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    International

    Après l’offensive sur Gaza en 2014
    Une enquête de l’ONU accuse Israël

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    La responsabilité de Tel Aviv reconnue dans les raids sur les écoles des Nations Unies
    Les Palestiniens espèrent saisir la CPI pour crimes de guerre

    C’EST désormais officiel. L’armée israélienne est responsable de sept attaques meurtrières contre des écoles des Nations Unies pendant l’offensive israélienne sur Gaza à l’été 2014.  
    Ces attaques ont fait au moins 44 morts et 227 blessés entre le 16 juillet et le 26 août dans et autour des écoles visées. Pour chacun des sept incidents répertoriés, les enquêteurs de l’ONU concluent à la responsabilité de l’armée israélienne, étant donné que l’agence des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) communiquait régulièrement à l’état-major israélien la localisation précise des écoles utilisées comme abris. Ce document, dont un résumé a été transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, confirme également que des armes ont été dissimulées par le Hamas dans trois écoles sous la gestion de l’ONU.  Ce qui fait qu’il est possible que des combattants palestiniens aient pu utiliser deux de ces écoles pour lancer des attaques ou des tirs. Mais les enquêteurs notent dans certains cas que des témoins n’ont signalé aucune activité de groupes palestiniens dans l’école ou à proximité qui auraient pu justifier les tirs israéliens.
    Des conclusions, théoriquement, suffisantes pour que des plaintes pour crimes de guerre soient déposé à la Cour pénale internationale (CPI). Sur ce point, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, s’est refusé de tout commentaire. «Il ne nous appartient pas de décider de quelles affaires la CPI doit se saisir.»
    Le gouvernement israélien n’a pas tardé à répliquer. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanual Nahshon, a fait valoir que «tous les incidents attribués par le rapport à Israël ont déjà fait l’objet d’un examen minutieux et que des enquêtes pénales ont été lancées en Israël quand cela se justifiait». Mais dans la pratique, les enquêtes lancées par la justice militaire israélienne restent laconiques et n’ont été lancées que pendant la semaine qui a précédé la publication du rapport. Elles visent trois soldats soupçonnés de pillage.  
    Ces manœuvres rentrent, bien entendu, dans le cadre d’une tentative désespérée de Tel Aviv pour rester loin de la piste d’une saisie auprès de la CPI. La Cour a en effet fait valoir  sa «pleine coopération» avec les enquêteurs onusiens et «son engagement à travailler avec l’ONU pour améliorer la sécurité des locaux des Nations Unies à Gaza, et en particulier pour éviter qu’ils ne soient utilisés par «des terroristes», en référence au Hamas. D’ailleurs, ce dernier n’a pas tardé non plus à sauter sur l’occasion pour accuser Israël d’avoir «commis des crimes de guerre contre les civils palestiniens» et exiger que l’Autorité palestinienne mette à exécution sa menace de traîner l’Etat hébreu devant la Cour pénale internationale.

    Sur le terrain, la tension persiste

    LA tension bat son plein entre Palestiniens et Israéliens. Un jeune Palestinien a été tué hier après avoir été touché lors de heurts avec des soldats israéliens près de Jénine, au nord de la Cisjordanie occupée.  Parallèlement, Israël a lancé des appels d’offres pour la construction de 77 nouveaux logements de colons à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée et occupée par Israël, a annoncé l’organisation israélienne «La Paix maintenant». Les Arabes israéliens, de leur part, ont observé  une grève générale, hier mardi, pour protester contre des destructions récentes de maisons de familles arabes par les autorités israéliennes.

    M. L.

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