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Evénement

Casablanca/Ancien marché de gros
Bras de fer entre Chaâbi et la Commune

Par L'Economiste | Edition N°:4537 Le 01/06/2015 | Partager
Roches Noires tente de récupérer son bien communal
Le site sera transformé en complexe socio-sportif

Une vingtaine de camions (opérant pour Asswak Assalam) ont essayé de décharger, jeudi 28 mai, leur cargaison sur le site de l’ancien marché de gros à Belvédère. Les autorités les en ont empêchés in extremis, en attendant l’exécution d’une décision du Conseil de la ville visant la résiliation du contrat d’exploitation. Aujourd’hui, des bus obstruent toutes les issues

Le projet de transformation de l’ancien marché de gros de Belvédère en centre socio-sportif bute sur la lenteur des procédures judiciaires. Le Conseil de la ville n’arrive toujours pas à se réapproprier ce patrimoine communal. En cause, le retard d’exécution d’une décision de résiliation de l’ancien contrat d’exploitation, liant la CUC à Dimco, une filiale du groupe Chaâbi. Ce site, qui devait accueillir un supermarché Asswak Assalam, a été abandonné à son sort, se transformant même au fil du temps en squat pour les SDF du coin. Les riverains souhaiteraient voir ce projet de réhabilitation (piloté par la SDL Casa Patrimoine) se concrétiser. En attendant, l’ancien marché de gros (communément appelé Marché Crio) vient de subir des opérations de nettoyage, qui laissent augurer d’une issue proche à ce litige. Mais sur le terrain, le statu quo règne. Certes, la CUC a acté sa décision de résiliation du contrat, le 6 mars 2014, via un huissier de justice. Mais les autorités peinent visiblement à déloger les occupants des lieux. Le dernier incident en date remonte au jeudi 28 mai lorsqu’une vingtaine de camions ont essayé de décharger leur cargaison sur le site. Les autorités les en ont empêchés in extremis, en attendant une issue à ce dossier.
Du côté du groupe Chaâbi, l’on tient à préciser que le contrat d’exploitation de l'ancien marché de gros est valable jusqu'en 2020. «Nous sommes aujourd'hui en plein chantier pour lancer bientôt un nouveau magasin Asswak Assalam, dans l'enceinte de l'ancien marché de gros», assure Kaoutar Lahlou, directrice Marketing de Asswak Assalam.
Construit du temps du Protectorat, l’ancien marché est loué depuis plus d’une quinzaine d’années par le groupe Chaâbi. Compte tenu des retards pris sur ce chantier à l’arrêt et des irrégularités enregistrées, la Commune des Roches noires (propriétaire) a saisi le Conseil de la ville dès juin 2012 pour résilier le contrat. Après deux recours du groupe Ynna Holding, dont l’un en référé, le Conseil de la ville a eu finalement gain de cause. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’à exécuter la décision de justice. La balle est dans le camp des autorités locales, en l’occurrence la préfecture de Aïn Sebaa-Hay Mohammedi de laquelle relève le bien en question, pour exécuter la décision communale. Une enveloppe de 20 millions de DH est déjà débloquée pour entamer la reconversion de l’ex-marché en complexe socio-sportif.
Ce cas du marché de gros est emblématique du sort réservé à plusieurs sites appartenant au patrimoine de Casablanca. La récupération de plusieurs sites relevant du patrimoine de la métropole (comme la Sqala, le complexe Lido Paradise, le complexe sportif de Zenata et ses annexes ou encore le complexe sportif de Moulay Rachid) reste tributaire de l’intervention des autorités locales (wilaya et préfectures), censées appliquer les jugements et décisions communales. Mais pourquoi tant de retard dans l’exécution des décisions de la justice? Faut-il supposer ou soupçonner l’existence de réseaux de complicités, de connivences ou du moins un accord tacite pour maintenir le statu quo? A qui profite la situation actuelle?
En tout cas, Casa Patrimoine hérite aujourd’hui de tous ces dossiers problématiques de la métropole (voir aussi article page 2). «Nous avons un jugement clair stipulant que le Conseil de la ville peut récupérer son bien», signale Ilham Bekri, DG de Casa Patrimoine. Pour la dirigeante, l’exécution de ce jugement interviendra dans les prochains jours. En tout cas, il s’agit là du premier test de l’efficacité de la nouvelle SDL.
Aziza EL AFFAS
 

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