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    International

    Les réformes du marché du travail portent leurs fruits

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    L’Espagne, l’Italie et la France… sur la bonne voie
    Chômage structurel élevé et faible productivité, les défis

    Pour que la dynamique persiste, le chômage structurel doit baisser. Pour y arriver, plusieurs pays ont adopté des mesures pour réformer leur marché du travail. Le défi sera de les poursuivre

    Les marchés du travail montrent des signes d’amélioration dans la zone euro (le taux de chômage se situait à 11,3% en février 2015, en recul depuis son pic de 12,1% de la mi-2013). Mais pour que la dynamique persiste, le chômage structurel doit baisser. Les réformes du marché du travail commencent à payer en Espagne, en Italie et en France. Néanmoins, de nombreux défis persistent, ces pays restant loin des «meilleurs élèves» de l’OCDE. «Les réformes ont fait leur chemin dans d’autres pays, bien que plus tard et de façon plus timide», indique Maxime Alimi, économiste de la zone euro chez AXA Investment Managers(1).
    Si l’Italie a pu bénéficier de la réforme «Job Act» votée fin 2014, en Espagne les recherches montrent que la réduction des indemnités de départ a déjà influencé positivement la mobilité professionnelle, améliorant ainsi l’efficience de l’ajustement offre/demande sur le marché du travail. L’OCDE avait conclu que plusieurs emplois ont été créés par mois, avec une modération salariale grâce à des changements des règles de négociations (au niveau de l’entreprise et collectives).
    Mais les défis restent colossaux et les dernières statistiques invitent à la prudence. En Espagne, le taux de chômage a légèrement augmenté au premier trimestre à 23,78%. Malgré cette hausse, Madrid continue à voir partir ses étrangers (plus de 300.000 en 2014) et ses jeunes cherchant un avenir meilleur en Europe ou en Amérique latine. Ils font partie des catégories les plus touchées par le chômage, avec plus d’un jeune de 16 à 25 ans sans travail et un taux de 33,65% parmi les étrangers.
    Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées quasiment stables. 295.000 nouvelles demandes d’allocations-chômage ont été recensées pendant la semaine du 18 avril 2015 contre 294.000 la semaine d’avant. Sur un an, les demandes hebdomadaires d’allocations-chômage sont en retrait de 10,6%.
    Le phénomène du chômage touche aussi la population arable (le Maroc n’y échappe malheureusement pas avec un taux de chômage qui frôle désormais les 10%) dont plus de 30% des jeunes le sont en raison des conflits dans leurs pays et du manque d’investissements créateurs d’emplois. Le nombre des chômeurs arabes a bondi de 2 millions depuis 2011, totalisant les 20 millions. Le taux avait atteint 17% en 2014, soit trois fois plus que le taux moyen du chômage dans le monde.

    Pour un Job Act à la française

    En France, le taux de chômage atteint désormais 10%, sans compter près de 1,5 million de personnes inactives. C’est l’un des taux les plus élevés parmi les pays de l’OCDE. Pour arriver à la barre des 7%, de nombreux experts appellent à voter un Job Act en France. Une réduction du nombre des contrats de travail et un assouplissement des règles de licenciement constitueraient des étapes importantes pour l’avenir, contribuant à alléger l’excès de flexibilité pesant sur la jeunesse, selon Maxime Alimi, l’économiste d’Axa IM.

    Fatim-Zahra TOHRY
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    (1) Une note économique sur «l’Etat des lieux des réformes du marché du travail»

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