n'a pas beaucoup évolué, le rapport démographique reste confortable avec plus de 2 actifs, exactement 2,4 qui cotisent pour 1 retraité. Malgré un recul des nouvelles entreprises adhérentes sur un an et une multiplication par trois des radiations, le nombre d’actifs cotisants a progressé de 3,75%. «Les radiations reflètent un effort de nettoyage et n’ont pas beaucoup d’incidence sur le nombre d’actifs cotisants», soutient Cheddadi. L'assainissement devrait continuer cette année, mais dans une moindre proportion. La Caisse prévoit 200 radiations. Côté recrutement, le potentiel est jugé important. Le périmètre cible de l’organisme de prévoyance est composé de 1 million de salariés. Il en a capté moins du tiers pour l’instant ce qui lui laisse encore beaucoup de marge.
F.Fa
 

 

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