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Analyse

El Haite au Club de L’Economiste
Les prémices d’une révolution verte

Par L'Economiste | Edition N°:4525 Le 14/05/2015 | Partager
Prise de conscience des industriels du potentiel des filières écologiques
Première station de traitement de PCB en Afrique
Un plan d’élimination des déchets agricoles

Elles sont généralement des PME, qui ont fait du développement vert leur créneau. Et «certaines d’entre elles constituent une fierté pour le Maroc», a estimé Hakima El Haite, ministre déléguée en charge de l’Environnement, qui était l’invitée du Club de L’Economiste à Rabat. Pour elle, «contrairement à une idée reçue, les entreprises opérant dans les filières vertes ne peinent pas à décoller. Il s’agit surtout d’un manque de visibilité vis-à-vis de l’opinion publique». La ministre a indiqué que «le Maroc est en avance par rapport à plusieurs pays dans ce domaine». Aujourd’hui, «nous avons une dynamique exceptionnelle, porteuse de valeur ajoutée», a souligné El Haite. Celle-ci affirme que beaucoup d’entreprises demandent des autorisations pour s’impliquer dans ces filières. Et «compte tenu des moyens dont nous disposons, nous sommes réellement débordés au niveau du ministère», a-t-elle fait savoir. La ministre a aussi mis l’accent sur l’implication des bailleurs de fonds internationaux dans cette dynamique. «Nous venons de recevoir un million d’euros de la BAD pour appuyer les petits métiers de croissance verte», a-t-elle indiqué. Ceci est d’autant plus important que les entreprises vertes ont été souvent créées autour de petits groupes, avant de voir leurs activités décoller. La ministre donne l’exemple de la société Kilimanjaro, qui opère dans la collecte et la valorisation des huiles alimentaires usagées. D’autres entreprises se sont aussi lancées dans le tri des déchets, la valorisation du plastique, du papier… Des projets d’envergure ont été également lancés par le privé en partenariat avec le ministère de l’Environnement. C’est le cas notamment de la première station en Afrique de traitement de PCB. Une société privée a investi 160 millions de DH dans cette structure et va commencer à traiter cette substance dangereuse, que l’on retrouve notamment dans les générateurs électriques. Cette dynamique concerne aussi le secteur agricole. D’ailleurs, un plan d’élimination des déchets agricoles a été mis en place. Cela concerne notamment les serres, les grignons et les margines des olives… La ministre a indiqué que ces programmes ont une capacité d’autofinancement. Et «des investisseurs sont disposés à créer des usines pour fabriquer des bûches à partir du grignon, ou pour recycler le plastique des serres».

Ecotaxe

Hakima El Haite a insisté sur la prise de conscience de la part des industriels concernant l’importance de ce virage écologique. «Ils ont une réelle volonté de contribuer, notamment en matière d’écotaxe, dans la mesure où ils ont compris les enjeux», a expliqué la ministre. Cette écotaxe concerne notamment la filière des batteries, qui connaît aussi une véritable dynamique de développement vert. Les batteries usagées sont recyclées dans le circuit informel. Et les 9 kilos de plomb que contient chaque batterie sont acheminés vers l’international et vendus entre 6 et 7 DH le kilo. Ce qui fait perdre au Maroc de grandes sommes, évaluées à 1,6 milliard de DH par an. Aujourd’hui, la mise en place d’une filière de transformation et de valorisation des déchets de batteries a nécessité la mobilisation de 75 millions de DH d’investissement. Mieux, le département d’El Haite a élaboré un décret et des arrêtés, qui sont actuellement au niveau du SGG, imposant aux vendeurs d’exiger l’ancienne batterie des clients avant de leur vendre une nouvelle, ou bien payer 150 DH. Les importateurs seront également obligés de payer 150 DH à la douane pour chaque batterie introduite sur le marché national. Et le ministère devra récupérer 30 DH sur chaque unité.

M. A. M.

 
 

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