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Analyse

El Haite au Club de L’Economiste
Le Maroc, hub écologique africain

Par L'Economiste | Edition N°:4525 Le 14/05/2015 | Partager
Rabat assure le pont entre l’Afrique et l’occident dans les négociations mondiales
48 mesures ou projets au menu de la contribution marocaine
L’ADA, l’ADEREE, la CDG, accréditées pour s’impliquer sur le continent

Pour Hakima El Haite, ministre déléguée en charge de l’Environnement, le Maroc est prêt. Sa contribution pour le Sommet de Paris sera présentée en octobre prochain, après sa validation par le gouvernement en juin prochain

- L’Economiste: Le Maroc va participer au Sommet de Paris sur le climat en décembre de cette année. Où en est-on dans les préparatifs, particulièrement au niveau des changements climatiques ?
- Hakima El Haite:
Le chantier est ouvert depuis début 2014. Il nécessite la mobilisation politique, celle du gouvernement, des parlementaires, des élus locaux, de la société civile et des médias. Nous avons travaillé sur un agenda de mise en œuvre, qui a commencé par le début de l’opérationnalisation de la Charte nationale de développement durable qui intègre l’aspect du changement climatique comme un facteur structurant des politiques publiques.
- Depuis, qu’avons-nous fait concrètement dans ce chantier?
- Il s’agit de préparer le Maroc à relever les défis du sommet de Paris et de la Cop 22. En fait, il y a une organisation pré-Cop 21, une pré-Cop 22 et une Cop 22, trois grandes périodes à gérer. La première consiste à jouer le rôle de facilitateur au niveau des négociations internationales pour que le Maroc assure le pont entre la Méditerranée, l’Afrique et l’occident. C’est pour cela que nous avons tenu la semaine du climat et que nous allons tenir la pré-Cop 21 qui sera une Cop miniature de Paris. Le Maroc recevra donc les 13 et 14 octobre prochain les pays d’Afrique,  d’Amérique latine, d’Europe et la Chine. Deux jours de pré-négociations où tous les pays vont apporter leurs contributions.
- Mais au niveau des contributions, où en sommes-nous?
- Nous avons préparé nos contributions. Elles consistent en 48 mesures ou projets qui vont permettre la réduction du gaz à effet de serre produit au Maroc à hauteur de 27% entre 2020 et 2030. La contribution du Maroc sera présentée officiellement en octobre prochain après sa validation par le gouvernement début juin. Le Maroc est déjà prêt. Il dispose d’un portefeuille de projets de croissance verte, aussi bien d’atténuation que de mitigation. La commission nationale va se réunir pour choisir les projets prioritaires qui devront bénéficier du Fonds vert. L’un des projets déjà en cours de financement est le solaire mais tous les autres projets notamment d’efficacité énergétique, de déchets et de transport seront soumis au Fonds vert dans les jours qui viennent. De même, le Maroc va héberger les entités accréditées pour aller vers l’Afrique. Plusieurs de nos entités  sont en cours d’accréditation, notamment l’ADA, la CDG, MASEN et l’ADEREE.  Outre l’intérêt financier, ce statut du Maroc permettrait le passage de nos entreprises et notre expertise vers l’Afrique. La 2ème chose est la création de centres de compétences climatiques destinés à former les ingénieurs et les délégués marocains qui vont participer aux négociations internationales. Financé par le gouvernement allemand à hauteur de 2 millions de dollars, nous avons la possibilité d’en faire un centre de référence africain.
- Les 28 mesures et projets sont-ils inscrits dans votre plan d’investissement vert de 25 milliards de dollars?
- Il est important de souligner que la stratégie nationale de développement durable n’est pas une propriété du ministère de l’Environnement mais de tous les autres départements. Dans la stratégie, nous avons inclus des projets des ministères. Un exemple, le Plan Maroc vert qui intègre dans le budget de l’Etat la partie reconversion des systèmes d’irrigation pour aller vers le goutte-à-goutte. En tant qu’environnementalistes, nous avons introduit des éléments nouveaux qui étaient en relation soit avec la croissance verte, ou des aspects oubliés au niveau d’une politique ou d’une autre.
- Comment comptez-vous mobiliser les financements?
- Le plan d’investissement vert a été estimé à 25 milliards de dollars. Une partie est en cours de financement par le Fonds vert, notamment le solaire. Les mesures d’adaptation et d’atténuation ont été identifiées suite à l’élaboration de la communication du Maroc dans une gamme beaucoup plus large. Le plan d’investissement vert concerne la période de maintenant à 2020 pour enclencher les projets qui sont en cours de signature avec les ministères. Quant à la contribution du Maroc, elle aura lieu entre 2020 et 2030. Elle sera financée en partie par le Fonds vert. La logique au niveau des investissements mondiaux est que le pays apporte une partie qui va servir de levier pour entraîner la participation du secteur privé.
Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

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