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Analyse

El Haite au Club de L’Economiste
Les décharges, ces mines d’or!

Par L'Economiste | Edition N°:4525 Le 14/05/2015 | Partager
La transformation et la valorisation des déchets pour créer de la valeur ajoutée
12 centres en construction, mais le tri reste surtout dans l’informel

La gestion intégrée des décharges et la prise en charge de certains déchets en vue de leur transformation permettront d’atténuer le niveau des émissions de gaz à effet de serre, qui ont enregistré une progression annuelle de 4,2% depuis 1994. En huit ans, les émissions ont presque doublé

Les collectivités locales qui peinent à financer la gestion des décharges publiques peuvent transformer cette contrainte en véritable opportunité. Car, ces déchets domestiques, propriété des communes, peuvent générer de grandes mannes financières. D’autant plus que la loi leur donne la possibilité de les vendre aux industriels spécialisés dans la transformation et la valorisation. Aujourd’hui, les ministères de l’Environnement et de l’Intérieur travaillent main dans la main pour mettre à profit ce gisement inexploité. 12 centres de valorisation sont actuellement en construction à proximité de différentes décharges. Ce qui permettra de «générer de la valeur ajoutée, créer de nouveaux emplois et diminuer les charges des communes», a expliqué Hakima El Haite, ministre de l’Environnement. Ce qui peut donner lieu à des relations win-win entre les collectivités locales et les industriels qui peuvent récupérer les matières collectées en vue de créer de la valeur ajoutée. Cela est d’autant plus important que la gestion intégrée des déchets permettra d’atténuer le niveau des gaz à effet de serre, issus notamment de certaines matières jetées dans ces décharges. Mais pour El Haite, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Elle a indiqué qu’il faut d’abord mettre en place les centres de tri. Ensuite, appeler les ménages à faire la sélection de leurs déchets et installer des poubelles dédiées à cette opération. L’idée est d’aller vers une logique de collecte sélective. D’ailleurs, une première expérience sera lancée prochainement, mais avec les professionnels, qui seront appelés à séparer les déchets organiques des autres matériaux usagers. Actuellement, le tri se fait au sein des décharges. «C’est une véritable organisation avec des petits groupes qui se répartissent les types de matières à collecter. Mais il s’agit surtout d’opérateurs informels», a expliqué la ministre. Elle a avancé que la réorganisation de l’activité du tri permettra de fournir aux chiffonniers un emploi stable, avec de meilleures conditions. Au-delà de ces aspects économiques, les décharges publiques souffrent de certains maux environnementaux, comme la forte présence de lixiviat. Et le matériel importé pour traiter cette matière, présente dans les jus des déchets, n’ont pas pu en venir à bout. Car, «cette technologie n’était pas adaptée aux déchets marocains, dont la concentration en DBE est à 40.000 par tonne contre 2.000 en Europe». C’est pour cela qu’une expérience est menée avec l’université et certaines entreprises pour la mise en place d’une station de traitement du lixiviat, adaptée à la nature des déchets nationaux.
M.A.M.     
 

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