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CGEM: La nouvelle équipe de Miriem Bensalah dans un mois

Par L'Economiste | Edition N°:4525 Le 14/05/2015 | Partager
Les tractations démarrent pour former le gouvernement patronal
En attendant, le tandem doit expédier les affaires courantes

La présidentielle de la Confédération patronale avait un air de fête,

Le choix de Mohamed Talal, PDG de La Voie Express, en tant que vice-président général constitue un signal fort envers la PME

ce mardi 12 mai (Voir notre compte rendu dans L’Economiste du 13 mai 2015). Un millier de personnes étaient présentes aux assemblées générales ordinaire et élective de la CGEM. A quoi tient ce regain d’intérêt pour un scrutin joué d’avance? En plus de grosses pointures du monde des affaires, l’assistance comptait des ministres, des past-présidents du patronat, des directeurs d’établissements publics et autres dirigeants syndicaux.
L’enjeu pour cette candidature unique résidait surtout dans le taux de participation à l’élection. A l’image du soutien massif que Miriem Bensalah Chaqroun avait drainé (environ un millier de lettres de parrainage dont plus de la moitié en région), le nombre d’entreprises présentes avait atteint 812, soit 2.937 voix. Il faut savoir que le nombre de voix dépend du montant de la cotisation.
Comme nous l’avons écrit dans notre édition du 13 mai, le tandem Bensalah-Talal a été plébiscité. Après avoir décroché haut la main son second mandat, la première patronne des patrons de l’histoire du Maroc se donne un mois pour former son gouvernement. La nouvelle architecture patronale doit être prête avant l’échéance de Ramadan et la préparation des propositions fiscales dans le cadre du projet de loi de finances 2016. Les concertations devraient avoir déjà démarré pour former le nouveau conseil d’administration de la CGEM. Celui-ci sera constitué de la présidente, du vice-président général, des 31 présidents de fédérations sectorielles, des présidents des 10 CGEM Régions, des présidents de commissions permanentes et des membres désignés par scrutin secret dans la limite du quart. Le conseil d’administration, qui devrait compter un peu plus de 80 personnes, constitue l’organe suprême de la CGEM. C’est lui qui définit les orientations générales du patronat ainsi que la stratégie jugée adéquate pour réaliser les objectifs que la présidente s’est assignés.

De gauche à droite, Hassan Chami et Mohamed Horani, anciens présidents de la CGEM, Anas Sefrioui, PDG du groupe Addoha, et Saïda Lamrani Karim, vice-PDG du groupe Safari 

Après avoir formé ses équipes, Bensalah devra «gagner la confiance» du conseil d’administration attendu dans quelques semaines. Des réserves pourraient être exprimées sur certains «candidats cooptés», d’autant que le vote est secret.
Après l’investiture officielle, il faudra traduire les promesses électorales en actes. La précédente mandature de Bensalah a été marquée par le relèvement du nombre de commissions de 18 à 22. Certaines structures sont plus dynamiques que d’autres. Leurs présidents ne sont pas élus, mais cooptés par la présidence de la CGEM. Ceux qui ont cumulé deux mandats devront céder la place à de nouveaux comme le prévoient les statuts du patronat. D’autres encore pourraient décider de se retirer quand ce n’est pas la patronne des patrons qui choisit de les remplacer. Outre les présidents de commissions, Bensalah devra coopter d’autres personnes selon les orientations stratégiques de la Confédération, dont certaines seront désignées en tant que vice-présidents de la CGEM.
En attendant la formation de son gouvernement, Bensalah devra expédier les affaires courantes, parmi lesquelles des rencontres avec les responsables syndicaux, des membres du gouvernement dont le ministre des Finances…
La Confédération patronale compte 88.000 membres directs, 2 millions de salariés et 500 organisations professionnelles nationales et régionales. Le patronat pèse pour 55% du PIB. Le challenge pour le second mandat sera de recruter de nouveaux membres. Car la prochaine échéance sera également de se préparer pour la participation pour la première fois aux élections de la seconde chambre du Parlement sous la nouvelle Constitution. La CGEM y sera représentée directement à travers 8 sièges.

 

La patronne des patrons défendra les régions

POUR sa candidature, Miriem Bensalah Chaqroun a obtenu un large soutien dans les régions: 569 parrainages sur 911. Ce qui donne une idée de l’ancrage régional croissant dont la CGEM commence à jouir dans les régions. Ces dernières seront au cœur des préoccupations du second mandat de Bensalah. D’autant plus que le Maroc est censé implémenter son modèle de régionalisation avancée. Celle-ci devrait avoir pour corollaire le développement des affaires dans les régions. «Dans un schéma où 49% du PIB sont produits par 4 régions, le Maroc a besoin de régions fortes. Pour y arriver, nous recommandons que les entreprises dans les régions puissent accéder plus facilement à la commande publique», a lancé Bensalah aux membres du gouvernement qui étaient présents lors de l’assemblée générale élective.

Trois ministres à la présidentielle

 

Mohamed Louafa, ministre des Affaires générales, applaudissant l’élection de Miriem Bensalah Chaqroun. A droite de la photo, l’on reconnaît Abdeslam Seddiki et  Fatima Marouane, respectivement ministres de l’Emploi et des Affaires sociales et de l’Artisanat et Economie sociale et solidaire

Abdelilah Benkirane était initialement attendu à l’assemblée de la CGEM. Mais le gouvernement était représenté par trois ministres: Mohamed Louafa (Affaires générales et Gouvernance), Abdeslam Seddiki (Emploi et Affaires sociales) et Fatima Marouane (Artisanat et Economie sociale et solidaire). Une présence qui n’est pas passée inaperçue. D’aucuns s’interrogent sur la confusion que cela pourrait générer dans les esprits. En fait, l’invitation de ministres traduit les rapports que la CGEM souhaite développer avec le gouvernement lors du second mandat de Miriem Bensalah Chaq- roun. Rappelons que patronat et gouvernement sont liés par une convention de partenariat qui s’est concrétisée par la création de cinq plateformes thématiques (compétitivité, social & formation, PME, commerce extérieur et climat des affaires), que les deux parties sont appelées à relancer.

 

Hassan EL ARIF

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